Eugenia biflora est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Myrtaceae (famille du Goyavier). C'est un arbuste néotropical.

L'arbuste est appelé Blackrodwood en anglais. Au Venezuela, on l'appelle Arichai (Arekuna).

Description Eugenia biflora est un arbuste, ou un petit arbre, haut de (parfois jusqu'à ). Ses feuilles papyracées à coriaces, mesurant de long et de large, sont de forme variable : étroitement lancéolées à étroitement elliptiques, moins communément ovales, longuement acuminées, courtement mucronées. Elles sont glabres et ponctuées sur la face supérieure et légèrement pubescentes gris-argenté à la face inférieure (surtout sur la nervure médiane). L'inflorescence est un racème de 4-8 fleurs couvertes d'une pubescence brune, avec quelques poils blancs. Les pédicelles sont longs de . Les sépales mesurent de de long, et sont aigus à les deux extérieurs. L'ovaire, couvert d'une pubescence brune, est haut d'environ et comporte 2 loges contenant chacune environ 6 ovules organisé en 2 séries. Le fruit est une baie sub-globuleuse.

Répartition On rencontre Eugenia biflora depuis le Mexique, jusqu'au Brésil en passant pas l'Amérique centrale, les Antilles, la Colombie, le Venezuela, le Guyana, le Suriname, la Guyane, l'Équateur, le Pérou et la Bolivie.

Écologie Eugenia biflora pousse à partir du niveau de la mer jusqu'au moins d'altitude (200– au Venezuela), dans les forêts saisonnièrement inondées, sur les bancs de sable ou de roches du lit des cours d'eau, sur les savanes rocheuses, et dans les bosquets de savanes.

Eugenia biflora a fait partie d'un modèle sur la conservation de la biodiversité du cerrado brésilien.

Bien que résistant au feu de savanes, le passage du feu a un fort impact sur la production de fruits l'année suivant chez Eugenia biflora, mais le retour à une production normale est ensuite rapide.

Utilisation Les fruits de Eugenia biflora sont comestibles.

La composition chimique de Eugenia biflora a été analysée. On a constaté des variations dans la composition chimique de son huile essentielle. Elle peut contenir ou non, en diverses proportions, des caryophyllènes, des sesquiterpènes ((E)-caryophyllène, un cadinane : le α-cadinol), des aromadendranes (globulol, germacrène B et Ɣ-élémène).

Histoire naturelle En 1775, le botaniste Aublet propose la diagnose suivante pour Eugenia biflora : vignette|gauche| Eugenia biflora par Aublet (1775) Explication de la Planche cent quatrevingt-dixseptième :1. Feuille de grandeur naturelle. - 2. Bouton de fleur. - 3. Calice. - 4. Corolle vue en deſſus. - 5. Corolle vue en deſſous. - 6. Étamine. - 7. Baie. - 8. Baie coupée en traverse - 9. cotylédon de l’amande.

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Liste des plantes décrites par Fusée-Aublet

Liens externes

biflora Catégorie:Espèce de Myrtaceae (nom scientifique) Catégorie:Espèce d'arbustes (nom scientifique) Catégorie:Arbuste en Amérique centrale Catégorie:Dicotylédone d'Amérique centrale Catégorie:Arbuste aux Antilles Catégorie:Dicotylédone des Antilles Catégorie:Arbuste au Brésil Catégorie:Dicotylédone du Brésil Catégorie:Arbuste en Guyane Catégorie:Dicotylédone de Guyane Catégorie:Arbuste au Mexique Catégorie:Dicotylédone du Mexique Catégorie:Plante décrite par Aublet Catégorie:Plantes comestibles de Guyane Catégorie:Plante décrite en 1828