Le Haceldama (mot araméen signifiant champ du sang), est un lieu de sépulture voisin de Jérusalem qui était utilisé pour les étrangers.
Histoire
Dans le Nouveau Testament (Actes, 1.19 et Matthieu, 27.8), le Haceldama est acheté avec l'argent que Judas a reçu pour livrer Jésus-Christ et qu'il rend ainsi aux chefs de la synagogue. La tradition chrétienne, bien qu’ayant souvent varié, place généralement le champ d’Haceldama au sud de Jérusalem, c’est-à-dire sur la pente nord-est du Djebel Deir Abou Tôr, au-dessus de la vallée de Hinnom (fig. 92). Saint JérômeOnomastica sacra, Göttingen, 1870, p. 99., le situe « au sud du mont Sion ». Il corrige ainsi Eusèbe, qui l’indiqueEusèbe de Césarée, Onomasticon, p. 229. au nord de la même colline. Au , Antonin Martyr signale, en venant de la fontaine de Siloë, le champ d’Akeldemac, où, parmi les tombeaux, sont des cellules des serviteurs de Dieu, et, çà et là, des vignes et des vergers.. Au , Arculphe le visite souvent « au sud du mont Sion », et le donne comme lieu de sépulture des pèlerins. Tel est également, au , le témoignage de Bède le vénérable. Au moyen âge, Haceldama ou Akeldemaç se corrompt en Caudemar.
Littérature Léonce de Larmandie, Haceldama, la mère de Judas, mystère en 1 acte, représenté à Paris au théâtre de la Bodinière le vendredi
Notes et références
Liens externes
Aceldama ou Haceldama, Dictionnaire Biblique Westphal en ligne
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