Les régiments d'infanterie sont les unités les plus anciennes de l'armée française.
Historique
L'armée de terre française dispose lors de la mobilisation française de 1914 de 173 régiments d'infanterie d'active (numérotés de 1 à 173) de , de 59 d'infanterie coloniale et indigène (aux effectifs généralement moindres que les unités métropolitaines) tandis que 145 régiments d'infanterie territoriaux se forment.
En 2012, l'infanterie représente environ 20 % des effectifs des forces terrestres, dont 20 régiments sur les 81 de l’armée de terre. Ces régiments peuvent fournir 80 compagnies de combat, soit une force de fantassins. À ces régiments, il faut ajouter une série de formations et d’unités de taille variable. Au total, l’infanterie représente environ dont 2 % de femmes.
Charles VII Le connétable de Richemont, Jacques Cœur, Jean Bureau et son frère Gaspard Bureau conseillent à Charles VII de réunir les états généraux de langue d'oïl pour discuter d'un plan général d'organisation administrative et financière du royaume. Il se sont tenus à Orléans en , le principe de la formation d'une armée royale permanente est accepté et son entretien est financé par un impôts, la taille royaleCette décision n'est mentionnée que par Gilles Le Bouvier parfois appelé Jacques Le Bouvier, dit « le Héraut Berry », dans « Les Cronicques du feu roy Charles septiesme ».. Ce principe est mis en œuvre par l'ordonnance du . La substitution de troupes mercenaires, les Écorcheurs, par une armée permanente royale se fait progressivement car la guerre contre les Anglais continuait. En 1444, profitant d'une trêve avec les Anglais pendant laquelle se fait le mariage d'Henri VI avec Marguerite d'Anjou, Charles VII décide d'amener les bandes d'Écorcheurs hors de France sous prétexte d'intervenir dans les affaires de Lorraine et de Suisse. Le Dauphin commande une armée qui se dirige vers Bâle Il perd un tiers de son effectif à la bataille de la Birse, le . Le roi a amené une autre partie de l'armée pour faire de siège de Metz. Le roi a tenu le siège pendant 5 mois et lève le blocus le et dirige l'armée vers Châlons où elle se réunit avec les débris de l'armée du Dauphin. C'est le que Charles VII crée les quinze compagnies des ordonnances du roi, les premiers corps permanents de l'armée qui ne comprennent que de la cavalerie. Le roi ayant pu se débarrasser des Écorcheurs, Charles VII a créé des corps d'infanterie par l'ordonnance du avec les francs-archers. Le roi a envoyé le même jour des instructions aux sénéchaux et baillis sur la manière de procéder à la levée des francs-archers. Ces décisions ont permis de lever environ . Les combats contre les Anglais ont repris en 1449 en Normandie. Les francs-archers son t intervenus au pont de Vernon. L'armée étant payée chaque mois, les pillages ont disparu. Les compagnies d'ordonnance ont participé à la bataille de Formigny, le . À partir de l'expérience de ces combats, le roi a décidé d'une organisation des francs-archers. Il a créé les capitaines des francs-archers dont il a précisé leurs fonctions dans l'instruction du . En même temps, l'armement des francs-archers est modifié et chaque compagnie est divisée en quatre classes de soldats ayant des armements différents : guisarmier, lancier, archer et arbalétrier. de l'Anjou et du Berry, commandés par Joachim Rouault, participent à la bataille de Castillon, le qui met un terme à la guerre de Cent Ans.
