Philippe Fratacci, né le à Nice et mort le au Havre, est un militaire et résistant français, compagnon de la Libération. Militaire des troupes coloniales avant la seconde guerre mondiale, il se rallie à la France libre en 1940 et participe aux combats en Afrique, au Proche-Orient et en Italie avant de prendre part à la libération de la France. Après la guerre, il participe à la guerre d'Indochine avant de passer dans la gendarmerie.

Biographie

Jeunesse et engagement

Fils d'un cheminot et d'une couturière, Philippe Fratacci naît le à Nice. Exerçant d'abord comme apprenti-ajusteur, il décide de s'engager dans l'armée le et est affecté au régiment d'infanterie coloniale. Muté au Cameroun en 1938, il est promu sergent en 1939.

Seconde Guerre mondiale

Toujours en poste en Afrique au moment du déclenchement de la seconde guerre mondiale, Philippe Fratacci ne part pas combattre en métropole. Cependant, il n'accepte pas la défaite de 1940 et le , en compagnie de seize camarades, il déserte de l'armée d'armistice pour s'engager dans les forces françaises libres. Le suivant, il fait partie du détachement du commandant Leclerc qui s'infiltre en pirogue à Douala et qui procède au ralliement du Cameroun à la France libre. Toujours sous les ordres de Leclerc, au sein de la légion du Cameroun, il participe à la campagne du Gabon à la fin de l'année 1940. Il entre à l'école d'aspirants de Brazzaville en pour en ressortir avec le grade d'aspirant en mai suivant, puis, après un bref passage au bataillon de marche , il est muté au bataillon de marche en juillet. Un an plus tard, il est affecté au bataillon de marche (BM4). Promu sous-lieutenant en , il participe à la campagne de Tunisie puis, au sein de la division française libre à laquelle est subordonnée le BM4, il prend part à la campagne d'Italie. Au cours de celle-ci, le , il est grièvement blessé par balles au cours d'une reconnaissance.

Après un mois passé à l'hôpital de Bagnoli, bien que ses soins ne soient pas terminés, il quitte volontairement l'hôpital pour rejoindre les combats. Le , il participe au débarquement de Provence dans une autre unité puis retrouve son bataillon le à proximité de la gare de la Pauline à La Garde. Le lendemain, lors de combats sur la colline du Thouar dans la même commune, il est à nouveau blessé, cette fois par des éclats d'obus. Après une brève hospitalisation, il rejoint le BM4 à Châteaurenard le . Poursuivant l'avancée de libération de la France, il participe aux combats autour d'Autun puis est promu lieutenant le . Engagé dans la bataille des Vosges, il combat autour de Belfort mais épuisé par ses blessures successives, il doit être évacué à la fin du mois d'octobre. De retour au bataillon au milieu du mois de , il participe à la bataille d'Alsace puis en avril à la bataille des Alpes dans la vallée de la Roya.

Après-guerre

Poursuivant sa carrière militaire, Philippe Fratacci participe à la guerre d'Indochine en 1946. Il change ensuite d'armée et passe dans la Gendarmerie. Il est successivement affecté au Maroc de 1947 à 1952, au Cambodge de 1954 à 1956, au Niger de 1957 à 1959 et en Haute-Volta de 1959 à 1961. Revenu en métropole, il est en poste à Tours avant de prendre sa retraite militaire en 1965 avec le grade de lieutenant-colonel. De retour dans la vie civile, il exerce la fonction de chef de la sécurité pour le port autonome du Havre.

Philippe fratacci meurt le au Havre. Conformément à ses dernières volontés, ces cendres sont dispersées à Cavalaire-sur-Mer où il avait débarqué en .

Décorations

Commandeur de la Légion d'honneurCompagnon de la LibérationOfficier de l'Ordre national du MériteCroix de guerre 1939-1945Avec trois palmesMédaille des blessésMédaille de la Résistance françaiseCroix du combattant volontaireAvec agrafe "Guerre 1939-1945"Croix du combattantMédaille colonialeAvec agrafes "AFL" et "Tunisie 1943"Médaille commémorativedes services volontaires dans la France libreMédaille commémorative d'ItalieMédaille commémorative d'Indochine

Hommages

Une voie du Havre, le cours Commandant Fratacci, a été baptisée en son honneur. Dans la même ville, son nom figure sur une plaque commémorative en l'honneur des Compagnons de la Libération locaux.

Références

Bibliographie

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Voir aussi Articles connexes

Ordre de la Libération Libération de la France

Liens externes

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