LAncien hôtel de Clapiers-Cabris, est un hôtel particulier du situé au 2 et 4, rue Ossola à Grasse. Il abrite de nos jours le Musée provençal du costume et du bijouMusée Provençal du costume et du bijou Consulter le site internet. Ce bâtiment est différent du nouvel hôtel de Clapiers-CabrisPierre-Jacques de Castel, Si Grasse, EDICA, 1985, page 238.Paul Gonnet et 9 autres auteurs, Histoire de Grasse et sa région, éditions Horwarth, 1984, page 159 : « En 1774, Jean-Paul II de Clapiers, marquis de Cabris qui haïssait sa mère, quitta cet hôtel et fit édifier en contre-bas, dans le jardin de cette demeure le nouvel hôtel de Clapiers-Cabris, ainsi avant la Révolution il y eut à Grasse deux hôtels de Clapiers-Cabris : l'ancien hôtel ou demeurait sa mère et le nouvel hôtel, appartenant à Jean-Paul de Clapiers et à sa femme, Louise de Mirabeau. » dans la même ville.
Histoire C'est la dernière marquise de Cabris qui en parle le mieux : L'hôtel de Cabris faisait corps avec un angle inférieur des remparts ; ses soubassements renflés reposaient eux-mêmes sur le mur d'enceinte ; et du pied de ce mur jusqu'au pied de la montagne, son jardin retombait comme un tapis mis en pavois. Ainsi la ville dominait cette maison [...]; et de l'étage noble, on découvrait toute la campagne jusqu'au littoral, par une vue large et libreLe musée provençal du costume et du bijou. Collection d'une provençale passionnée, Hélène Costa, Manufacture des deux ponts, 2017, page 34. Sources Alexandre Mahue, descendant de la famille de Clapiers-Cabris..
Hôtel
Hôtel de Lombard-Saint-Benoît Bâti dans la première moitié du XVIIe siècle, par Honoré Lombard, seigneur de Saint-Benoît, avocat en la Cour, sur l'emplacement de plusieurs petites maisons en ruine depuis le siège de Grasse, par les ligueurs du baron de Vins en Bulletin de la Société Fragonard à Grasse, Exercice 1925-1926, . Lire en ligne.
Les occupants successif furent :
Annibal de Lombard Saint-Benoît, petit-fils d'honoré, il avait acquis de Pierre Flour, avocat, un jardin au quartier de la Brèche, confrontant à l'Est, la propriété des frères Aynès et, à l'Ouest la terre du couvent de Saint-Dominique. Le cadastre de 1727 nous apprend que, à cette date, le jardin était complanté en jasmins et orangers.
Le fils d'Annibal, César de Lombard, chevalier, seigneur de Saint-Benoît, Gars et Verrayou épousa le , demoiselle Françoise de Villeneuve-La Gaude dont il eut Élisabeth de Lombard-Saint-Benoît.
Hôtel de Clapiers-Cabris Élisabeth de Lombard-Saint-Benoit épousa le Jean-Paul de Clapiers, marquis de Cabris. De ce jours l'hôtel de Lombard-Saint-Benoit devint hôtel de Clapiers-CabrisBulletin de la Société Fragonard à Grasse, Exercice 1925-1926, page 19 à 37. Lire en ligne), ou parfois Hôtel de Grasse-Cabris pour être différencié du nouvel hôtel de Clapiers-CabrisPaul Gonnet et 9 autres auteurs, Histoire de grasse et sa région, éditions Horwarth1984. page 159.
En 1733, le marquis de Cabris voulant étendre son jardin vers l'Est et s'assurer des vues, acquit par achat de Marguerite Aubin, veuve de Jean Laugier, une maison avec un jardin, complanté d'orangers pourvu d'un potager, a Tracastel, confrontant, du levant et du septentrion, le chemin longeant le rempart, dit « Chemin royal » devenu Passage Mirabeau.
Leur fils Jean Paul II épousa fin Louise Riquetti de Mirabeau (1752-1807), sœur du tribun Mirabeausite du Musée d'Art et d'Histoire de Provence.
Tribunal révolutionnaire La folie du dernier marquis de CabrisEn 1777 une crise de démence, très caractérisée, précipita les choses. Jean-Paul, la tête perdue, demandait lui-même à être interné. On y fit droit., la tourmente révolutionnaire et l'émigration des Clapiers-Cabris en Italie aura raison de l'hôtel, celui-ci est mis sous séquestre et devint l'annexe au Tribunal révolutionnaire (des traces de fresques de cette époque sont toujours visibles).
Paul Sénequier note alors que, dans la séance de la Société Populaire du 12 Frimaire an III, qui s'assemble à Grasse : Un citoyen fait son rapport sur ce local propre à recevoir la bibliothèque municipale. La marquise portée sur la liste des émigrés eût été exposée à voir son hôtel vendus au profit de la nation, n'eût été que son époux, interdit, n'avait pu émigrer. Cette proposition n'eut donc pas de suitePaul Sénequier. Grasse. Notes à la suite de l'inventaire des Archives communales. Grasse, Imbert, 1893..
En 1791, la maison et le jardin sont encadastrés à la section 5, , au nom de Clapiers Jean-Paul, bourgeois. Sa fille Pauline, comtesse de Navaille-Labatut soutint en son nom un procès contre sa tante Marie-Charlotte Hiéronyme de clapiers-Collongues, épouse du capitaine de vaisseau Antoine Cresp, seigneur de Saint-Cézaire, qui devait aboutir, le , à la vente par expropriation forcée des immeubles ayant appartenu au marquis de Cabris.
