Justin Koné Katinan, né en 1966 à Niakaramandougou (ou Arikokaha), dans le nord de la Côte d'Ivoire, est un homme politique ivoirien. Il est ministre du Budget de à dans le gouvernement Aké N'Gbo, sous la présidence de Laurent Gbagbo et un haut responsable du Front populaire ivoirien (FPI) puis du Parti des peuples africains – Côte d'Ivoire (PPA-CI).
Biographie
Famille et parcours académique Justin Koné Katinan est issu d’un milieu social modeste, de paysans sénoufos. Il fait ses études secondaires à Katiola, puis entre à l’université avant d'intégrer l’École nationale d’administration à Abidjan. À sa sortie de l'ENA, il entre dans l'administration fiscale.
Début de carrière politique Parallèlement, en , il rejoint le FPI, qui sort de la clandestinité. Il est alors parrainé par Lia Bi Douayoua, futur ministre de la Communication. Il gravit les échelons du parti, jusqu'à devenir secrétaire national chargé de l’Intégration.
Entrée au gouvernement et départ en exil Koné Katinan est le directeur du cadastre de 2005 à 2010, jusqu'à ce qu'il soit nommé ministre du Budget en , dans le gouvernement Aké N'Gbo. Il est chargé par le président Gbagbo d’organiser la résistance d’un régime étranglé par les sanctions financières pendant la crise ivoirienne de 2010-2011. Après l'arrestation du président Gbagbo et la démission du gouvernement, Justin Koné Katinan part en exil à Accra le .
Mandat d’arrêt international Justin Koné Katinan est visé par un mandat d’arrêt international pour crimes économiques émis par la justice ivoirienne le . Il est accusé entre autres d'avoir « cambriolé » l'agence principale de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (Bceao) à l'occasion de sa réquisition par le gouvernement Gbagbo.
Condamnation Le , Justin Koné Katinan, Laurent Gbagbo, Gilbert Marie N'gbo Aké et Désiré Dallo (ex-ministre de l'Économie et des Finances), sont condamnés par la cour d'assises d'Abidjan à vingt ans de prison et une amende de de francs CFA pour « vol en réunion par effraction portant sur des caves à la BCEAO et des numéraires, complicité de vol en réunion par effraction, destruction d'une installation appartenant à autrui, détournement de deniers publics » en vue d'obtenir des liquidités en pleine crise postélectorale.
Retour d'exil Justin Koné Katinan rentre d'exil au Ghana le après plus de dix ans, dans le cadre d’un processus de réconciliation facilité par le HCR et les autorités ivoiriennes. Il a depuis été réintégré dans la fonction publique et joue un rôle politique actif au sein du PPA-CI de Laurent Gbagbo (Koaci).
Candidat aux élections municipales et régionales de 2023 En , Katinan est nommé deuxième vice-président et porte-parole du nouveau parti de Laurent Gbagbo, le Parti des peuples africains – Côte d'Ivoire (PPA-CI). Le même mois, en accord avec le pouvoir politique ivoirien, il est réintégré à la direction générale des impôts, avec toutefois un grade inférieur à celui auquel il pouvait prétendre.
En , lors des élections municipales et régionales, il est désigné candidat du PPA-CI à l'élection municipale de Port-Bouët lors du scrutin de . Il obtient 15,6 % et Sylvestre Emmou, le maire sortant (PDCI), est réélu..
Nouvelles poursuites judiciaires
En , Justin Koné Katinan critique le rôle du RHDP, le parti au pouvoir, dans l'orpaillage illégal. Il est convoqué par la police pour répondre des accusations de « diffamation », « injures » et « diffusion de fausses nouvelles » déposées par le RHDP. Lors de cette convocation, il est inculpé par la section antiterroriste, entre autres, pour « actes de terrorisme », « attentat contre l'autorité de l'État » et « participation à un mouvement insurrectionnel » pour des actions lors de l'élection présidentielle de 2025. Il est arrêté...
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes Politique en Côte d'Ivoire
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