Le Bell était un hélicoptère d'attaque expérimental dérivé du Bell Cobra, développé par l'hélicoptériste américain à la fin des pour la . Il ne fut pas sélectionné et ne fut jamais produit en série.
Conception et développement
Contexte L' Cobra fut développé au milieu des comme « canonnière » volante (désignés « hélicoptères » en anglais) temporaire pour la , alors engagée au Viêt Nam. Le Cobra partageait de nombreux éléments avec l'hélicoptère dont il était dérivé, le Huey : la transmission, le rotor et le turbomoteur Lycoming T53, ces éléments ayant été largement éprouvés et donc gage de fiabilité pour une utilisation au combat ..
En , les premiers HueyCobra étaient livrés. Initialement désignés , ils reçurent rapidement un « A » pour « » (« attaque »), puis, quand la version améliorée devint l', le HueyCobra reçut la désignation . Bell produisit pour la entre 1967 et 1973, ceux-ci accumulant plus d'un million d'heures d'activité opérationnelle au Viêt Nam.
La avait acheté l' comme « solution temporaire » pour le rôle de « combat de jungle », mais sa plus grande inquiétude concernait la protection de l'Europe de l'Ouest contre les hordes de blindés des pays du Pacte de Varsovie, pouvant potentiellement arriver depuis l'Est...
L avait lancé le programme (AAFSS) devant permettre le développement du Lockheed pour les missions de antichar, mais le développement de dernier ne se déroula pas sans difficulté, ce qui, comme un auteur l'écrivit « commença à attirer les vautours » (« »), avec des constructeurs comme Bell et Sikorsky tentant de placer des ventes pour des alternatives non désirées à la . La proposition de Sikorsky fut le Blackhawk, un gunship élancé qui malgré son nom n'avait que peu de rapport avec le transport utilitaire sorti plus tard, tandis que Bell proposa un HueyCobra amélioré, le .
Programme KingCobra Bell lança le programme KingCobra en . Bell ne dévoila officiellement le programme que le . Deux prototypes furent construits : un (c/n 2503, immatriculé N309J) équipé du groupe propulseur à double turbomoteurs Pratt & Whitney Canada , très similaire à celui utilisé sur l' mais équipé d'une mécanique renforcée lui permettant de fonctionner à pleine puissance à (), tandis que le deuxième exemplaire était un monomoteur équipé du Lycoming du mais dont la puissance fut réduite à seulement ().
Le KingCobra bimoteur effectua son premier vol le , entre les mains du pilote Gene Colvin. Il ressemblait beaucoup à un , à l'exception d'un nez plus long assez caractéristique et d'une dérive ventrale semblable à celle ayant équipé le démonstrateur original .. Il y avait toutefois des modifications significatives, bien que moins faciles à déceler : La cellule avait été renforcée, ainsi que la poutre arrière, faisant du KingCobra un appareil plus long que l' ; Un nouveau rotor avait été installé, équipé d'extrémités en flèche inversée et d'un diamètre de , comparé aux de diamètre de celui de l'. Les nouvelles pales augmentaient la portance et réduisaient le bruit produit ; L'appareil recevait un tambour à munitions plus grand pour le canon de , dérivé de celui du , ce qui nécessita la conception d'un fuselage plus volumineux . ; Le KingCobra reçut enfin un bloc de capteurs optiques adaptés au combat de nuit et par mauvais temps, installé sous le nez allongé de l'appareil. Ce système, le (SMS), était dérivé de la technologie qui avait été développée pour l' Cheyenne, et comportait un FLIR , des caméras à faible niveau de lumière (, LLTV), un télémètre laser et un système de guidage de missiles. Le système SMS pouvait produire des images soit sur la visée de l'opérateur des systèmes d'armes, soit sur le collimateur tête haute (HUD) du pilote. Le pilote avait sa propre caméra LLTV, installée à l'avant du carénage de rotor, lui permettant de voler pendant que le canonnier cherchait des cibles.
