Gallica est la bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France et de ses partenaires. En libre accès depuis 1997, elle regroupe plusieurs millions de documents (des livres au format EPUB, des journaux, des revues, des images, des enregistrements sonores, des cartes, des manuscrits et des vidéos).

Gallica s'enrichit chaque semaine de centaines de documents et franchit ainsi le cap du millionième document en 2010, des six millions en 2020., des huit millions en ., des neuf millions en , des dix millions en . et des onze millions en .

Caractéristiques Collections En , Gallica proposait à la consultation en ligne plus de ., dont , de presse et revues, , , , , sonores, et . Un certain nombre d'ouvrages a fait l'objet d'une reconnaissance optique de caractères et le texte peut être recherché sur Gallica.

L'ensemble des collections stockées sur Gallica et Gallica intra-muros représentait un volume de au La BNF et le numérique patrimonial et culturel, La lettre du COEPIA, , février 2015., ce qui équivaut à plus de de documents.

Notice À chaque document est associé un identifiant numérique destiné à sa conservation à long terme, nommé Archival Resource Key (ARK).

Tous les documents disposent également d'une notice propre, qui peut contenir : le titre de l'œuvre ; l'éditeur ; la date d'édition : exemple : (1789-1792) ; la date de mise en ligne ; le sujet : des mots et expressions clés servant à faire des recherches ; la langue ; le type : exemple : image fixe, estampe ; le format de l'original : exemple 1 est. : eau-forte, burin ; (élt d'impr.) ; le format de la version numérisée : exemple : image/jpeg ; les droits d'utilisation (exemple : domaine public) ; l'identifiant : exemple : ark:/12148/btv1b6948042s ; la source : exemple : Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, RESERVE QB-370 (25)-FT 4 [De Vinck, 4219 ; les liens avec d'autres œuvres, lien vers la version numérique. ; la provenance : en général bnf.fr ; la description.

Histoire vignette|D'Alembert, Traité de dynamique (1758), numérisé par Gallica.

Débuts à l'EPBF Les premières numérisations datent de 1992, à la suite d'un projet de constitution d'une « collection d'images fixes numérisées » initié en 1990, du temps de l'Établissement Public de la Bibliothèque de France (EPBF)Les images fixes numérisées à la Bibliothèque nationale de France, Bulletin des bibliothèques de France.. L'objectif est fixé à l'époque à fixes, avec l'idée de constituer des collections multimédias (incluant du son, des imprimés, des images fixes et animées). La Bibliothèque Nationale est alors démarchée pour participer au fonds, au même titre que des institutions privées ou encore des agences de photo.

À la suite de la fusion (décidée par François Mitterrand) en 1994 de la Bibliothèque Nationale et de l'EPBF, la nouvelle Bibliothèque nationale de France (BnF) accordera une plus large place aux collections issues de ses fonds propres dans le processus de numérisation ; ils représenteront rapidement la moitié du fonds numérique. Le service spécifique chargé jusqu'à la fusion d'acheter les ouvrages à numériser doit désormais travailler avec les départements thématiques de la BnF pour choisir dans leurs fonds et le Département de l’audiovisuel qui avait procédé principalement par acquisitions dans des collections extérieures est chargé de sélectionner des images fixes dans le fonds des départements spécialisés.

Lancement de Gallica Le service web de Gallica est ouvert le .. Le projet a comme ambition de devenir la « bibliothèque virtuelle de l'honnête homme ». Elle propose alors un accès aux œuvres ainsi que des dossiers documentaires, notamment des textes et des images du francophone. Le serveur stocke à ce moment numérisés en mode image, ainsi que numérisés en mode texte (issus de la base Frantext de l'Institut national de la langue française)L'ebook a 40 ans > 1997 > Gallica, bibliothèque numérique, Actualité.. Les livres sont classés par discipline, et accompagnés d'une chronologie du , ainsi que de synthèses sur les grands courants en histoire, sciences politiques, droit, économie, littérature, philosophie, sciences et histoire des sciences. Enfin, un échantillon de la future iconothèque est disponible, avec un fonds du photographe Eugène Atget, une sélection de documents sur Pierre Loti, une collection d’images de l’École nationale des ponts et chaussées (sur les grands travaux de la révolution industrielle), et un choix de livres illustrés de la bibliothèque du Musée de l’Homme. À son lancement, Gallica est moins considéré comme une bibliothèque numérique que comme un « laboratoire dont l’objet est d’évaluer les conditions d’accès et de consultation à distance des documents numériques ».

Rapidement, le projet prend pourtant une ampleur très différente : au début de l'année 1998, Gallica annonce un objectif de et numérisées pour la fin 1999 (dont plus du tiers concernent le ). La moitié des doit provenir des départements spécialisés de la BnF, l'autre de collections d’établissements publics (musées et bibliothèques, Documentation française, École nationale des ponts et chaussées, Institut Pasteur, Observatoire de Paris par exemple) ou privés (agences de presse dont Magnum, l’Agence France-Presse, Sygma, Rapho). Mais dès la fin de l'année, la BnF revoit ses espérances à la baisse : selon Le Figaro, elle passe « d’une espérance universaliste, encyclopédique, à la nécessité de choix éditoriaux pointus », tandis que son président, Pierre-Jean Angremy, rapporte la décision du comité éditorial de Gallica en déclarant :

Une deuxième version est mise en ligne en 2000. Les livres et périodiques sont choisis titre par titre, tandis que les autres médias font l'objet de numérisation par grands ensembles. Le mode image est alors dominant, le mode texte restant limité à des textes saisis pour certains, notamment dans le cadre d'Analyse et traitement informatique de la langue française.

