Cette liste répertorie les personnages parodiés dans l'émission Les Guignols de l'info. En , dans le cadre des festivités des 20 ans des Guignols, Canal+ revendique un nombre de 314 personnalités . Dans cette liste figurent aussi des personnages dont la marionnette n'est autre que la réutilisation d'une autre précédemment utilisée pour représenter une autre personnalité.
Note : Les personnalités qui n'ont pas eu leur propre marionnette mais sont apparues sont en italique.
Personnalités politiques Françaises Extrême droite Front national (FN) Bruno Gollnisch (2011) : S'est présenté à la présidence du FN en 2011. Étienne Bousquet-Cassagne () : Lors des élections législatives partielles de la du Lot-et-Garonne. Jean-Marie Le Pen (1988-2018), imité par Yves Lecoq : Durant la période des Arènes De L'Info, il répète constamment "J'affirme que ... n'existe pas !" en référence à ses propos sur les chambres à gaz. Dans les années 1990, Jean-Marie Le Pen apparaît régulièrement sur le plateau : avant de pouvoir ouvrir la bouche, il se prend alors un coup de batte de baseball dans la figure. Les Guignols réalisèrent aussi des parodies de ses célèbres affrontements télévisuels avec Bernard Tapie : le plateau de télévision était changé en ring de combat de catch et Jean-Marie Le Pen y combattait sous le pseudonyme de « Méga Pork » (le surnom de Bernard Tapie était « Big Balls »). Plus tard, lors de la campagne pour l'élection présidentielle de 2002, la rédaction des Guignols estime que les apparitions "classiques" donnent trop d'importance à Jean-Marie Le Pen. À cette époque, lorsqu'il s'exprime et intervient en plateau, sa silhouette est brouillée de façon « cryptée » comme le système de pay-per-view de Canal+. Entre 2002 et 2004, PPD remarque sa présence impromptue après les évocations de l'actualité politique et Jean-Marie Le Pen explique sa présence par une phrase laconique : « Moi ? Rien ! J'attends… ». Le gag s'est raréfié par la suite puis a été abandonné définitivement à l'arrivée de Dominique de Villepin comme Premier ministre. Le Pen apparaît quelquefois à l'époque dans des vêtements de skateboardeur ou, plus simplement, avec un skateboard. La marionnette cherche à : « dé-diaboliser le FN » en voulant instaurer une image « cool et branchée » grâce à son accoutrement (ce qui incite PPD à ouvertement exprimer son inquiétude, chose rare). Lors de la succession de sa fille à la tête du FN, il la « coache » en racisme et xénophobie, l'appelant assez souvent « Marine, ma divine ! » Cette dernière, assez habituée aux frasques de son paternel, cherche avec frénésie à restreindre ses prises de paroles, principalement des blagues, envers PPD ou d'autres intervenantsdurant l'émission du 20 juin 2013.. Par ailleurs, Jean-Marie Le Pen indique avec orgueil avoir élevé sa fille dans ce qu'il appelle : « l'Amour du Drapeau ». Il termine souvent ses phrases par "N'est-ce pas ?". En , le père et la fille décrivent la ville d'Henin-Beaumont telle qu'ils la gèrentsur le thème de la chanson de Kamini.. Marine Le Pen (2010-2018), imitée par Sandrine Alexi : Elle a été représentée par la même marionnette que son père ornée d'une perruque blonde jusqu'en . Elle a depuis sa propre marionnette. Lorsque Nicolas Sarkozy est Président de la République, elle cherche à « provoquer des scandales » avec des propos extrémistes, afin se faire parler d'elle dans les médias. Or, la marionnette n'y parvient pas du tout à l'époque puisque PPD lui rétorque être plus qu'habitué à ce genre de phrases avec le gouvernement Fillon, particulièrement avec les dires de Brice Hortefeuxvia canalplus.fr Émission du 13 décembre 2010 et que ce ne sont pas des propos nouveaux. Vexée et contrariée, elle part promptement du plateau en s'adressant à son père, et se lamente : « Papa, Hortefeux, il a encore pris mes jouets ! ». Les deux marionnettes de Brice Hortefeux et de Marine Le Pen sont à cette époque représentées si semblables de caractère qu'une série de sketchs les présente tous deux avec des points communs très nets (des sous-vêtements tricolores, piquer un scandale dans un cinéma…). L'un et l'autre sont même réunis grâce à « Meetic Affinity ». Ensuite, étant coachée par son père, celui-ci cherche à la soutenir après ses déconvenues verbales face à PPD. Pour ce faire, il invite sa fille à un thé ou une soirée crêpes avec une personnalité ayant fait scandale publiquement quant à des propos extrémistes : Éric Zemmour, Fernand DuchaussoyÉmission du 5 mai 2011.