La française, surnommée « Armée de Fontainebleau », est une unité de l'armée de terre française qui a combattu durant la Première et la Seconde Guerre mondiale.

C'est l'une des cinq armées créées et mises sur le pied de guerre par le Grand quartier général lors du déclenchement du plan en réponse à l’attaque allemande d'.

Création et différentes dénominations 1914 : création de la le , en application du Plan .

Commandement Chefs de la - : général de Langle de Cary - : général Gouraud 19 - : général Fayolle - : général Roques - : général Anthoine - : général Gouraud . - : général Réquin.

Chefs d'état-major - : général Maistre - : colonel Nudant - : colonel Paquette - : colonel Degoutte - : colonel Vidalon - : lieutenant-colonel Broussaud - : colonel Spire - : lieutenant-colonel Prételat

Première Guerre mondiale Composition à la mobilisation

À la mobilisation, en , la de l'armée de terre française, est commandée par le général de Langle de Cary. Elle est formée des et CA, du corps d'armée colonial et d'une division de cavalerie. Chef d'état-major : général Paul Maistre (remplacé le par le colonel Alphonse Nudant, puis le par le colonel Gabriel Alexandre Paquette) ; sous-chef : lieutenant-colonel Dessens ; chef du : commandant de La Fontaine ; chef des services de l'aviation : commandant Barès ; chef des étapes et services : général Sentis.

Le de l'état-major venant de Paris arrive à Saint-Dizier le à 8h15 ; le le 6 à 21h venant de Fontainebleau.. thumb|droite|258px|Hommage à la Armée qui a libéré Sommepy-Tahure.

d'armée (Limoges) d'infanterie (Haute-Vienne, Charente, Creuse)

d'infanterie (Dordogne, Corrèze) Régiments d'Infanterie (rattachés au CA) : d'infanterie (Tulle) d'infanterie (Brive) Cavalerie (rattachée au CA) : de chasseurs (4 escadrons) (Limoges) Artillerie (rattachée au CA) : d'artillerie de campagne (4 groupes) (Angoulême) d'artillerie de campagne (3 groupes de 75) (Angoulême) Génie (rattaché au CA) : du génie (compagnies 12/3,12/4,12/16,12/21) (Angers) Autres (rattaché au CA) : du train des équipages militaires 12e section de secrétaires d'état-major et du recrutement 12e section d'infirmiers militaires 12e section de commis et ouvriers militaires d'administration

d'armée (Toulouse) d'infanterie d'infanterie Régiments d'Infanterie (rattachés au CA) : d'infanterie d'infanterie Cavalerie (rattachée au CA) : de chasseurs (4 escadrons) Artillerie (rattachée au CA) : d'artillerie de campagne (4 groupes) Génie (rattaché au CA) : du génie (compagnies 17/3,17/4,17/16,17/21) Autres (rattaché au CA) : du train des équipages militaires 17e section de secrétaires d'état-major et du recrutement 17e section d'infirmiers militaires 17e section de commis et ouvriers militaires d'administration

Corps d'armée colonial Le Corps d'armée colonial (CAC, formé à Paris) est commandé par le général Jules Lefèvre (remplacé le par le général Henri Gouraud). Chef d'état-major : colonel Puypéroux ; sous-chef : lieutenant-colonel Piquemal ; commandant de l'artillerie : général Gautheron ; commandant du génie : colonel Dehoey.

de cavalerie La de cavalerie (de Tours) est issue des , et régions ; elle est commandée par le général Jean de l'Espée. de cuirassiers (Tours), colonel de Mitry de cuirassiers (Tours) de cuirassiers (Tours) de dragons (Nantes), général de Sailly de dragons (Luçon) de dragons (Nantes) de dragons (Rennes), général Gombaud de Séréville de dragons (Rennes) de dragons (Angers)

Éléments d'armée Artillerie d'artillerie légère 1 groupe de 155 CTR

Génie Compagnie de pontonniers 24/1 du du génie Compagnie de sapeurs télégraphistes 4 Détachement Radio F

Escadrilles aéronautiques Voisin : V 14, V 21

Changements au cours de la guerre Avec l'arrivée dans le conflit des américains, des troupes servirent sous commandement français et pour la Armée : d'infanterie, d'infanterie, d'infanterie, d'infanterie.

Historique 1914 2 - : concentration dans les régions sud et ouest de l'Argonne. À partir du , couverture par le d'armée et la de cavalerie de Mangiennes () à Mouzon (). 14 - : mouvement vers le nord-est jusqu'à la ligne : Jametz (), Montmédy, Revin (). Le , offensive en direction générale de Neufchâteau. 22 - : bataille des Ardennes : progression jusqu'à la ligne Robelmont (), Tintigny, Jamoigne, Chiny, Bertrix, Houdremont, Revin (). Violents combats, puis repli sur la rive droite de la Chiers. 24 - : repli sur la Meuse de Sassey-sur-Meuse () à Mézières. 27 - : bataille de la Meuse contre-attaque sur le front Beaumont, Signy-l'Abbaye en vue d'interdire aux troupes allemandes le passage de la Meuse. - : replis successifs : sur la ligne Buzancy Attigny le ; sur l'Arnes le ; sur la Marne et jusque sur le front : Sermaize-les-Bains (), Pargny-sur-Saulx, Écriennes, Courdemanges, Le Meix-Tiercelin (Détachement d'armée Foch constitué le entre la et la ; devient le ). 6 - : engagée dans la bataille de la Marne, (bataille de Vitry). Résistance à la poussée allemande ; combats violents sur le front précité et particulièrement sur l'aile gauche (région sud de Sompuis) à la soudure avec la . 10 - : poursuite des troupes allemandes en retraite, jusqu'à la ligne Varennes-en-Argonne (), Ville-sur-Tourbe, bois sabot (). 15 - : tentatives de rupture du front allemand, puis stabilisation et organisation des positions atteinte. 22 - : perte de Varennes-en-Argonne. 26 - : violentes attaques allemandes en Argonne. Le , limite droite en liaison avec la au Four de Paris. : extension du front, à gauche jusqu'à la ferme des Marquises () à la suite de la suppression de la . octobre - novembre : nombreuses attaques allemandes en Argonne sur le bois de la Grurie, à Bagatelle, à Saint-Hubert et au Four de Paris. : limite droite () portée à l'Aire. - : Première bataille de Champagne, offensives françaises suivies de contre-attaques allemandes dans la région Perthes-lès-Hurlus, ferme Beauséjour, Souain ; prise de Perthes-lès-Hurlus et du fortin de Beauséjour.

