L'empereur Napoléon III a fait l'objet dès son vivant, puis après sa mort, de très nombreuses représentations artistiques et culturelles.

Sculpture

Buste Plusieurs bustes de l'empereur ont été façonnés durant le Second Empire, notamment par Jean-Baptiste Carpeaux mais aussi par des auteurs inconnus. On compte également les œuvres d'Émilien de Nieuwerkerke, Buste du prince-président (vers 1851, bronze de Susse de 1852, musée national du château de Compiègne, même référence), de Lefevre-Meunier, Le prince-président (marbre exposé au Salon de 1852) ; le musée de Compiègne conserve un des cinquante tirages en bronze, même référence.

Un buste à Bucarest en Roumanie Piața Napoleon III.

On comptera aussi celles d'Albert-Ernest Carrier-Belleuse, Napoléon en Italie, buste en uniforme, bronze édition 1867 signé A.Carrier/Fecit/1859, musée d'archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye et Louis-Denis Caillouette, Napoléon , buste en marbre, 1860.

Statue En 2007 est inaugurée une statue de Napoléon III érigée par Leonardo Benatov au Tribunal de commerce de Paris, dans le cadre de la célébration du bicentenaire du code de commerce de 1807.

Dans le Parco Sempione de Milan se trouve une statue équestre de Napoléon III.

Haut-relief Le fronton du pavillon Denon du palais du Louvre est orné du haut-relief Le Réveil des arts de l'Industrie à l'Avènement de Napoléon III, réalisé par le sculpteur Pierre-Charles Simart.

Iconographie

Caricature Napoléon III a fait l'objet durant sa vie de nombreuses caricatures avant comme après son accession au pouvoir en 1852 . Elle le dépeignent soit comme un président de la république, dont l'ombre de son oncle plane sur lui, soit comme un tyran de pacotille dont les ambitions sont plus grande que lui, que ce soit de la part d'adversaires politiques en exil ou d'étrangers que relayaient la presse écrite.

Peinture D'abord représenté officiellement comme le premier président de la Deuxième République par Gustave Le Gray et Jacques-Émile Lafon, le prince président se fera ensuite peindre comme Empereur des Français par Franz Xaver Winterhalter puis par Hippolyte Flandrin dans son Portrait de Sa Majesté l'Empereur ainsi que par Alexandre Cabanel dans son Portrait de l'Empereur Napoléon III. Jean-Léon Gérôme mettra en exergue le faste entourant la personne de l'empereur avec son Réception des ambassadeurs siamois.

Certaines peintres le figurent à cheval, comme dans le tableau d'Alfred de Dreux, Napoléon à cheval ( prince Murat en 1922), reproduit dans l’article de Léandre Vaillat dans l’exposition « Le décor de la vie sous le Second Empire » au pavillon de Marsan du musée du Louvre (L’Illustration 135 du 10/06/1922 – ). De même l'œuvre d'Emmanuel Frémiet, Portrait équestre de Napoléon , statuette en étain argenté et bronze ( Ferrand à Compiègne constituant « le musée de l’Impératrice », devenu le musée national du château de Compiègne) ; commandée en 1855, refusée par l’Impératrice lors de sa présentation au palais des Tuileries le , la version définitive de l'œuvre fut livrée le ; deux des dix exemplaires commandés par le ministère d'État sont exposés au musée de Versailles ; un petit buste de l'Empereur sur piédouche fut également édité (Ph. Luez, catalogue de l'exposition « Le comte de Nieuwerkerke – Art et Pouvoir sous Napoléon », château de Compiègne, 6/12/2000-8/01/2001, reprod. et 84) ;

D'autres images le mettent en scène dans des épisodes moins glorieux à l'instar de la Défaite de Sedan qui le voit fait prisonnier par les Allemands, certaines étant attribuées au peintre Wilhelm Camphausen.

Littérature

Bande dessinée Il apparait régulièrement dans Les Aventures du Duc de Saint-Piastre (1974) de Georges Grammat.

Il est présent dans les tomes 2 et 3 de Courtisane (1996) de Raymond Maric et Pierre Frisano.

Il apparait dans la série Charlotte impératrice (2018) comme potentiel soutient pour les ambitions de Maximilien et Charlotte.