François En 1515, François modifie la composition des compagnies d'ordonnances en la portant à huit chevauxSeuls les six premiers étaient des combattantsFrance Militaire, histoire des armées Françaises par Abel Hugo 1833 : 1 lancier ; 5 archers ; 1 page ; 1 valet d'armes. La solde de ces troupes étant devenue insuffisante, le roi réduisit, en 1530, les compagnies à 80 lancesAvant cette réforme, on comptait des compagnies de cent, de soixante, de cinquante, de quarante, de trente et même de 25 lances et augmenta la solde des hommes d'armes d'un cinquième, en leur répartissant la paye des lances réformées. Une ordonnance de 1534 créée 7 légions de volontaires qui devaient présenter un effectif total de dont hallebardiers et arquebusiers. Toutefois sa mise en place qui était compliquée, pour l'époque, fut abandonnée. En 1558, Henri II, recréa par une nouvelle ordonnance cette légion qui ne put voir le jour, à cause des guerres de Religion plusieurs compagnies se déclarant en faveur du Prince de Condé. Ces compagnies prirent alors le nom de régiments, nom emprunté aux Allemands et aux Suisses. L'armement de ces soldats d'infanterie éprouvait des révolutions : l'arc, l'arbalète, l'arquebuse, la hallebarde, le mousquet à rouet et à mèche seront successivement abandonnés.
Henri IV vignette|Soldat du régiment de Picardie en 1710. Lorsque Henri IV monte sur le trône, on trouve 4 régiments d'infanterie connu sous le nom de Vieux Corps et célèbres par leurs divers exploits. Ce sont les Régiment de Picardie Régiment de Champagne Régiment de Navarre Régiment de Piémont
Lors de la guerre de Savoie, plutôt que de compléter les Vieux Corps avec des régiments nouveaux, il les complète avec des milices. Toutefois il va entreprendre une lutte à mort contre la maison d'Autriche et à sa mort, en 1610, l'infanterie française est composée de 13 régiments, tous composés de « vieux » soldats : Les Gardes-Françaises Régiment de Picardie Régiment de Champagne Régiment de Navarre Régiment de Piémont Régiment de Nérestang Régiment de Balagny Régiment du Bourg de l'Espinasse Régiment de Sault Régiment de Vaubécourt Régiment de Beaumont Régiment de Portes Régiment d'Ornano-Corse Les 11 premiers ont vécu sous le même nom jusqu'à la Révolution. Ces 13 régiments totalisaient un effectif de soit par régimentHistoire de l'ancienne infanterie française de Louis Susane
Louis XIII Pour établir une ligne de démarcation tranchée entre les anciens et les nouveaux corps ainsi que pour encourager les jeunes régiments, le colonel général de l'infanterie ne voulut avoir des compagnies colonelles que dans les régiments anciens. Ainsi la possession d'un drapeau blanc devint le privilège et la marque des corps permanents, mais on laissait aux formations temporelles la possibilité d'obtenir le drapeau blanc si elles s'en montraient dignes. C'est ainsi que le drapeau blanc est devenu, pendant la première moitié du , le synonyme de régiment entretenu. En 1616, le nombre de drapeaux blancs était de 12 et il ne varia pas jusqu'en 1635. Ces corps étaient : Les Gardes-Françaises Régiment de Picardie Régiment de Champagne Régiment de Navarre Régiment de Piémont Régiment de Normandie Régiment de Chappes Régiment de Rambures Régiment du Bourg de l'Espinasse Régiment de Sault Régiment de Vaubécourt Régiment de Beaumont Les six premiers étaient appelés Vieux Corps et les six autres Petits Vieux. Les guerres de religion et de la Valteline, donnèrent lieu à la création d'un grand nombre de régiments français et suisses. Il en fut beaucoup levé de 1626 à 1628 lors du blocus et du siège de La Rochelle.
Louis XVI Une ordonnance du réduit tous les régiments d’infanterie à 2 bataillons, à l'exception du régiment du Roi qui restera à 4 bataillons, .
Les régiments de Picardie, Champagne, Navarre, Piémont, Normandie, La Marine, Béarn, Bourbonnais, Auvergne, Flandre et Guyenne sont dédoublés pour former 22 régiments de 2 bataillons chacun.
Les et de chacun de ces 11 régiments conserveront leurs anciennes dénominations.
Les et forment les nouveaux corps sous les noms de Provence, Ponthieu, Armagnac, Blaisois, Neustrie, Auxerrois, Agénois, Forez, Gâtinais, Cambrésis, Viennois.
Ces nouveaux régiments prennent rang immédiatement après ceux dont ils ont été tirés et dans l'ordre dont ils sont nommés ci-dessus. Une nouvelle ordonnance en date du , indique
Révolution française
Abolition des noms L'ordonnance Duportail du indiquait l'abandon des dénominations régiments d'Ancien Régime et l'attribution d'un simple numéro qui devait correspondre au rang qu'ils occupaient ultérieurement.
