René-François Soyer, né le à Thouarcé (en Anjou) et mort le à Luçon (Vendée), est un dignitaire français de l'Église catholique, évêque de Luçon à la Restauration, de 1817 à sa mort, après avoir été prêtre réfractaire pendant la Révolution et vicaire général du diocèse de Poitiers pendant l'Empire.
Biographie
Prêtre réfractaire vendéen Né le à Thouarcé, René-François Soyer est le fils de Jean-François Soyer, cavalier de la maréchaussée, et de Perrine-Ambroise Rochard. Il commence ses études au collège de Château-Gontier puis entre au séminaire d'Angers. Il obtient le baccalauréat en théologie à l'université d'Angers, mais ses études sont interrompues par la Révolution..
Il est ordonné prêtre en 1791 et refuse de prêter serment à la Constitution civile du clergé. Il se cache en Poitou, surtout dans un faubourg de Poitiers, Montbernage.. À partir de 1795, il est desservant de la paroisse de Chanzeaux, en Anjou. Il exerce clandestinement le culte en 1797-1799.
Il reste en contact avec les armées vendéennes dont ses trois frères, Jean-Aimé Soyer, François Soyer et Louis-Pierre Soyer sont officiers..
Prêtre concordataire En 1802, il est nommé curé de la paroisse de La Salle-de-Vihiers (Maine-et-Loire), qu'il dessert alors depuis deux ans. Il retourne dans le Poitou en devenant en 1805 chanoine de l'évêché de Poitiers, puis vicaire général de ce même diocèse en 1808.
Évêque en Vendée sous la Restauration Le préfet du département de la Vienne le signale comme épiscopable en 1816 et il est nommé évêque de Luçon le , en grande partie à cause de ses liens avec les Vendéens. Le siège de Luçon est en effet restauré dans le cadre des négociations (ratées) du concordat de 1817., mais Soyer n'est sacré que le , à Saint-Sulpice à Paris et entre dans son nouveau diocèse le . Soyer fait partie des rares évêques roturiers nommés à la Restauration.. Il a alors comme secrétaire Denys Affre, futur archevêque de Paris..
vignette|270px|La plaque commémorative du caveau des évêques dans le déambulatoire nord de la cathédrale de Luçon.
À Poitiers, René-François Soyer est membre de la Société pour l'enseignement mutuel, mais, nommé évêque de Luçon, il n'encourage pas ces écoles dans son diocèse, même s'il intervient en faveur d'un instituteur de Luçon tourmenté par les autorités. Il fait publier le rituel de son diocèse en 1828 et en réimprimer des extraits en 1829 et en 1841.. Il connaît des difficultés à cause de la révolution de 1830.
Il est le premier évêque français depuis plus d'un siècle à envoyer un rapport à la curie pontificale sur l'état de son diocèse. Il n'est pas sûr qu'il en ait eu conscience sur le moment, mais il en est félicité par les autorités romaines, qui adressent : ..
Il meurt en charge le . Il est inhumé dans le caveau des évêques sous le chœur de la cathédrale de Luçon.
Distinction ().
Armes D'azur au chevron d'or chargé d'une étoile de gueules, accompagné de 3 flèches d'argent..
Notes et références
Voir aussi Notices biographiques . . . Articles connexes Jean-Aimé de Soyer Diocèse de Luçon Liste des évêques de Luçon Liens externes
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