Le camp de Deir ez-Zor est le plus grand camp de concentration en lien avec le génocide arménien. Situé en plein désert de Syrie, à proximité de la ville éponyme, des milliers de réfugiés arméniens y furent déportés, au terme de marches de la mort. Jesse B. Jackson, vice-consul des États-Unis à Alep, estime que les victimes arméniennes envoyées jusqu'à Deir ez-Zor et au sud de Damas comptaient personnes, toutes pratiquement démunies Anna Bramwell, Refugees in the Age of Total War, Routledge, 1988, p. 45. Ce camp ne formait pas une infrastructure unique comme à Auschwitz mais un lieu d'extermination autour de la ville.
Histoire
Le gouvernement de l'Empire ottoman persécute les Arméniens et force les populations à marcher jusqu'à la ville syrienne de Deir ez-Zor et le désert qui l'environne, sans proposer les installations et les provisions indispensables pour la survie de centaines de milliers de déportés arméniens pendant et après leurs marches forcées jusqu'à destination (cited by ).
Les Arméniens qui ont survécu au génocide en 1915-1916 sont acheminés dans deux directions : soit vers Damas, soit le long de l'Euphrate jusqu'à Deir ez-Zor. Aux premiers stades du massacre, Arméniens sont installés dans des camps autour de la ville de Deir ez-Zor. Ces réfugiés se trouvent sous la protection du gouverneur arabe Ali Suad Bey, puis les autorités ottomanes le remplacent par Salih Zeki Bey, connu pour ses actes cruels et barbares Christopher J. Walker, Armenia: The Survival of a Nation, second edition, 1990, p. 223, 229. En arrivant à Deir ez-Zor, les réfugiés cuisent de l'herbe et mangent des oiseaux mortsA History of the Holocaust, by Saul S. Friedman, 2004, p. 330. À proximité d'un lieu appelé Deir ez-Zor se trouvait une grotte où étaient parqués les réfugiés au terme des marches de la mort en attendant qu'ils périssent de faim ; néanmoins, aucun « camp » n'a jamais été prévu pour les ArméniensThe First Moderns: Profiles in the Origins of Twentieth-century Thought, by William R. Everdell, University of Chicago Press, 1997, p. 124-125.
D'après Minority Rights Group, Merchants in Exile: The Armenians in Manchester, England, 1835-1935, by Joan George, , 2002, p. 164.
D'après Christopher J. Walker, . Les survivants des marches étaient envoyés entre Jarablous et Deir ez-Zor, Armenia: The Survival of a Nation, by Christopher J. Walker, second edition, 1990, p. 210, 205.
Mémorial
La ville de Markada, à 88 km de Deir ez-Zor, comporte une chapelle arménienne consacrée aux victimes du génocideSyria & Lebanon Handbook: The Travel Guide, by Ivan Mannheim, Footprint Travel Guides, 2001, p. 391.
Peter Balakian, dans The New York Times, déclare que Bones, by Peter Balakian, The New York Times, December 5, 2008.
Références
Annexes Articles connexes Marches de la mort Camps de Ras al-Aïn Génocide des Arméniens à Trébizonde Arméniens en Syrie
Bibliographie
Documentaire
Liens externes
Catégorie:Deir ez-Zor Catégorie:Centre d'extermination du génocide arménien