Première formation de demi-brigades La loi du sur l'organisation des armées indiquait que 196 demi-brigades seraient formées. Chacune d'elles serait formée d'un bataillon des ci-devant régiments de ligne d'Ancien Régime, et de deux bataillons de volontaires. Finalement 198 bataillons de ligne, d'Ancien Régime, unis à 396 bataillons de volontaires, formèrent 198 demi-brigades d'infanterie de ligne nombre qui fut portée ensuite à 211 demi-brigades ainsi que 32 demi-brigades d'infanterie légère. La numérotation des unités restait toutefois identique à celle de l'ordonnance Duportail
Deuxième formation de demi-brigades Un arrêté du Directoire exécutif du réduisit à 100 les demi-brigades d'infanterie de ligne et à 30 celles d’infanterie légère. Un second arrêté du porte à 110 le nombre des premières. Conformément à ces deux dispositions, les nouvelles demi-brigades tirèrent au sort le numéro qu'elles devaient prendre entre elles.
Filiation des régiments En 1839, il est décidé de créer une filiation fictive. Toutes les unités (demi-brigade d'infanterie et régiment d'infanterie) ayant porté le même numéro sont unies dans leurs traditions, sans tenir compte des réorganisations qui font que les unités n'ont parfois aucun rapport entre elles. De plus, le régiment d'ancien régime ancêtre de l'actuel régiment sera celui qui a pris le numéro correspondant en 1791.
Liste Goumiers et tabors vignette|Goumier marocain en 1944. Les goums sont de petites unités de 200 hommes environ, regroupés par trois ou quatre dans des tabors (avec donc des effectifs proches d'un bataillon). Pendant la Seconde Guerre mondiale, quatre groupements de tabors sont constitués.
de tabors marocains de tabors marocains de tabors marocains de tabors marocains
Infanterie de ligne - RI
- RI
- RI vignette|Fantassins du d'infanterie français durant la bataille de Guise en 1914.
-80 RI
81-100 RI
101-120 RI
121-140 RI
141-160 RI
161-180 RI
181-211 demi-brigades
201-240 RI Les régiments qui suivent sont les régiments de réservistes. Chaque régiment d'active avait reçu l'ordre de se dédoubler en temps de guerre en affectant les réservistes à un nouveau régiment dont le numéro est augmenté de 200.
241-280 RI
281-320 RI
321-360 RI
RI et suivants
Infanterie légère
Par décret du , les régiments d'infanterie légère étaient réunis aux régiments d'infanterie de ligne, pour prendre le numéro d'ordre à la suite de ceux-ci, le d'infanterie légère devenant le d'infanterie de ligne et ainsi de suite jusqu'au d'infanterie légère, qui devenait le d'infanterie de ligne. Le même décret reportait la dénomination d'infanterie légère aux bataillons de chasseurs à pied. En effet les exercices et les services des régiments d'infanterie de ligne et d'infanterie dite légère étaient depuis longtemps les mêmes. La différence n'était plus que dans quelques petits détails d'uniforme. Plus tard, par décret du , les 101 et de ligne (anciens 26 et légers), seraient licenciés, et le nombre des régiments de ligne serait fixé à 100. d’infanterie légère d’infanterie légère d’infanterie légère d’infanterie légère d’infanterie légère d’infanterie légère d’infanterie légère d’infanterie légère d’infanterie légère d’infanterie légère d’infanterie légère d’infanterie légère d’infanterie légère d’infanterie légère d’infanterie légère d’infanterie légère d’infanterie légère d’infanterie légère d’infanterie légère d’infanterie légère d’infanterie légère d’infanterie légère d’infanterie légère d’infanterie légère d’infanterie légère d’infanterie légère d’infanterie légère d’infanterie légère d’infanterie légère d’infanterie légère d’infanterie légère d’infanterie légère d’infanterie légère d’infanterie légère d’infanterie légère d’infanterie légère d’infanterie légère
Infanterie territoriale