Pamphlet Victor Hugo, Napoléon le Petit, 1852.

Roman Émile Zola, Son Excellence Eugène Rougon, 1876. Jules Vallès, Le Bachelier, 1881. Anatole France, Le Lys rouge, 1894. Raymond Maric et Pierre Frisano, Courtisane, tomes et . Johan Heliot, La Lune seule le sait, 2000. Jean-Pierre Dufreigne, Napoléon , « Un si charmant jeune homme… » et « Un empereur qui rêvait… », Plon, 2007. Jack Manini, Etienne Willem, La Fille de l'Exposition universelle, 2018.

Filmographie L'empereur Napoléon III n’a pas fait l'objet d'une véritable biographie filmée à l'instar de son oncle. Dans des œuvres où se mêlent faits divers, affaires graveleuses, histoires d'amours, scandales étouffés, guerres et conspirations tout droit sortis de roman-feuilleton, l'empereur est joué par :

Cinéma 1910 : Émile Chautard : La Savelli ; 1922 : Robert Scholz : Lola Montez ; 1924 : Paul Weigel : Mademoiselle Minuit ; Édouard Daurelly : Violettes impériales de Henry Roussel ; 1926 : Nado Rosa : Garibaldi e i suoi tempi ; 1927 : Carl de Vogt : Bismarck, 1862-1898 de Kurt Blachy ; 1928 : Acteur inconnu : Les Hautes-Pyrénées de Henri Vorins ; 1932 : Émile Drain : Violettes impériales de Henry Roussel ; Pierre Stephen : Moi et l’Impératrice ; 1934 : Enzo Biliotti : Villafranca de Giovacchino Forzano ; Lucien Rozenberg : Fanatisme de Gaston Ravel et Tony Lekain ; 1935 : Walter Kingsford : La Vie de Louis Pasteur ; 1936 : Frank Vosper : Spy of Napoleon de Maurice Elvey ; 1937 : Guy Bates Post : Maytime de Robert Z. Leonard ; Sacha Guitry : Les Perles de la couronne ; Guy Bates Post : L'impératrice folle de Miguel Contreras Torres ; 1938 : Max Maxudian : Trois Valses ; Georges Flateau : Katia ; Leon Ames : Suez ; Sacha Guitry : Remontons les Champs-Élysées ; 1939 : Claude Rains : Juarez ; 1940 : Walter Franck : Bismarck de Wolfgang Liebeneiner ; Walter Kingsford : Une dépêche Reuter de William Dieterle ; 1942 : Jean Debucourt : Lettres d'amour ; Enzo Biliotti : La contessa Castiglione de Flavio Calzavara ; 1943 : Jerome Cowan : Le Chant de Bernadette de Franz Werfel ; 1947 : Luigi Erminio D'Olivo : I due orfanelli de Mario Mattoli ; Aleksandr Khokhlov : Amiral Nakhimov ; 1948 : Kenneth Kent : Idol of Paris de Leslie Arliss ; Jean Debucourt : D'homme à hommes ; 1950 : Lucien Nat : La Valse de Paris ; 1951 : Pierre Bertin : Monsieur Fabre ; David Bond dans L'Épée de Monte Cristo de Maurice Geraghty ; 1952 : Louis Arbessier : Violettes impériales ; 1954 : Paul Meurisse : La Castiglione ; 1955 : Jean Debucourt : Nana ; 1959 : Mario Feliciani : Ottocento d’Anton Giulio Majano ; 1967 : Sergio Graziani : Vita di Cavour de Piero Schivazappa ; 1970 : Siegfried Wischnewski : Maximilian von Mexiko de Günter Gräwert ; 1974 : Marcel Cuvelier : Eugène Sue de Jacques Nahum ; Marcel Cuvelier : Un certain Badinguet de Jean-Paul Sassy ; 1976 : Vincenzo De Toma : La Castiglione de Dante Guardamagna ; 1977 : Jean-Pierre Darras : Les Folies d'Offenbach ; 1978 : Philippe Collin : Guerres civiles en France de François Barat, Joël Farges et Vincent Nordon ; 1981 : Philippe Veys : Émile Waldteufel ; 1982 : Oliver Tobias : Arenenberg – Der Prinzenhandel d’Ettore Cella ; 1983 : Armand Mestral : L’Homme de Suez ; 1988 : Michel Duchaussoy : Bernadette ; 1990 : Dominique Pinon : 1871 ; 2000 : Dominique Pinon : La Commune (Paris, 1871) ; 2006 : Frédéric van den Driessche : La Comtesse de Castiglione de Josée Dayan ; 2012 : Christophe Malavoy : Ludwig II. de Marie Noëlle et Peter Sehr ; 2013 : Alonso Chirino dans Cinco De Mayo: The Battle de Rafa Lara ; 2015 : Acteur non crédité : Avril et le monde truqué de Christian Desmares .

