Heitor Villa-LobosParfois orthographié « Hector ». est un compositeur brésilien né à Rio de Janeiro le et mort dans la même ville le .
Biographie vignette|Plaque aux n°11-13 place Saint-Michel ( arrondissement de Paris), où il vit de 1923 à 1930. Il commence la musique avec son père, écrivain et violoncelliste amateur. À la mort de son père lorsqu'il a 12 ans (1899), il trouve accueil auprès de son grand-père, bibliothécaire, écrivain et mélomane d'une vaste culture. Villa-Lobos apprend le piano, le violoncelle, la clarinette et la guitare – son instrument de prédilection. Le jeune musicien, plutôt autodidacte, découvre sa passion auprès des musiciens de rue. À l'âge de , en 1903, il décide de s'enfuir de chez lui et va parcourir le Brésil, plus particulièrement les régions du Nord-Est, recueillant au cours de son errance d'authentiques chants traditionnels. Il gagne alors sa vie en jouant dans les cafés et les restaurants. Il effectue d'autres voyages semblables par la suite, bien qu'il entretienne un voile de mystère autour de ceux-ci ; son propre témoignage concernant des aventures avec des tribus cannibales du Nord-est est sujet à caution.
Par la suite, il étudie à l'École de musique de l'université fédérale de Rio de Janeiro, bien que sa musique ne se soit jamais conformée à aucune norme académique. Comme Villa-Lobos le dit bien des années plus tard : Et aussi :
Après un autre voyage ethno-musicologique au cœur de l'Amazonie en 1912, Villa-Lobos revient à Rio de Janeiro. C'est là, le , qu'il capte l'attention de cette ville en donnant un concert de sa musique nouvelle. Il fait sensation. Arthur Rubinstein est conquis ; il se fait son interprète et lui amène des mécènes. En 1923, il attire suffisamment à lui les faveurs des officiels pour obtenir une bourse pour étudier à Paris. Il y découvre les richesses de l'Europe. Il réside au 13 Place Saint-Michel dans le arrondissement de Paris où une plaque en perpétue le souvenir. À son retour en 1930, Villa-Lobos entame une grande carrière politique et pédagogique et il est nommé directeur de l'éducation musicale de Rio de Janeiro. Tout en continuant la composition, il prend en charge la vie musicale de son pays (organisation de l'enseignement musical dans les écoles et maternelles, préparation des concerts…). Il fonde également le conservatoire national de chant orphéonique (1942) et l' (1946) dont il est le président jusqu'à sa mortet qu'il fait la détentrice de ses droits de compositeur.
En 1944, invité par Leopold StokowskiPierre Vidal, livret du coffret Villa-Lobos par lui-même , EMI CSZ 7 677229 2, ., Villa-Lobos effectue un voyage aux États-Unis (Los Angeles, Boston, New York) pour diriger ses œuvres, obtenant un succès critique et même un certain succès populaire. D'importantes œuvres sont commandées par des orchestres américains et il écrit même une musique de film pour Hollywood, pour le film Vertes Demeures (1959). Les années 1940 sont pour lui une période de triomphe international. Comme compositeur et comme chef d'orchestre, Villa-Lobos est célébré de Los Angeles à New York et Paris. En 1957, pour son soixante-dixième anniversaire, le Brésil institue l'« année Villa-Lobos ».
Il meurt, le à Rio de Janeiro, ville de son cœur, laissant environ de tous styles, avec , à cordes, des opéras, des ballets, des suites, des poèmes symphoniques, des concertos, des œuvres vocales, des pièces pour piano, de la musique religieuse et des musiques de film.
Villa-Lobos, en plus d'être un grand compositeur se distingue aussi par ses qualités de pédagogue. Le système d'apprentissage de la musique conçu par le compositeur, basé sur la riche culture musicale brésilienne, et prenant ses racines dans un patriotisme profond et toujours explicite, a servi de modèle éducatif pour l'apprentissage de la musique au Brésil. Il a en outre composé de la musique chorale pour de grands chœurs d'enfants des écoles, souvent adaptée du folklore. Il a légué au Brésil d'aujourd'hui, même au sein des nouvelles générations élevées avec les écoles de samba ou MTV, un sentiment profond de fierté et d'amour pour lui, mêlé de semblables sentiments pour leur pays.