… Elle promet ensuite qu'elle supprimera tout ce qui gêne les Français, quoi que ce puisse être, comme le tartre des machines à laver, car « c'est dit dans son programme », ce qui rend celui-ci irréaliste en réalité, bien qu'elle s'en défende. Marion Maréchal-Le Pen (2012, 2015-2018) : Juvénile adolescente qui aime beaucoup se moquer de son grand-père lors des repas de familleElle apparaît à partir de décembre 2012. Elle est surnommée par son grand-père "Marion, ma passion !". En 2015, elle est montrée avec son grand-père dans une parodie de Mistral gagnant de Renaud intitulé Front National Gagnant. Elle disparait des guignols après avoir dit en chantant à sa tante et son grand-père: "mes chers parents j'me casse", parodiant la chanson Je vole de Michel Sardou.
Mouvement national républicain (MNR) Bruno Mégret (1996 - 2002) : À l'époque de la scission du FN et de la fondation du MNR, il butait et ne parvenait pas à prononcer le mot « démocratique » lorsqu'il disait « le MNR est un parti démocratique »Extrait audio du sketch sur NPA.chez.com, consulté le 15 décembre 2010.. À son personnage s'attache également la réplique « Ayez confiance ! » qu'il prononce d'une posture et d'une voix sournoisesExtrait audio du sketch « confiance » sur NPA.chez.com, consulté le 15 décembre 2010.. Catherine Mégret (1996 - 1998), imitée par Julie Bataille : Apparue lorsqu'elle était maire de Vitrolles, sa marionnette ne pouvait s'exprimer que par des borborygmes (« Gna gna gna… »)Putain mais quel con, DVD contenant le meilleur des sketches de à .. Elle est apparue en personnage de la Linea, dessinée par son mari avec le même gros nez proéminent.
Droite RPR, UMP puis Les Républicains Michèle Alliot-Marie (1999 - 2016), imitée par Sandrine Alexi : marionnette sérieuse et un peu hautaine. Elle cherche à parler distinctement mais ne fait que manier la langue de bois. À la suite de la révolte des pays arabes et les scandales la concernant, elle est présentée comme une fan inconditionnelle des dictateurs comme Ben Ali, voire l'une de leurs proches. François Fillon essayait alors de la faire taire sur le sujet avant qu'elle n'en dise trop par inadvertance : sans crier gare, il l'assommait alors avec une pelle. À la même période, elle indiquait avec réluctance « je ne peux pas répondre » lorsque PPD lui posait une question en rapport avec ces affaires, « parce que je déglutis » justifiait-elle difficilementLes Guignols mettent MAM et les journalistes dans le même avion !! vidéo sur krybaby-la-webradio.com, consulté le 12 février 2011.. Fadela Amara (2007 - 2011), imitée par Sandrine Alexi : étant issue d'un milieu populaire, elle utilise un langage "racaille" (Réutilisation de la marionnette d'Arlette Laguiller). Roselyne Bachelot (2002 - 2016), imitée par Sandrine Alexi : Présentée comme une femme candide, limite idiote, ne sachant pas faire la part des choses et ignorant presque toujours ce qui lui arrive, ce qui la conduit très souvent à prononcer : « Ah bon ? » dès que ses actions sont décrites par PPD ou dans des reportages. Elle a souvent tendance à oublier quel est (ou a été) son poste ministérielvia canalplus.fr Émission du 31 janvier 2011.. Elle ne nie jamais les faits qui lui sont reprochés, et va même jusqu'à les raconter au lieu de les garder secrets, et ainsi elle ne comprend pas particulièrement sa bourde… Cependant, lorsqu'elle y parvient, elle s'esclaffe en riant : « Oh là là, la boulette ! ». Elle a