Apremont (Aprmunt en poitevin.) est une commune française située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire. Géographie vignette|La Vie. Le territoire municipal d’Apremont s’étend sur . L’altitude moyenne de la commune est de , avec des niveaux fluctuant entre « Commune 6038 », Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 .« Apremont », Répertoire géographique des communes, fichier de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015..

La commune se trouve au nord-ouest de la Vendée, à environ de Challans, de La Roche-sur-Yon et de Saint-Gilles-Croix-de-Vie.

Elle est traversée par le fleuve côtier, la Vie, qui forme un lac de retenue en amont d'un barrage situé dans le bourg.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique franc, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Palluau à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site publié par Météo-France en ..

Urbanisme Typologie Au , Apremont est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (94,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (46,9 %), prairies (24,9 %), zones agricoles hétérogènes (21,8 %), zones urbanisées (2,9 %), forêts (2,6 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (0,9 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Histoire Occupée dès l'époque gauloiseLevillayer Axel, L'éperon barré d'Apremont et les mobiliers de l'âge du Fer, Actes du colloque de l'AEFAF, Chauvigny, 2007, Apremont était une agglomération relativement importante à l'époque gallo-romaine, située sur un gué de la Vie.

Au Moyen Âge, on trouve A(s)premont aux mains des Parthenay-Soubise (avec des ancêtres Lusignan, Mauléon et Thouars : cf. Guy II, ce qui explique sans doute la possession d'Apremont), dont la souche est Guy , demi-frère cadet d'Hugues III et Jean de Parthenay. La fille de Guy de Parthenay-Soubise, Isabeau dame d'Aspremont, épouse Louis vicomte de Rochechouart, d'où Jean (ou Louis) de Rochechouart seigneur d'Apremont et Brion, père de Jean (ou Jacques), lui-même père d'Isabeau de Rochechouart qui transmet Apremont, Brion et Clervaux à son mari Renaud Chabot de La Grève sire de Jarnac (~1410-1476) : grands-parents de l'amiral Philippe Chabot ci-après.

Philippe Chabot-Jarnac de Brion, amiral de France, reçoit la vieille forteresse médiévale en héritage. Celle-ci est construite sur un promontoire rocheux, dominant au sud, la rivière la Vie. Il décide de reconstruire sur les bases de cette forteresse, un château de type Renaissance. Philippe Chabot a grandi avec François Ier et a donc reçu une très bonne éducation. Il participe à de nombreux épisodes des guerres d'Italie, dont la bataille de Pavie à la suite de laquelle le roi et Philippe notamment, sont faits prisonniers. Philippe va négocier la libération du roi. Celui-ci, pour le récompenser, le nomme amiral de France, c'est-à-dire chef de la marine.

À la suite d'un complot contre lui, Philippe Chabot de Brion tombe en disgrâce et est dépossédé de ses biens, de son titre et doit payer une très forte amende. Le roi demande une révision du procès qui se terminera en faveur de Philippe : c'est le retour en grâce. Cependant, il est très affecté par cette histoire et meurt l'année suivante, en 1543. Il a échangé le château d'Apremont avec Jean IV de Brosse (1505-1564), comte de Penthièvre, qui donne des fêtes somptueuses en l'honneur de sa femme, Anne de Pisseleu, favorite de François Ier. Il meurt sans héritier direct et le château va à la famille de La Trémoille (Madeleine de Luxembourg-Penthièvre, nièce de Jean IV, ayant marié en 1563 Georges, baron de Royan et d'Olonne, fils cadet de François de La Trémoille), puis aux Montmorency-Luxembourg (Marie-Anne de La Trémoïlle, 1676-1708, marquise de Royan et comtesse d'Olonne, arrière-arrière-petite-fille de Georges et Madeleine, ayant épousé en 1696 Paul-Sigismond de Montmorency-Luxembourg, 1664-1731 : Postérité).

Après sa victoire à Riez contre les huguenots, et avoir dîné à Saint-Gilles-sur-Vie, Louis XIII passe la nuit du 16 au au château d'ApremontLe château d'Apremont..

Charles Paul Sigismond de Montmorency Luxembourg, affairé en Bavière, nomme le curé Louet pour accomplir une mission: vendre les pierres du corps de logis au plus offrant, le château coûtant trop cher à entretenir. Le corps de logis est ainsi détruit, ses matériaux vendus pour une somme dérisoire, une partie est affectée à la construction du pont de Pirmil à Nantes.

Plusieurs propriétaires se succèdent jusqu'en 1960 où la famille Thébaud lègue le château à la commune d'Apremont, aujourd'hui propriétaire des lieux.

Politique et administration Liste des maires

Population et société Démographie Les habitants sont appelés les ApremontaisDictionnaire des communes de Vendée, Ouest-France, Rennes, 1991 (ouvrage rédigé par les correspondants d'Ouest-France en Vendée)..

