Sir Gallahad (1920-1949), ou plus communément Sir Gallahad, est un cheval de course pur-sang français, principalement connu aux États-Unis où il fut l'un des plus importants étalons du .

Carrière de courses Né et élevé en France par le propriétaire-éleveur britannique Jefferson Davis Cohn, Sir Gallahad est envoyé à l'entraînement chez Robert Denman. Ses débuts sont calamiteux, il termine avant-dernier, juste devant un certain Massine, lors de ses débuts alors qu'il était pourtant favori, puis bon dernier de la course suivante. Mais soudain, lors de sa troisième sortie, il remporte facilement une bonne épreuve à une cote d'outsider, ce qui a posteriori alimente quelques suspicions quant à ses deux premières performances. La suite de son année ne souffre aucune contestation, puisqu'il s'impose nettement dans le Prix du Petit-Couvert et le Prix Eclipse. Il passe pour un bon 2 ans, mais reste dans l'ombre du leader de sa promotion, Épinard, vainqueurs des plus grandes courses pour 2 ans, et ses concurrents Niceas et Mackenzie.

L'année suivante, Sir Gallahad montre pourtant qu'il est du même bois qu'eux. Il défait pour sa rentrée Niceas dans le Prix Edgard de la Charme, puis gagne le Prix Daphnis et trouve la consécration en s'adjugeant la Poule d'Essai des Poulains une nouvelle fois devant Niceas. En revanche, il échoue à la cinquième place dans le Prix Lupin, remporté par Massine, mais se rattrape bien en échouant de peu derrière Le Capucin et Niceas dans le Prix du Jockey Club. Ses deux sorties suivantes tournent en revanche à la catastrophe : dans le Grand Prix de Paris il éjecte son jockey puis dans le Président de la République (l'ancêtre du Grand Prix de Saint-Cloud) il termine bon dernier. Mais, décidément insaisissable, il se réhabilite pleinement lors du meeting de Deauville, d'abord en finissant deuxième de Niceas dans le Prix des Marettes, puis en prenant sa revanche sur ce dernier dans le Prix Jacques Le Marois. Passant d'une distance à une autre comme cela était d'usage à l'époque, un jour stayer un autre sprinter, il termine deuxième du Prix Royal Oak, puis deuxième du Prix de la Forêt et enfin troisième du Prix du Petit-Couvert, le tout entrecoupé d'une de ces défaites radicales dont il a le secret.

Sir Gallahad demeure à l'entraînement à 4 ans et commence sa saison en Angleterre, où il s'adjuge l'important Lincolnshire Handicap. Troisième ensuite du Prix des Sablons remporté par Massine, avant de dominer nettement son vainqueur du Jockey Club, Le Capucin, dans le Prix Boiard (l'ancêtre du Prix Exbury). Il conserve ensuite ses titres dans les Prix Edgard de la Charme et Daphnis, gagnant le droit d'affronter enfin Épinard, qui passe toujours pour le meilleur cheval de France. Une course est organisée pour l'occasion, où les deux chevaux courent seuls. Et c'est Sir Gallahad qui l'emporte, d'une encolure, face à un Épinard un peu diminué par des problèmes récurrents à un pied. Il enchaîne par une honorable défaite face à son grand rival Nicéas dans le Prix du Gros-Chêne et se retire.