Œuvres majeures
Villa-Lobos est un compositeur extrêmement prolifique, bien qu'il ait probablement exagéré le nombre d'œuvres qu'il a écrites, de nombreux ouvrages étant des arrangements de pièces précédentes. À la fin de sa vie en particulier, Villa-Lobos a fait beaucoup de réécriture. Son catalogue approche les .
Son style est unique, et combine des influences européennes, notamment celle de Jean-Sébastien Bach, compositeur favori de Villa-Lobos, avec des sources de musique traditionnelle brésilienne.
Les œuvres ci-dessous représentent son héritage musical. À l'exception des ouvrages perdus, elles sont fréquemment jouées dans les récitals et les concerts partout dans le monde et aussi enregistrées sur CD. À l'exception également du Nonetto et des opéras. Même les symphonies sont maintenant disponibles dans un enregistrement intégral.
L'ouvrage le plus populaire de Villa-Lobos est la Bachianas brasileiras , pour voix et , mais également jouée par beaucoup d'autres formations instrumentales. La musique pour guitare seule, comprenant les préludes, les études et le Choro 1 venant en deuxième dans les œuvres les plus populaires. La musique la plus importante est contenue dans les Choros, les Bachianas brasileiras et la série de quatuors à cordes, ainsi que dans de nombreuses pièces pour piano solo très prisées par les pianistes et le public. Des musiciens de jazz jouent sa musiqueGato Barbieri, Bachianas brasileiras, dans The Third World, enregistré en novembre 1969..
Œuvres pour orchestre Bachianas brasileiras pour (1932) pour orchestre symphonique (1930) pour piano et orchestre (1934) pour piano (1930–1940) ; orchestrée en 1942 pour voix et (1938) pour flûte et basson (1938) pour orchestre (1942) pour orchestre (1944) pour orchestre à cordes (1944)
Chôros Introduction aux Choros pour guitare et orchestre (1929) pour guitare (1920) pour flûte et clarinette (1921 ou 1924) pour chœur d'hommes et instruments à vent (1925) pour et trombone (1926) pour piano « Alma Brasileira » (1926) pour orchestre (1926) pour vents, violon et violoncelle (1924) pour grand orchestre et (1925) pour orchestre (1929) pour chœur et orchestre « Rasga o Coração » (1925) pour piano et orchestre (1928) - dédié à Arthur Rubinstein pour orchestre (1929) pour et band (1929) — perdu pour orchestre, band et choeur (1928) — perdu Choros bis pour violon et violoncelle (1928)
Concertos Suite pour piano et orchestre (1913) Concerto pour violoncelle (1915) Momoprécoce, fantaisie pour piano et orchestre (1921) Fantasia de Movimentos Mistos pour violon et orchestre (1921) Ciranda das Sete Notas pour basson et orchestre à cordes (1933) Concerto pour piano (1945) Concerto pour piano (1948) Concerto pour piano (1952-57) Concerto pour piano (1952) Concerto pour piano (1954) Fantaisie pour saxophone soprano, trois cors et cordes (1948) Concerto pour guitare (1951) Concerto pour harpe (1953) Concerto pour violoncelle (1953) Fantaisie pour violoncelle et orchestre Concerto pour harmonica Concerto grosso pour quatuor à vent et ensemble à vent (1959) Les Chôro et Bachiana sont aussi des pièces concertantes pour piano et orchestre
Symphonies « O Imprevisto » [L'Imprévu] (1916) « Ascenção » [L’Ascension] (1917) « A Guerra » [La Guerre] (1919) « A Vitória » [La Victoire] (1919) « A Paz » [La Paix] (1920) — perdue « Sobre a linha das montanhas do Brasil » [Les Montagnes du Brésil] (1944) (1945) (1950) (1951) « Summe pater patrium: Sinfonia ameríndia com coros » [Plus grand père de la patrie : symphonie amérindienne avec chœurs] (1953) (1955) (1957)
Ballets Amazonas, ballet et poème symphonique (1917) Uirapuru, ballet (1917) Dança Frenética (1918) Dança dos Mosquitos (1922) Caixinha de Boas Festas, poème symphonique et ballet (1932) Dança da terra, ballet (1939) Mandu-Cárárá, Profane Cantata, ballet d'enfants pour chœur mixte, chœur d'enfants et orchestre (1940) Rudá, poème symphonique et ballet (1951) Gênesis, poème symphonique et ballet (1954) Emperor Jones, ballet (1956)