S’y ajoute par la suite un grand programme de numérisations de la presse quotidienne nationale française ainsi que de publications des sociétés savantes.

En 2005, en réponse à l'initiative de Google Livres, Jean-Noël Jeanneney publie Quand Google défie l'Europe., où il plaide pour une réaction européenne et notamment française. À la suite de cet appel, la Bibliothèque nationale de France s'engage dans la « numérisation de masse » avec une augmentation de la quantité des documents mis à disposition et le basculement progressif vers le mode texte par reconnaissance optique de caractères.

En est passé un nouveau marché avec Safig qui prévoit la numérisation de par an sur trois ansBibliothèque Nat. de France : 3 ans pour numériser 300.000 livres - Numerama., en mode image et en mode texte. Le choix individuel des livres est abandonné au profit d'un système de « tranches de cotes ».

Gallica2, troisième version de Gallica, a été engagée en , l'ancienne version restant alors provisoirement disponible. S'appuyant sur le robot d'indexation Lucene, elle se veut la synthèse de Gallica et du prototype Europeana. Gallica2 cherche à développer la personnalisation de l'interface.

Toujours pour répondre à Google, est lancé un projet d'intégration dans Gallica d'œuvres sous droits, en partenariat entre la Bibliothèque nationale de France, la Direction du livre et de la lecture, le Centre national du livre et le Syndicat national de l'édition. Le moteur de recherche donne accès à la fois aux documents libres et aux documents sous droits, les diffuseurs restant libres de décider des conditions de consultation du texte intégral. Gallica donne également accès à des bibliothèques virtuelles partenaires via le protocole OAI-PMH.

En , l'interface qui avait été provisoirement maintenue est retirée de la consultation, conduisant à la réunification de Gallica et de Gallica2 et les collections spécialisées commencent à être numérisées. La même année voit le lancement du blog de Gallica. L'interface change à nouveau le « Une nouvelle interface pour Gallica » sur le blog de Gallica..

Par ailleurs, le rapport de la mission Tessier, remis le , prévoit des évolutions de Gallica, qui pourrait la détacher de la BnF et la transformer en une interface de consultation de divers documents numérisésRemise du rapport sur la numérisation du patrimoine écrit, sur le site du ministère de la Culture..

Le , L'Avenir est le document numérisé.

Le , est mis en place à la Bibliothèque nationale de France un service Gallica intra muros donnant accès aux documents sous droits d'auteur, uniquement depuis la bibliothèque de recherche.

Accords de numérisation public/privé Le , le ministère de la Culture, le Commissariat aux investissements d’avenir et la BnF annoncent conjointement la signature de deux accords de numérisation et de diffusion pour les livres anciens et les fonds musicaux de la BnFInvestissements d'Avenir : Deux partenariats d'envergure conclus pour la numérisation et la diffusion des collections de la Bibliothèque nationale de France (BnF) - Ministère de la Culture et de la Communication. dans le cadre du Programme d'investissements d'avenir, via la filiale BnF-Partenariats créée en 2012 : un accord avec la société ProQuest pour numériser anciens français couvrant la période , qui concerne tous les incunables imprimés avant 1500 et un exemplaire par édition pour les imprimés des . Au fil du temps, une sélection de choisis par la BnF sera en libre accès immédiat sur Gallica ; les autres titres ne seront disponibles sur la plateforme que dix ans plus tard ; un accord avec Believe et Memnon Archiving Services pour numériser et .

vignette|Deuxième logo de Gallica (2009-2016). L'accord de numérisation porte sur des œuvres du domaine public uniquement, et prévoit une exclusivité de commercialisation des œuvres pour les entreprises partenaires. Or les principaux acheteurs des licences d’accès à ces contenus seront des organismes publics de recherche ou des bibliothèques universitaires, acteurs qui seront obligés de payer pour des contenus numérisés qui font partie du patrimoine culturel commun. Plusieurs organisations dénoncent cet aspect de l'accord, notamment le collectif Savoirscom1, l’association COMMUNIA, l’Open Knowledge Foundation France, les Creative Commons France, la Quadrature du Net, Framasoft, le Parti Pirate, Wikimédia France, l'Association des bibliothécaires de France ou encore le Front de GaucheNon à la privatisation du domaine public par la Bibliothèque nationale de France ! - Savoirscom1..

Programme de numérisations de la presse quotidienne nationale La BNF conserve des titres de presse de toutes époques, depuis La Gazette de Théophraste Renaudot, jusqu’aux journaux gratuits publiés en France à partir du "La numérisation de la presse rétrospective à la BnF", article de Benjamin Prémel, dans la revue Le Temps des médias en 2007 , avec des opérations successives de microfilmage de 120 000 bobines à la date de 2007 mais des contraintes liées aux différents formats, à l'acidité du papier, ou encore aux altérations des copies microfilmées ont causé des complications et même une sous-exploitation de la presse comme outil et objet de recherche par les universitaires et historiens.

Un premier plan de numérisation pluriannuel pour 31 titres, représentant un volume total de près de 3,5 millions de pages, s’est étendu sur la période 2005-2010, afin chaque année de numériser entre 4 et 6 titres en recourant à la reconnaissance optique de caractères (en anglais OCR pour Optical Caracter Recognition).

Le coût total avoisine d’euros, assuré via la subvention versée par le ministère de la Culture et de la Communication et incluant le coût du stockage informatique des données et les prestations en sous-traitance.