Résumé de carrière

DateHippodromePaysCourseDistanceJockeyPlaceÉcartVainqueur ou deuxième1922, 2 ans9 aoûtDeauvillePrix Willy1 000 mF. O'Neil / 6―Denicheur24 aoûtDeauvillePrix Sangatian1 000 mF. O'Neil / 5―Denicheur27 septembreMaisons-LaffittePrix de la Méditerranée900 mF. O'Neil / 272 ½Le Goi26 octobreLongchampPrix du Petit-Couvert1 000 mF. O'Neil / 93Highlander30 octobreSaint-CloudPrix Eclipse1 300 mF. O'Neil / 81 ½Milon1923, 3 ans9 April 1923Saint-CloudPrix Edgar de la Charme2 000 mF. O'Neil / 42 ½Niceas28 avrilLe TremblayPrix Daphnis1 600 mF. O'Neil / 33Lizard13 maiLongchampPoule d'Essai des Poulains 1 600 mM.Maggie / 62Niceas27 maiLongchampPrix Lupin2 100 mM.Maggie / 5―Massine10 juinChantillyPrix du Jockey Club2 400 mM.Maggie / 181/2Le Capucin24 juinLongchampGrand Prix de Paris3 000 mM.Maggietombé―Filibert de Savoie1er juilletSaint-CloudPrix du Président de la République2 500 mF. O'Neil / 10―Bahadur12 aoûtDeauvillePrix des Marettes1 200 mG. Bartholomew / 63 Niceas15 aoûtDeauvillePrix Jacques Le Marois1 600 mF. O'Neil / 32 ½Niceas 16 septembreLongchampPrix Royal Oak3 000 mF. O'Neil / 44Filibert de Savoie26 septembreMaisons-LaffitteLa Coupe2 000 mF. O'Neil / 8―Scopas21 octobreLongchampPrix de la Forêt1 400 mF. O'Neil / 57 ½Scaramouche25 octobreLongchampPrix du Petit Couvert1 000 mF. O'Neil / 7―Heldifann1924, 4 ans25 marsLincolnLincolnshire Handicap1 600 mF. O'Neil / 273Evander6 avrilLongchampPrix des Sablons2 000 mF. O'Neil / 51 ¾Massine29 avrilMaisons-LaffittePrix Boiard2 000 mF. O'Neil / 63/4Le Capucin10 maiLe TremblayPrix Daphnis1 800 mF. O'Neil / 45Sao Paulo19 maiSaint-CloudMatch Race1 300 mF. O'Neil / 2cte enc.Épinard7.23ChantillyPrix du Gros-Chêne1 000 mF. O'Neil / 41 ½Niceas Au haras L'exportation réussie d'Épinard outre-Atlantique, où il a été sacré cheval d'âge de l'année en 1924, donne des idées à Arthur Hancock, qui à la tête d'une association d'éleveurs acquiert Sir Gallahad en 1926 à l'issue de sa première année de monte pour la somme considérable de $ . Insallé à Belair Stud dans le Maryland, puis à Claiborne Farm dans le Kentucky, il se révèle aussitôt comme un étalon exceptionnel, puisque dès sa première génération il donne le crack Gallant Fox, lauréat de la Triple Couronne. Parmi ses meilleurs produits, citons :

Gallant Fox : Cheval de l'année en 1930, membre du Hall of Fame des courses américaines, classé sur la liste des 100 meilleurs chevaux du aux États-Unis. Triple Couronne (Kentucky Derby, Preakness Stakes, Belmont Stakes), Jockey Club Gold Cup, Wood Memorial Stakes, Arlington Classic, Lawrence Realization Stakes, Saratoga Cup. Hoop Jr. : Kentucky Derby, Wood Memorial Stakes High Quest : Preakness Stakes, Wood Memorial Stakes Gallahadion : Kentucky Derby Fenelon : Jockey Club Gold Cup

Sir Gallahad reçoit un premier titre de tête de liste des étalons en 1930, alors que ses premiers produits ont 3 ans. Trois autres titres suivront en 1933, 1934 et 1940. Surtout, il devient un père de mères extravagant, ses filles lui offrant pas moins de douze titres de tête de liste des pères de mères, un record absolu, dont dix d'affilée entre 1943 et 1952. Elles lui donnent aussi deux membres du Hall of Fame, les grands champions Challedon et Gallorette.

Sir Gallahad meurt en 1949, à 29 ans. Il est enterré à Claiborne Farm.

Origines Issu d'un croisement lumineux, Sir Gallahad met en lumière la fondamentale influence aux États-Unis d'un cheval français, Teddy. Élevé par Edmond Blanc, Teddy commença sa carrière en Espagne en raison de la première guerre mondiale, avant de remporter en France le Prix des Trois Ans, substitut du Prix du Jockey Club. Il fut tête de liste en France puis exporté aux États-Unis en 1931. Mais ses trois produits les plus importants ont bien été conçus en France avant d'être exportés aux États-Unis : Sir Gallahad, son propre frère Bull Dog et La Troienne, jument-base de l'élevage américain.

Sir Gallahad est donc le fils d'une exceptionnelle poulinière, Plucky Liege, l'une des plus grandes reproductrices de l'histoire. Elle eut douze produits (dont sept par Teddy), parmi lesquels :

Sir Gallahad III (1920) Bull Dog (1927, par Teddy) - Prix Daphnis, Prix La Flèche d'Or, Prix Robert Papin. Exporté aux États-Unis en 1930. Tête de liste des étalons en 1953, trois fois tête de liste des pères de mères (1953, 1954, 1956), et surtout auteur d'un autre immense étalon, Bull Lea, père du crack Citation et de six autres membres du Hall of Fame des courses américaines, un record. Admiral Drake (1931, par Craig An Eran) - Grand Prix de Paris. Père de Phil Drake, vainqueur du Derby d'Epsom et du Grand Prix de Paris. Bois Roussel (1935, par Vatout) - Derby d'Epsom, deux fois tête de liste des pères de mères en Angleterre et en Irlande, père entre autres de Migoli, vainqueur du Prix de l'Arc de Triomphe 1948.

Pedigree

Références

Catégorie:Cheval de course Catégorie:Cheval de course né en 1920 Catégorie:Animal né en 1920 Catégorie:Animal mort en 1949 Catégorie:Animal né en France Catégorie:Animal mort aux États-Unis Catégorie:Étalon pur-sang anglais Catégorie:Étalon tête de liste Catégorie:Famille 16-a