Brou-sur-Chantereine est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. Géographie Localisation La commune est située à à l'est de Paris, à au sud-ouest de Meaux et à au nord de Melun.
Communes limitrophes
Géologie et relief L'altitude de la commune varie de à pour le point le plus haut, le centre du bourg se situant à environ d'altitude (mairie) Carte IGN classique.. Elle est classée en zone de sismicité 1, correspondant à une sismicité très faible..
Hydrographie vignette|Carte des réseaux hydrographique et routier de la commune de Brou-sur-Chantereine vignette|Ru de Chantereine, rue Pierre Mendès-France. Le système hydrographique de la commune se compose de trois cours d'eau référencés : le ru de Chantereine, long de consulté le 18 août 2017, appelé aussi le « ruisseau de Chelles », affluent de la Marne ; le ru de Venante, long de consulté le 18 août 2017, affluent de la Marne qui parcourt la commune du nord au sud sur sa partie est ; le ru de l'Étang, long de ., venant de l'étang de Villevaudé, se jette dans la Mare aux Sangsues, puis dans le ru de Venante. La longueur linéaire globale des cours d'eau sur la commune est de .
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Torcy à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Milieux naturels et biodiversité L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal de Brou-sur-Chantereine comprend une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.., les « Bois de Brou, bois de Vaires et prairies associées » (), couvrant du département. , et un ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes., la « vallée de la Marne de Gournay-sur-Marne à Vaires-sur-Marne » (), couvrant dont 8 en Seine-et-Marne et 1 dans la Seine-Saint-Denis..
Urbanisme Typologie Au , Brou-sur-Chantereine est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ParisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...
Occupation des sols vignette|Carte des infrastructures et de l’occupation des sols en 2018 de la commune de Brou-sur-Chantereine En 2018 Site Corine Land Cover Mises à jour., le territoire de la commune se répartit en 67 % de forêts, 19,5 % de zones urbanisées, 11,8 % de terres arables et 1,8 % de zones industrielles commercialisées et réseaux de communicationFiche communale d'occupation des sols en 2017 (comparaison avec 2012) sur le site cartoviz.iau-idf.fr.
Lieux-dits et écarts La commune compte lieux-dits administratifsContrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations , un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois... répertoriés consultables ici. (source : le fichier Fantoir).
Logement En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de dont 31,4 % de maisons et 68,2 % d’appartements.
Parmi ces logements, 87 % étaient des résidences principales, 7,7 % des résidences secondaires et 5,3 % des logements vacants.
La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s’élevait à 50,5 % contre 46,8 % de locataires Statistiques officielles de l'Insee, consulté en avril 2020En raison des arrondis, la somme des pourcentages n’est pas toujours égale à 100 %., dont 26,8 % de logements HLM loués vides (logements sociaux)Voir la Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (loi SRU). et, 2,7 % logés gratuitement.
Voies de communication et transports Brou-sur-Chantereine est desservie par plusieurs lignes de bus, qui relient notamment la ville aux gares de Chelles, de Vaires et à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.
La desserte par bus est assurée par plusieurs réseaux : Apolo 7, Marne-la-Vallée et RATP.
Toponymie Forme ancienne : Brou en 1200, 1793, puis Brou-sur-Chantereine en 1911, sur Gallica..
La commune était autrefois formée de trois hameaux : Villeneuve-aux-ÂnesOn trouve également le nom de Villeneuve-aux-Aulnes., La Forêt et Brou, ce dernier nom ayant été arbitrairement attribué par les géographes à la totalité du village<ref> Dictionnaire universel des géographies physique, historique et politique du monde ancien, du Moyen Âge et des temps modernes, comparées par Masselin J.-G.</</ref>. Ce nom en usage dans les titres de l’an 1200 viendrait du latin Brolium qui signifie Histoire topographique, politique, physique et statistique du département de Seine-et-Marne, Volume 1, par le docteur Félix Pascal.. , *bracu ( plus exactement *brakus, brakōs) a d’abord désigné un « fond de vallée humide » puis un « marais »..