Maison Gilette Gauthier-Ziegler décrit L'enceinte primitive de GrasseGilette Gauthier-Ziegler, Histoire de Grasse au Moyen Âge de 1155 à 1482, Picard, 1935. page 123. qui ne devait guère embrasser que le podium, cœur de la ville. Elle avait été agrandie sensiblement du côté de la rue tracastel ; à la fin du XIVe siècle et fut reportée au Nord, de façons à englober la place aux Aires et le couvent des Augustins; les restes en sont importants et Senequier en a reconstitué le tracé : [... Elle suivait une ligne passant par le jeu de ballon, le côté est de la maison Amic, la maison Carlin, la porte du Cours, la maison Courmes ou soit du Rouret, le passage Mirabeau et le boulevard Fragonnard ...].
Maison Courmes L'hôtel redeviendra donc propriété privée à la fin de l'EmpireLe musée provençal du costume et du bijou. Collection d'une provençale passionnée, Hélène Costa, Manufacture des deux ponts, 2017, page 37. lorsque sur la mise à prix de 12 000 francs, l'immeuble fut exposé en vente à l'audience des criées du Tribunal Civil de Grasse, le et adjugé pour le prix de 20 000 francs aux frères Claude-Marie Courmes aînée et Antoine Joseph Courmes cadet, d'une vieille famille de la bourgeoisie grassoiseHervé de Fontmichel, Le Pays de Grasse, Grasset, 1963, ..
La mutation en fut opérée en 1815, pour 1816 époque du nouveau cadastre qui est encore en usage. La maison y figure à la section E, et fait partie de l'île 85. Les frères Courmes ont partagé la maison en deux parties égales ; À Claude-Marie la partie gauche qui porte le numéro quatre de la rue du Cours. On y accède par les mêmes degrés et on y pénètre par la même porte principale d'entrée signalée au procès-verbal de saisie. Loué à la Banque Luce, puisque Claude-Marie habitait l'hôtel de Marcy, la maison passa à sa fille Magdeleine-Françoise Courmes, épouse du docteur Maure.
L'hôtel particulier devenu maison courmesGilette Gauthier-Ziegler, Histoire de Grasse au Moyen Âge de 1155 à 1482, Picard, 1935, page 123 : « maison courmes ou soit du Rouret » garde l'empreinte de la distribution du XVIIe siècle. Au rez-de-jardin, s'organisaient les cuisines, les offices et les remises. Au rez-de-chaussée, et à l'étage se déployaient les appartements d'apparat, on trouve encore de nos jours au dessus de la cheminée du salon le Monogramme Courmes-Boulay.
Maison du Rouret À Antoine Joseph Courmes cadet, grand père de Marcel Courmes, la partie droite qui porte le numéro deux de la rue du Cours. La fille de Joseph et VirginieVirginie Courmes née Boulay est la soeur de Joseph Pierre Henri Boulay Courmes : Françoise-clémence, épouse du parfumeur Claude Mottet transmit la maison à sa fille Marie-Henriette Mottet-CourmesMarie-Henriette Mottet-Courmes épouse d'Honoré-Ernest de Geoffroy du Rouret Lire en ligne, épouse du Lieutenant de vaisseau Honoré-Ernest de Geoffroy du Rouret.
De ce mariage est né à Grasse le , le marquis Louis-Felix Geoffroy du Rouret membre fondateur de la société Fragonard et propriétaire de la maison Courmes ou soit du Rouret, elle fut par la suite toujours aux Rouret, en la personne de Madame de TricornotPaul Gonnet et 9 autres auteurs, Histoire de grasse et sa région, éditions Horwarth, 1984, page 160..
Musée Musée Provençal du costume et du bijou La fille ainée de Joseph et Virginie Courmes : Léonie (1824-1899) épousa en 1843 son voisin Joseph Luce (1809-1893) riche banquier grassois, maire de Grasse. Leur fils Jean Luce, époux de Marie-Louise de Fauque de Jonquières, fut un collectionneur et photographe distingué dont la figure demeure indissociable de l'hôtel de Villeneuve ou parfois hôtel Luce Alain Sabatier, Jean Luce photographe collectionneur, page 14 Lire en ligne
L'histoire se prolonge aux lorsque ces deux hôtels sont réunis par la famille Costa, parfumeur et mécène culturel grassois. Ainsi, de nos jours, l'hôtel de Villeneuve est devenu le Musée Jean-Honoré FragonardMusée Jean-Honoré Fragonard Consulter le site internet, et l'ancien hôtel de Clapiers-Cabris est devenu le Musée Provençal du costume et du bijou. Au premier étage, une boutique confidentielle de la Parfumerie Fragonard accueille le visiteur.
Galerie
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Le musée provençal du costume et du bijou. Collection d'une provençale passionnée, Hélène Costa, Manufacture des deux ponts, 2017 ; Alain Sabatier, Jean Luce photographe collectionneur, 2009 Pierre-Jacques de Castel, Si Grasse ..., EDICA, 1985 Paul Gonnet et 9 autre auteurs Histoire de Grasse et sa région, Horvath, 1984 ; Bernard Combet-Farnoux et 11 autres auteurs dont Jean-Claude Porteur, Les Pays de Nice et de Grasse dans l'antiquité et au Moyen-Age, CNDP Nice Bertrand, 1979. Aimé Coiffard, La vente de biens nationaux dans le district de Grasse (1790-1815), Paris, 1973 ; Hervé de Fontmichel, Le Pays de Grasse, Grasset, 1963 ; Gilette Gauthier-Ziegler, Histoire de Grasse au Moyen Âge de 1155 à 1482, Picard, 1935. Bulletin de la Société Fragonard à Grasse, Exercice 1925-1926 ; Paul Sénequier, Grasse, notes à la suite de l'inventaire des archives communales'', Imbert, 1892 ;
Articles connexes Liste des monuments historiques de Grasse Histoire de Grasse
Liens externes
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