1915 : réduction du secteur, à droite, jusqu'à l'Aisne (). : réduction du front, à droite jusqu'à Massiges (). : réduction du front à droite jusqu'au bois Sabot ( introduite sur le front). : engagée dans la bataille de Champagne, prise de la ferme Navarin ; puis organisation et défense des positions conquises.

1916 : par suite du retrait du front de la , limite droite () portée jusqu'à l'Aisne. : attaques allemandes au mont Têtu. : attaque allemande dans la région de la ferme Navarin. : attaque française dans la région de la ferme Navarin. : contre-attaque allemande dans la même région. : attaque française dans la même région. : coup de main allemand au mont Têtu. : par suite du retrait de la , limite droite portée au Four de Paris ().

1917 : limite droite ramenée à Ville-sur-Tourbe, (). - : bataille des monts de Champagne, offensive sur le front Aubérive Prosnes ; prise d'Aubérive, du mont Sans Nom, du mont Blond, du Téton, du Casque, du mont Haut, du mont Cornillet. Organisation et défense des positions conquises. : limite droite portée au Four de Paris (). fin juillet et août : attaques allemandes dans la région des monts.

1918 : limite droite ramenée au bois de Beaurain (). : limite gauche portée jusqu'aux cavaliers de Courcy (retrait de la ). 26 - : par suite du repli de la , quelques éléments de la gauche de la se replient légèrement au sud dans la région nord-ouest de Reims. : limite gauche () ramenée à la région de Prunay (introduction de la ) et le portée au fort de la Pompelle. : limite gauche (), ramenée à Prunay ; limite droite , reportée au ravin de la Houyette. 15 - : quatrième bataille de Champagne, offensive allemande vers la Main de Massiges à Prunay, arrêtée devant la position de résistance française, après abandon volontaire des premières lignes (bataille de Prosnes-Massiges). : limite droite () ramenée au bois de Beaurain. - fin juillet : pendant la seconde bataille de la Marne, contre-attaques françaises et progression au nord de Souain, de Prosnes et de Beaumont-sur-Vesle. À partir de fin juillet, organisation des positions reconquises. : limite droite () reportée au nord-est de Vienne-le-Château. : l'armée américaine remplace la française à la droite de la . - : engagée dans l'offensive Meuse-Argonne, d'abord bataille de Somme-Py ( - ) puis dans l'exploitation de cette bataille. Progression jusqu'à l'Aisne, puis organisation sur le front Termes (armée américaine), Vouziers, région de Rethel (). vignette|Défilé de la armée française Place de la République Strasbourg le , le général Gouraud devant la tribune. 16 - : offensive française, violents combats dans la région Olizy, Vouziers ; le , franchissement de l'Aisne vers Vouziers, création d'une tête de pont au nord de l'Aisne. : forte attaque allemande vers Terron-sur-Aisne. - : bataille du Chesne et de Buzancy, offensive en liaison avec l'armée américaine vers Châtillon-sur-Bar et Le Chesne : franchissement du canal des Ardennes, puis organisation de positions sur la ligne : Le Chesne (armée américaine), Semuy, Rilly-aux-Oies. 6 - : poussée vers la Meuse, progression par Tourteron et Omont vers la Meuse. Front atteint lors de l'armistice : Noyers-Pont-Maugis (armée américaine), Sedan, cours de la Meuse, Mézières (liaison avec la ).

Seconde Guerre mondiale Elle est d'abord rattachée au groupe d'armées n° 2 (est) puis rejoint en rejoint le groupe d’armées n° 4..

Composition corps d'armée. division d'infanterie de mitrailleurs. division d'infanterie 11e groupe de reconnaissance de corps d'armée régiment d'artillerie lourde hippomobile secteur fortifié de Faulquemont corps d'armée division d'infanterie d'afrique division d'infanterie secteur fortifié de la Sarre bataillon de mitrailleurs motorisé Groupe de bataillons de chars de combat 504 bataillon de chars de combat bataillon de chars de combat groupe de bataillons de chars de combat 502 bataillon de chars de combat bataillon de chars de combat division d'infanterie division d'infanterie polonaise division d'infanterie : retirée début 1940

Après-guerre

Notes et références

Voir aussi Sources et bibliographie

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Lien externe Site consacré à l'armée française durant la période du 10 mai au 25 juin 1940

Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1914 Armee, 004 Catégorie:Unité dissoute de l'Armée de terre française