Évolution démographique

Pyramide des âges

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à s'élève à 36,6 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (31,6 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à est de 25,1 % la même année, alors qu'il est de 31,0 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait pour , soit un taux de 51,17 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,84 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Enseignement Cette commune dispose d'une école publique (école de la Vie) et de deux écoles privées (école Sainte Anne et 1,2,3 Colibris).

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments vignette|Le château d'Apremont. vignette|redresse|L'église d'Apremont. Château d'Apremont : Apremont dispose de l'un des premiers châteaux Renaissance de la Vendée, construit sur l'emplacement même sur lequel se trouvait jadis une forteresse médiévale, dont il nous reste aujourd'hui une partie des remparts, un châtelet d'entrée qui porte encore les traces de pont-levis, un souterrain glaciaire, qui avait pour fonction de conserver les aliments. Bâti entre 1534 et 1542, à la demande de Philippe Chabot de Brion, amiral de France et ami d'enfance de François , il ne reste aujourd'hui de ce château Renaissance que les ruines qui montrent bien l'époque de transition pendant laquelle il a été construit, entre le Moyen Âge et la Renaissance. En effet l'on peut observer divers éléments caractéristiques de l'architecture du Moyen Âge : la forme et l'épaisseur des murs des deux tours (entre deux et trois mètres), la présence de plusieurs canonnières et meurtrières, etc. En outre il est intéressant de remarquer qu'il y a également des éléments caractéristiques de la Renaissance, ou tout du moins du tout début de la Renaissance : façade du corps central organisée géométriquement, la présence de sculptures à caractère antique (frontons, chapiteaux ioniques, frises, colonnes, etc.), en bref un corps de logis « au goût du jour » pour l'époque. Il est important d'ajouter que sous ce château, construit sur un bloc de schiste, a été taillé un passage dit « voûte cavalière », unique en France. Cette rampe cavalière, qui remontait 20 mètres, permettait de mettre en scène l'arrivée des visiteurs, les faisant passer véritablement de l'ombre à la lumière. Dans la chapelle, une exposition permanente a été installée : elle retrace l'histoire du château au travers d'un film et d'un théâtre optique ; une reproduction du Rouleau d'Apremont y est également présentée. Château de l'Audardière. Église Saint-Martin : bâtie en 1902 à la place d'une ancienne église du , sur les hauteurs de la ville face au château. Manoir de La Tuderrière. Témoignage de l'architecture civile médiévale, la Tuderrière est citée pour la première fois au , puis à nouveau aux (citation en 1161 et en 1280). En 1345, il appartenait à la famille Quayrault ou Queraud. En 1584, Gilbert de La Trémoille, marquis de Royan, comte d'Olonne, Grand sénéchal de Poitou, y installe Claude Dreux. Il entreprend de grands travaux et le met au goût du jour. Claude-Charles Durand, né à Apremont en 1684, devient seigneur de la Tuderrière après l'extinction de la famille Dreux. Vers 1830, le manoir est vendu à la famille Surville. La propriété passe ensuite de main en main et plus récemment aux Martin Decamp, Ruchaud, Renaud, Strong puis en 2010 à la famille Racaud. Le Manoir est inscrit au titre des monuments historiques le Élodie Debierre, Apremont. Logis de La Tuderrière, , Bulletin monumental, 2015, Tome 173-1 ... Le logis-porche et le logis d'habitation sont protégés au titre des monuments historiques depuis le . Croix hosannière d'Apremont.

Personnalités liées à la commune vignette|redresse|Philippe Chabot. Philippe Chabot de Brion baron d'Apremont (1492-1543), amiral de France. Jean-François Goupilleau, dit Goupilleau de Fontenay, né à Apremont-sur-Vie (Vendée) le , mort à Montaigu (Vendée) le , notaire et député français. Jean de La Rochefoucauld-Bayers (1757-1834), militaire et homme politique français des . André Moreau, acteur et metteur en scène français, est né à Apremont (1900-1973).

Tournages de films Les Vieux de la vieille, film franco-italien réalisé par Gilles Grangier en 1960.

Héraldique

Voir aussi Bibliographie

Articles connexes Liste des communes de la Vendée

Liens externes

Site de la mairie Site de l’office de tourisme d’Apremont et du pays de Palluau Apremont sur le site de l'Institut géographique national Apremont sur le site de l'Insee

Notes et références Notes

Cartes

Références

Catégorie:Commune dans la Vendée Catégorie:Commune dans l'arrondissement de La Roche-sur-Yon Catégorie:Commune dans le canton de Challans Catégorie:Commune dans la communauté de communes de Vie-et-Boulogne Catégorie:Ancien chef-lieu de canton dans la Vendée Catégorie:Commune du Bas Bocage vendéen Catégorie:Petite Cité de caractère