Belleville-sur-Vie est une ancienne commune française située dans le département de la Vendée en région Pays-de-la-Loire.

Avec Saligny, elle devient, au , une commune déléguée de Bellevigny.

Géographie Localisation Le territoire municipal de Belleville-sur-Vie s'étend sur .

Située sur l'axe La Roche-sur-Yon/Nantes, à au nord de La Roche, à de Saint-Gilles-Croix-de-Vie et à 52,1 km des Sables D'Olonne sur la côte atlantique.

La commune a une superficie de , dont 17 sont constitués en 4 parcs et 32 le sont en espaces verts.

La commune a doublé sa population en vingt ans pour compter aujourd'hui (chiffre INSEE au ). 58 % de la population a moins de 40 ans dont 36 % moins de 25 ans.

Belleville appartient à l'ancienne communauté de communes Vie et Boulogne qui regroupait : Aizenay, Beaufou, La Génétouze, Le Poiré-sur-Vie, Les Lucs-sur-Boulogne, Saint-Denis-la-Chevasse et Saligny et fait également partie du syndicat mixte du pays Yon et Vie regroupant 23 communes avec La Roche-sur-Yon.

Géologie et relief L'altitude moyenne de la commune est de , avec des niveaux fluctuant entre 55 et « Commune 24808 », Géofla, version 2.1, base de données de l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2015 .« Belleville-sur-Vie », Répertoire géographique des communes, fichier de l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015..

Hydrographie Elle est arrosée par la Vie, fleuve côtier de qui prend sa source à Belleville et se jette dans l’océan Atlantique à Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Elle reçoit, quatre affluents : le Jaunay, la Petite Boulogne, le Gué Gorand et le Ligneron.

Environnement Belleville-sur-Vie possède deux fleurs au Concours des villes et villages fleuris (palmarès 2009). Première fleur obtenue en 2007. Deuxième fleur obtenue en 2009.

Toponymie Belleville : il s'agit d'une Bella Villa, un « beau domaine ».

En poitevin, la commune est appelée Bélevile..

Histoire Le château fortifié de la seigneurie de Belleville a été construit vers la fin du . Il était entouré de douves. Il était situé au niveau de l'actuelle mairie, on y voit aisément sa forme du ciel. Sur le site officiel de la commune, il est mention, en 1798, d'un château . La forme quadrilatérale de l'enceinte peut supposer un château fort d'architecture philippienne. Si c'est bien le cas, cela voudrait dire que le château du a été reconstruit ou amélioré vers le , et qu'il devait avoir une forme rectangulaire plus ou moins régulière et être flanqué de quatre tours rondes aux angles, ainsi que d'un châtelet d'entrée. Les douves étaient très étendues, d'une surface de quatre hectares, remplies de l'eau du Godineau. Le château devait plus sembler être au milieu d'un lac qu'entouré de fossés classiques. Ces douves se répartissaient de la manière suivante : de l'Est, elles remontaient un peu derrière l'ancienne église au Nord, puis frôlant l'ancien cimetière (place de Lattre-de-Tassigny), et descendaient à l'Ouest de la place du champ de foire, puis au niveau de la rue Charrette pour rejoindre le Godineau.

Dès 935, l'histoire fait mention d'un seigneur de Belleville ; cette lignée s'éteindra à la mort des derniers descendants masculins, Maurice IV de Montaigu, seigneur de Belleville et de Palluau, en 1306, et son fils Maurice de Montaigu V, seigneur de la Garnache, décédé en 1320 sans descendance.

Seule héritière en tant que fille de Maurice IV, Jeanne de Belleville, dame de Belleville, de Montaigu, de Palluau, de Châteaumur, de Beauvoir-sur-Mer, de Thouarsais, de Noirmoutiers, de l'Isle d'Yeu, de la Garnache et de Pont-Callec, vit son troisième époux Olivier IV de Clisson décapité sur ordre du roi de France Philippe VI de Valois pour trahison.

Les biens du couple sont confisqués par le roi de France, toutefois la seigneurie de Belleville échoit à leur fille Jeanne de Clisson qui est nommée dame de Belleville à sa naissance. Cette dernière épouse Jean Harpedanne, seigneur de Raine dans le Devonshire, de Montendre, de Fontenay-le-Comte (1361), et vicomte d'Aunay.