beaucoup aimé insister sur les manœuvres (prétendument) illégales de Bernard Laporte lorsque celui-ci se trouvait au gouvernement. De plus, elle a longuement prétendu que " les médecins ne connaissent rien à la santé " - comme si elle en comprenait quelque chose elle-même… -... Depuis que son alter-ego travaille pour D8, elle s'extasie que les traits de caractères la rendant inapte en politique ne soient pas un obstacle à une carrière audiovisuellediffusé en octobre 2012. Isabelle Balkany (2007 -2016), imitée par Sandrine Alexi : Elle est présentée comme une femme hautaine, colérique et mesquine. Elle est continuellement très orgueilleuse et elle ne supporte surtout pas d'être remise en cause. De fait, elle forme un tandem avec son mari puisque tous les deux cherchent à se protéger l'un l'autre de ce dont on les accuse. Elle prend ainsi continuellement son mari Patrick Balkany à témoin. Elle a de plus la certitude qu'il est dans son bon droit de mentir de manière complètement grotesque et elle ne fait que se ridiculiser alors qu'elle cherche à paraître crédible. Expression fétiche : « Cette polémique me fait bien marrer ! Mon mari (ou autre) est innocent ! Et j'ai un témoin qui peut le prouver… » Elle et son époux sont représentés dans un sketch parodiant la Cène qui prend le contre-pied de l'histoire originelle. Tous les deux affirment être des traîtres, et s'enorgueillissent. Patrick Balkany (2007 - 2016), imité par Yves Lecoq : Représenté constamment en compagnie de sa femme, il témoigne pour elle en confirmant systématiquement ses allégations - toutes complètement hors de propos et inutiles - Il est défaitiste quant aux découvertes qu'il fait lui-même apparaître, en rendant par exemple un photocopieur ou une machine Nespresso, croyant que ces objets volés soient recherchés alors qu'il n'en est rien. De cette manière, il est en dépeint comme un kleptomane compulsif (d'où les nombreux objets qu'il rend) et un escroc impénitent. Expression favorite (en réponse immédiate à la phrase de sa femme) : «…Oui, moi Patrick Balkany. Ma femme est innocente… » Il est également présenté comme un traître compulsif, tout autant qu'il est voleur. Édouard Balladur (1993 - 2015), imité par Jean-Eric Bielle puis Yves Lecoq : Grand rival de Jacques Chirac qui l'appelait « couille molle » lors de l'élection présidentielle de 1995, il a souvent été montré comme un homme de la Haute Société, parlant avec langueur et monotonie et n'ayant aucune notion de la vie réelle. Au début de sa campagne 1995, il se faisait aider par Nicolas Sarkozy, en vain, pour paraître plus moderne afin de monter dans les sondages. Dans les Guignols il vacille entre un comportement d'homme bourgeois et un comportement négligé dans son apparence et son élocution. Il prenait note des expressions prononcées par les « jeunes de banlieue ». À la suite de la révélation de l'affaire Karachi, il apparaît souvent dans un sous-marin dont on ne voit que le périscope : « Je ne vois pas de quoi vous parlez, de quoi vous parlez. » est depuis l'une de ses phrases, (dont il répète la fin deux fois, comme à son habitude). Jacques Chirac lui procure même des conseils pour qu'il se fasse passer pour "toc-toc" en lui proposant de l’imiter. Michel Barnier : Présenté comme un ministre des Affaires étrangères incompétent à l'époque des négociations pour la libération de la journaliste Florence Aubenas en 2005, retenue alors en otage en Irak. Il tentait de négocier dans un anglais plus qu'approximatif. François Baroin (1995-2015), imité par Yves Lecoq : Représenté comme un adolescent dont la voix est en train de muer, il partait régulièrement en escapade avec « Marie » en fuyant ses responsabilités politiques à grandes enjambées. Dominique Baudis : Surtout visible pendant l'affaire Alègre, il était présenté comme quelqu'un cherchant des boucs émissaires pour réfuter les accusations portées contre lui. Nora Berra (2011) : Montrée comme une femme de ménage de l'Élysée.