La Chantereine est un cours d'eau, affluent de la Marne, donc sous-affluent de la Seine, né de ruissellements sur les collines de Vaujours. Elle traverse les départements de Seine-Saint-Denis et de Seine-et-Marne dans la région Île-de-France. Pendant longtemps appelée « le ruisseau de Chelles », son nom actuel est le ru de Chantereine. Le nom « Chantereine » semble provenir du chant des rainettes qui y coassaient.
Histoire Le village de Brou est mentionné au , en 1205, pour sa seigneurie de Brou.
Elle accueille une église qui est mentionnée dès 1225 dans l'acte de fondation de la ministrerie des Trinitaires, également appelé couvent des Mathurins. Située à côté du château de Brou, elle est à égale distance des hameaux de Forest et de la Villeneuve-aux-Anes. Elle est visible sur l'atlas Trudaine de 1714. Mais avec la disparition du hameau de Forest et le déclin du hameau de Brou, sa fréquentation chute, et les habitants de la Villeneuve-aux-Ânes préfère assister aux messes dans la chapelle du couvent des Mathurins. C'est pourquoi le seigneur Henri Feydeau décide de faire construire une nouvelle église en 1738.
Le village est constitué de trois hameaux : le hameau de Brou, le plus ancien, situé dans le nord de la commune, où se trouve le château du seigneur de Brou ; le hameau de La Villeneuve-aux-Ânes, au sud de la route menant de Chelles à Lagny, qui possédait une ministrerie fondé au et abrite toujours un monastère de sœurs bénédictines ; le hameau de Forest, au nord du château de Brou. Dans ce hameau se trouvait également le château de Madame de Pomponne, entièrement disparu, à proximité duquel se dressait une chapelle conservée jusqu'au .
Les terres de Brou ont été administrées par plusieurs seigneurs successifs soumis à la suzeraineté du roi jusqu'à la Révolution.. D'abord, la famille Spifame, avec Jean Spifame, seigneur de Pomponne, Brou, Villeneuve et la Forest. Son fils Barthélémi Spifame lui succède durant la guerre de Cent Ans. Il est l'un des plus importants banquiers de France et un fournisseur de la cour royal. Malheureusement, il prend le parti des anglais, et finance une partie de la rançon de Jean de Hastings, gendre du roi Édouard III. En représailles, le roi de France Charles VII saisi la seigneurie de Brou et l'offre à Augustin Ysbarre.
À la mort d'Augustin Ysbarre, sa veuve, Isabeau de Gamaches, entame un procès en 1427 pour obtenir l'usufruit du château de Forest. Les seigneuries de Brou et de Forest sont restituées à Jean III Spifame, fils de Jean II Spifame, le frère du précédent seigneur scélérat, Barthélémi Spifame. Jean III est écuyer, conseiller, secrétaire et notaire du roi de France Louis XI, puis il devient trésorier de l'extraordinaire des guerres. Lors de son décès survenu en 1493, il laisse deux filles, entre lesquelles sont partagées les trois seigneuries.
Villeneuve et Brou reviennent à Antoinette Spifame, qui épouse Charles de la Vernade. Le titre de seigneur de Brou revient à son fils, Pierre de la Vernade. La famille conserve le titre jusqu'au , date à laquelle les seigneuries sont retirées aux héritiers pour être adjugées à Charles le Prévost. Les filles de Charles le Prévost vendent ensuite les seigneuries à Denis Feydeau le pour une somme de 36 000 livres (environ 2 millions d'euros). À compter de ce jour, la famille Feydeau se fait appeler "Feydeau de Brou".
La seigneurie de Forest revient à Marie Spifame, qui épouse Jean de la Vernade. Son petit-fils, Nicolas de la Vernade, vend la seigneurie de Forest à François de Vigny. Puis Étienne de Vigny vend la seigneurie de Forest à Jean-Jacques de Sève en 1618. La famille de Sève vend à son tour en 1689 à Simon Arnault, seigneur de Pomponnes. Il faut encore attendre 1759 et le rachat des terres de Pomponnes par Antoine Feydeau pour que la seigneurie de Forest soit rattachée de nouveau à celles de Brou et Villeneuve. Antoine-Paul-Joseph Feydeau de Brou obtient l'érection en marquisat de l'ensemble des seigneuries qu'il a patiemment réunies.