Jean de Harpedanne est un chevalier originaire du Devonshire en Angleterre, lieutenant de Jean Chandos. Il devint Sénéchal de Saintonge. Le couple s’établit ensuite au Poitou lors de l'occupation qui suivit le traité de Brétigny (1360).

La famille Harpedanne de Belleville par ordre du roi Charles VI, sera maintenue à la tête de la seigneurie de Belleville dont elle prendra le nom au début du .

Dans la seconde moitié du , la seigneurie de Belleville sera érigée en Baronnie.

Vers 1850, fut construite la mairie actuelle avec les pierres de l’antique demeure seigneuriale.

L'ancienne église construite vers la fin du est l’un des plus curieux monuments de l'époque du roman vendéen. Il ne reste plus actuellement que le portail composé de quatre arcades ogivales concentriques.

Pendant l'année 1793, Belleville fut la plaque tournante des armées vendéennes. Le général Charette, sous la terreur (1794-1795), y avait établi son quartier général d’où il mena une guerre impitoyable aux « bleus », les acculant à des pourparlers de paix qui aboutiront au traité de la Jaunaye (guerres de Vendée). C'est ici qu'en il fit massacrer plusieurs centaines de prisonniers républicains désarmés.

Son quartier général devint par la suite un couvent, puis l’école privée Sainte-Anne. La commune a récemment acquis l’ensemble pour mettre en place un centre culturel et associatif. Les officiers étaient logés dans le mess, en face, rue Jean Moulin. Ce bâtiment qui fut pour un temps la mairie et l’école publique est désormais réhabilité en logements. La caserne et les écuries étaient, elles, situées entre la rue de l’Océan et la rue De Gaulle ; ce qui correspond aujourd’hui au village de la Bordinière.

Politique et administration

Liste des maires

Liste des maires délégués

Démographie Évolution démographique

Pyramide des âges La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (15,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante : 49,6 % d'hommes (0 à 14 ans = 23,5 %, 15 à 29 ans = 16,7 %, 30 à 44 ans = 23,6 %, 45 à 59 ans = 21,8 %, plus de 60 ans = 14,4 %) ; 50,4 % de femmes (0 à 14 ans = 22,2 %, 15 à 29 ans = 16,3 %, 30 à 44 ans = 23,8 %, 45 à 59 ans = 20,6 %, plus de 60 ans = 17,1 %).

Économie Une centaine d’entreprises fournissent près de , sur cinq zones d’activités : Actipôle 85, le Petit Bourbon, le Grand Pli, la Verdure et le Recrédy.

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments vignette|Portail de la nouvelle église.

Seul vestige de l'ancienne église de Belleville-sur-Vie, le porche composé de quatre arcades ogivales concentriques et reposant sur des colonnettes à chapiteaux ornés (cf. histoire) . À l'entrée de la nouvelle église : pierre tombale armoriée du . Gare de Belleville-sur-Vie.

Cinq circuits pédestres : le jaune : À la découverte de Belleville, 5 km à travers l'agglomération ; le bleu : Circuit des vieilles demeures, 8,5 km au sud est permettant de découvrir les anciens lieux-dits témoins du passé ; l'orange : Sentier de la Vie, 6,8 km à l'ouest sur la vallée de la Vie ; le rouge : Du Recrédy à la Morandière, 9,5 km au nord ouest de l'agglomération passant par le village du Recrédy, chargé d'histoire ; le vert : « Parcs et jardins » en partie le circuit bleu allongé de deux boucles. Environ 13 km.

Héraldique

(Armoiries de la famille Harpedanne de Belleville).

Voir aussi Bibliographie Armand-Désiré de La Fontenelle de Vaudoré et Olivier de Clisson, Histoire d'Olivier de Clisson, Connétable de France, volumes 1 et 2.

Articles connexes Liste des communes de la Vendée Bellevigny

Liens externes

Belleville-sur-Vie sur le site de l’Insee

Notes et références Notes

Références

Catégorie:Ancienne commune dans la Vendée Catégorie:Commune déléguée dans la Vendée Catégorie:Ancien chef-lieu de canton dans la Vendée Catégorie:Villes et villages fleuris Catégorie:Division administrative fondée en 1789 Catégorie:Commune en France disparue en 2015