Télévision

Téléfilm

1967 : Marcel Cuvelier : L'Affaire Lourdes de Marcel Bluwal ; 2006 : Tom Novembre : Henry Dunant, du rouge sur la croix de Dominique Othenin-Girard ; 2011 : Éric Godon : Pasteur d'Alain Brunard ;

Série

1975 : Julian Sherrier : Edward the King ; Jean-François Poron : Les Mohicans de Paris de Bernard Borderie ; 2009 : Erwin Steinhauer : Sissi : Naissance d'une impératrice de Xaver Schwarzenberger ; 2018 : Stefan Konarske : Victor Hugo, ennemi d'État de Iris Bucher ; 2021 : Dan Castellaneta (VF : Philippe Peythieu) : Les Simpsons Saison 32 épisode 3 : Non, musée, ne fais pas ça. dans Sissi de Sven Bohse.

Philatélie De nombreux timbres-poste à l'effigie de l'Empereur ont été édités. Pour plus de détails sur ce point, voir l'article « Napoléon (timbre) ».

Numismatique Toutes les pièces de monnaie émises en bronze, argent et or de 1852 à 1870 portent l'effigie du prince-président puis de l'Empereur. Jules Peyre, portrait en profil de l'Empereur Napoléon , biscuit de porcelaine de Sèvres, médaillon moulé par Louis-Henri Brochard ( Ferrand puis musée national du château de Compiègne même référence). Maison Christofle, plaque avec les portraits de l'Empereur et de l'Impératrice, cuivre argenté, galvanoplastie ( Ferrand, puis musée national du château de Compiègne – même référence).

Toponymes

À la chute du Second Empire, la Troisième République a fait effacer la plupart des références à l'Empereur : À Paris, dans le arrondissement, l'avenue de l'Empereur est devenue l'avenue Henri-Martin, À Paris, dans le arrondissement, la rue du Dix-Décembre (1848, jour de son élection à la présidence de République) est devenue la rue du Quatre-Septembre (1870, proclamation de la République). Depuis quelques années une réhabilitation se met en place, on trouve ainsi : Une place Napoléon située à Paris, dans le arrondissement, devant la gare du Nord (depuis 1987), et une autre, à Brest, Un boulevard Napoléon à Nice, Un quai Napoléon à Annecy, Des voies Napoléon à Saint-Jean-de-Luz, à Compiègne, à Pierrefonds, à Quimper, etc., Des avenues Napoléon III à Ajaccio et à Lamotte-Beuvron, Un parc Napoléon III à Vichy, Une galerie Napoléon à Vichy. Enfin, une place Napoléon (ancienne place de la Gare) a été inaugurée en 2016 aux Sables-d'Olonne, en commémoration du anniversaire de l'arrivée du chemin de fer dans cette station balnéaire. À l'étranger, d'autres lieux et monuments honorent la mémoire de l'Empereur : La via Napoleone à Rome, en Italie, La calle Napoleon à Tapachula, au Mexique, Une place à Bucarest, en Roumanie,

Musique

Comptines La comptine L'Empereur, sa femme et le petit prince fait référence à Napoléon , à l'Impératrice Eugénie et au prince impérial.

Cantate À Louis Napoléon, en l'honneur à Napoléon après son coup d'État, cantate publié dans le quotidien l'Avenir de la Guadeloupe. Hector Berlioz compose L'Impériale, cantate pour double chœur et orchestre (op.26, H129), interprétée pour la fois avec 1200 chanteurs lors de la cérémonie de clôture de l'Exposition universelle de Paris en 1855. Cette œuvre fait l'éloge de l'Empereur Napoléon et lui est dédiée.

Notes et références

Bibliographie . . . . . .

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