L'hôtel de la Caisse d'épargne est un bâtiment du , à Abbeville, en France. Il a autrefois accueilli un établissement bancaire, pour lequel il a été construit.
Situation géographique L'édifice est situé au de la rue Sainte-Catherine, à l'angle de la rue Chasserats, au nord du centre-ville d'Abbeville, et plus largement à l'ouest du département de la Somme.
Historique
Concours Un concours dont le sujet est le projet d'un hôtel pour la Caisse d'épargne est ouvert jusqu'au , avec les contraintes suivantes :
La première prime de est décernée à Georges Simon, architecte à Rouen, déjà auteur de l'hôtel de la Caisse d'épargne de cette ville. La deuxième prime est obtenue par Léopold Dingeon, architecte à Abbeville. Quatre médailles en bronze, en tant que mention honorable, sont décernées par le Conseil à quatre projets qui n'ont pu être admis pour concourir pour les primes ayant été déposés après la date du ; parmi ceux-ci est celui Paul Fauré, architecte à Paris.
Construction L'édifice est élevé en 1867 sur les plans de Georges Simon.
Occupations et vente Après les bombardements de 1940 et jusqu'en 1960, la salle du conseil accueille la Société d'émulation d'Abbeville, avant qu'elle ne déménage dans le nouvel hôtel de ville. Durant l'entre-deux-guerres, l'architecte Marcel Dingeon entreprend des travaux de modernisation. Enfin, le groupe Caisse d'épargne, propriétaire du bâtiment, le met en vente dans les années 2010.
Incendie Le , la toiture de l'hôtel est en proie aux flammes. Aux environs de , des riverains remarquent une fumée sortant de la cheminée de ce bâtiment, désaffecté depuis des années. Cette fumée noircit alors que les pompiers arrivent plus tard. Ils pénètrent à l'entrée du bâtiment, s'assurent qu'il est bien vide et arrivent à maîtriser le feu peu après . L'incendie reste circonscrit au grenier, grâce à l'intervention des . Le sous-préfet d'Abbeville, Benoît Lemaire, se présente également sur les lieux. Une enquête est par la suite confiée au commissariat d'Abbeville pour déterminer les causes de l'incendie dans un édifice dont l'alimentation en électricité et gaz n'est pourtant plus assurée.
Plus d'un an après, la mise en sécurité du site, les premiers travaux d'urgence ainsi que les expertises sur le bâtiment ayant été réalisés, on prévoit une remise en état plus complète. Celle-ci devra se faire dans le respect des procédures voulues par les architectes des bâtiments de France, l'édifice étant dans une zone classée, et le groupe Caisse d'épargne, toujours propriétaire de celui-ci, effectue une étude de transformation. Les causes de l'incendie ne sont par ailleurs toujours pas clairement établies et l'enquête de police suit son cours.
Structure L'édifice s'élève sur trois niveaux, il est composé majoritairement en brique avec un chaînage beige, une toiture en ardoise et une charpente en bois. Cinq travées de fenêtres se succèdent avec une porte d'entrée située sur celle de droite. Au-dessus de celle-ci s'encastre une cartouche avec l'inscription ; une autre lui répond symétriquement au-dessus de la fenêtre de gauche avec l'inscription . La partie supérieure de la lucarne de la fenêtre centrale du deuxième étage est ornée du blason de la ville. Un petit balcon longe les trois fenêtres centrales du premier étage, et dans la même portion trois soupiraux s'incrustent dans le soubassement.
Références
Annexes
Articles connexes Beffroi d'Abbeville Bains-douches d'Abbeville
Liens externes
Catégorie:Abbeville Catégorie:Architecture du XIXe siècle en France Abbeville