Une nouvelle avionique fut installée, comprenant un système de navigation inertielle Litton qui pouvait garder en mémoire seize points de navigation différents préprogrammés, un altimètre radar disposant d'un système d'alerte de proximité sol, et d'autres équipements améliorés de navigation et de communications.
L'arme principale du KingCobra devait être le nouveau missile antichar filoguidé TOW, qui avait démontré d'excellentes capacités lors de tests effectués à partir de Hueys au Viêt Nam. Cette arme pouvait être emportée par groupes de quatre missiles, avec un bloc sous chaque moignon d'aile, pour un total de huit missiles. Lors du lancement, le TOW déroulait derrière lui une bobine de câbles fins lui permettant de recevoir les mises à jour provenant du système de guidage. Le missile disposait de deux générateurs infrarouges pyrotechniques (, ressemblant à de petites fusées éclairantes) dans ses dérives, ce qui permettait au SMS de le suivre. Le canonnier n'avait qu'à garder la cible en vue, et le système de contrôle de tir ajustait la trajectoire du missile en conséquence. Le canonnier et le pilote disposaient tous deux de viseurs de casque Sperry Univac, ce qui leur permettait de pouvoir acquérir en même temps des cibles pour les missiles et le canon du KingCobra. Outre les TOW, le était équipé d'un canon Gatling M197 à trois tubes de alimenté par , et pouvait emporter deux paniers de de .
Une aile de dimensions plus importantes, dite « » et ayant une envergure de , fut conçue pour le KingCobra, mais elle ne fut apparemment jamais installée sur l'appareil, à l'exception d'un emploi comme maquette statique. La avait pour but d'ajouter des points d'emport pour de l'armement ou des réservoirs en bout d'ailes.
Essais en vol et évaluations L'exemplaire monomoteur du KingCobra réalisa son premier vol en . En dehors de sa configuration monomoteur, il était presque identique à l'exemplaire bimoteur du KingCobra. Il se trouva que le prototype monomoteur fut détruit dans un accident le et, afin de terminer l'évaluation par la , l'exemplaire bimoteur restant fut modifié pour être configuré en appareil monomoteur. L'évaluation, qui plaça le KingCobra face au Cheyenne et au lors d'essais en vol intenses, débuta au printemps 1972 et fut achevé en .
En , à la surprise générale, la rejeta les trois projets.
Héritage Beaucoup des capteurs et sous-systèmes utilisés sur le 309 étaient des années en avance sur leur époque. Les évolutions du Cobra après les versions et furent en fait étroitement liées aux nombreuses avancées technologiques et techniques mises en place pour le développement du ..
Basé sur les et Cobra, Bell conçut un nouveau prototype d'hélicoptère d'attaque, le pour la compétition (AAH), débutant en 1972. Le perdit toutefois face au de en 1976.
Versions : version expérimentale, dotée d'un rotor principal à quatre pales ; KingCobra : Deux prototypes Un bimoteur propulsé par deux turbomoteurs Pratt & Whitney Canada . Il s'est écrasé pendant un vol d'essais ; Un monomoteur propulsé par un turbomoteur Lycoming . Cet appareil a été reconverti en monomoteur à la suite de la destruction de l'autre prototype lors des essais.
Exemplaire survivant Le prototype restant du est en stockage au , situé à Fort Rucker près de Daleville, dans l'Alabama..
Spécifications techniques
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes Bell AH-1 Cobra
Lockheed AH-56 Cheyenne Sikorsky S-67 Blackhawk Boeing AH-64 Apache Advanced Attack Helicopter
Bibliographie
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Lien externe .
Model 309 KingCobra Catégorie:Hélicoptère d'attaque Catégorie:Avion militaire de la guerre froide Catégorie:Hélicoptère des Forces armées des États-Unis Catégorie:Premier vol en 1971 Catégorie:Projet abandonné des Forces armées des États-Unis Catégorie:Bell UH-1 Iroquois Catégorie:Hélicoptère des années 1970