Musique de film O Descobrimento do Brasil (1938) Argila (1940) Green Mansions (1959) — adapté en version de concert : Forêt de l'Amazone
Autres œuvres orchestrales Tédio de Alvorada, poème symphonique (1916) Naufrágio de Kleônicos, poème symphonique (1916) Danças Africanas (1916) Sinfonietta (1916) Iara (1917) Francette et Piá (1928, orch. 1958) Rudepoema (1926, orch. 1932) O Papagaio do moleque [Le cerf-volant du gamin], passage symphonique (1932) Evolução dos Aeroplanos (1932) Suite « Saudade da Juventude » (1940) Madona, poème symphonique (1945) Sinfonietta (1947) Erosão [Érosion], poème symphonique (1950) L'Homme Tel, ouverture (1952) Alvorada na Floresta Tropical, ouverture (1953) Odisséia de uma raça, poème symphonique (1953) Fantasia em Três Movimentos (dans le corpus des Choros) (1958) Suite pour orchestre de chambre (1959) Suite pour orchestre de chambre (1959)
Musique instrumentale Musique de chambre Sonate-fantaisie pour violon et piano « Désespérance » (1913) Sonate-fantaisie pour violon et piano (1914) Sonate pour violon et piano (1920) Trio pour piano et cordes (1911) Trio pour piano et cordes n (1915) Trio pour piano et cordes (1918) Sextuor mystique pour flûte, hautbois, saxophone, harpe, célesta et guitare (1917) Quarteto Simbolico pour flûte, saxophone alto, harpe, célesta et voix de femmes (1921) Trio pour hautbois, clarinette et basson (1921) Nonette « Impressão rápida de todo o Brasil » [Une impression rapide de tout le Brésil] (1923) Quinteto em forma de chôros pour flûte, hautbois, clarinette, cor anglais ou cor et basson (1928) Quatuor pour flûte, hautbois, clarinette et basson (1928) Assobio a Jato [Le sifflet], pour flûte et violoncelle (1930) Distribuição de Flores pour flûte et guitare (1937) Trio pour violon, alto et violoncelle (1945) Divagação pour violoncelle, piano et percussion basse (ad lib.) (1946) Duo pour violon et alto (1946) Fantaisie concertante pour piano, clarinette et basson (1953) Duo pour hautbois et basson (1957) Quinteto instrumental pour flûte, violon, alto, violoncelle et harpe (1957) Fantaisie concertante pour 16 ou (1958) Choros , , , et Bachianas et pour instruments divers en musique de chambre
Quatuors à cordes (1915) (1915) (1917) (1917) (1931) (1938) (1942) (1944) (1945) (1946) (1948) (1950) (1951) (1953) (1954) (1955) (1957) Il ne reste que des ébauches du quatuor . Œuvres pour guitare solo Choro (1920) Suite populaire brésilienne (1928) Douze études pour guitare (1929) Cinq préludes (1940)
Œuvres pour piano solo Ibericarabe (1914) Ondulando (1914) Danças Características Africanas (1915) Suite floral (1918) Histórias da carochinha (1919) A Lenda do Caboclo (1920) Carnaval das crianças (1920) Prole do Bebê, première série (1920) Prole do Bebê, deuxième série (1921) Prole do Bebê, troisième série (1926) - PERDU A Fiandeira (1921) Rudepoêma (1921–1926) Sul America(1925) Cirandinhas (1925) Cirandas (1926) Saudades das Selvas Brasileiras (1927) Bachiana Brasileira (1930–1940) Francette et Pià (1932) Valsa da dor (1932) Guia Prático (1932–1949) Ciclo brasileiro (1936–1937) Plantio do caboclo [La Plantation du paysan] Impressões seresteiras [Les Impressions d'un musicien de sérénade] Festa no sertão [La Fête dans le désert] Dança do Indio Branco [La Danse de l'Indien blanc] As Três Marias (1939) New York Sky-Line Melody (1939) Poema Singelo (1942) Homenagem a Chopin (1949)
Musique vocale Mélodies Les Mères (Victor Hugo), opus 45 (1914) L'Oiseau blessé d'une flèche (La Fontaine), opus 10 (1913) Fleur fanée (Gallay), opus 10 (1913)
Opéras Izaht (1914) Magdalena, comédie musicale (ou « opéra folklorique », 1948) Yerma (1955)