La Faute-sur-Mer est une ancienne commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.
Érigé en commune le , c'était auparavant un hameau de la commune de La Tranche-sur-Mer.
Depuis le , elle est une commune déléguée de la commune nouvelle de L'Aiguillon-la-Presqu'île..
Géographie Localisation
La Faute-sur-Mer est placée sur une petite bande de terre côtière de l'extrême-sud de la Vendée.
À l'ouest, la commune est bordée, sur , par une plage de sable ininterrompue se terminant par un espace réservé au naturisme. Elle est donc naturellement devenue une petite station balnéaire en 1988 ce qui lui a permis d'ouvrir un casino. Dès 1985, elle avait reçu le Pavillon Bleu. Depuis , elle est station de tourisme.
À l'est, elle est bordée par le fleuve du Lay qui la sépare du petit port de L'Aiguillon-sur-Mer. Deux ponts (un pour piétons, un pour voitures) relient les deux communes jumelles.
Du sud au nord, on peut diviser la commune en trois zones : au sud : la réserve biologique de la pointe d'Arçay (dunes et pins) qui sert de site d’hivernage et de halte pour de nombreux oiseaux migrateurs ; au centre : le village ; au nord : des terres agricoles et la lagune de la Belle-Henriette.
Le territoire municipal de La Faute-sur-Mer s’étend sur . L’altitude moyenne de la commune est de , avec des niveaux fluctuant entre « Commune 4044 », Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 .« La Faute-sur-Mer », Répertoire géographique des communes, fichier de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015..
Urbanisme
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (36,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (40,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (32,5 %), forêts (17,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (15,2 %), zones humides côtières (13,3 %), zones agricoles hétérogènes (6,6 %), terres arables (5,8 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (3,3 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (1,5 %), eaux maritimes (0,7 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie En poitevin, la commune est appelée La Fàute (prononcé )..
Histoire 1462. Le nom de La Faute apparait dans une sentence prise en faveur de Lieu Dieu en Jard en 1462 à propos d'un marais « assis en Talmondais avenant envers la Faulte et Tranché ». 1603. Nicolas Herpin en 1603 mentionne « la gueule de la Faute ». « Le passage de Loix et le fier d'Ars estoient tellement gelez qu'on y passoit librement sur la glace, comme l'on faisait le semblable à la gueule de la Faulte. » 1621. Nous retrouvons ce nom de La Faulte, Pointe de la Faulte, dans un écrit concernant des combats entre les calvinistes et le Roy. Il y est mentionné des fortifications au niveau de la pointe de la Faute destinées à protéger l'embouchure du Lay . 1627. Lors du blocus de l'Ile de Ré par les Anglais, Richelieu réussit à faire ravitailler partiellement les assiégés par de petits navires partant du Plomb, de la Faulte, de l’Esguillon, de la Tranche, qui traversent de nuit chaque fois que les conditions le permettent. 1676. La mention de la carte de Sainte Colombe. « La Faute ou embouchure de la rivière Saint Benoist. » 1677. Mémoire de la Favolière. « La rivière de Saint-Benoist dit-il qui se descharge entre les battures de la Faute » Service Hydrographique de la Marine Archives vol 29 En 1702, une carte hydrographique de la marine montre la Pointe de La Faute au niveau de la sortie du pont actuel. La pointe du rocher se trouve au niveau du casino actuel. C'est l'amorce de la pointe d'Arçais. 1728. Port Puant. C'est la première mention connue du Port Puant. « … et que la seule pesche qu’on puisse regarder comme pesche de mer est celle de moules qu’on recueille de basses mers au Port Puant qui est à l’embouchure du Lay du côté de la Tranche…. » Ref : Pêches et pêcheurs du domaine maritime et des îles adjacentes de Saintonge, d'Aunis et du Poitou, au XVIIIe siècle 1730. René Lodre et Jacques de la Chaume acquièrent de l'Abbé de Talmond les marais de la Tranche le . Ils seront anoblis selon un ancien édit d'Henri IV permettant d"honnorez du titre de noblesse ceulz qui ne le sont poinct par leur naissance que nous jugeons avoir le plus de mérites dans les dessèchements des marais". ref: La Fontenelle de Vaudoré 1844. 1756-1763, guerre coloniale franco-anglaise. « L'Etat du corps de garde de la Faute est en bon état car toujours habité. » Ref : Rapport de l’Etat de la côte du bas Poitou. 1755/ SHAT Vincennes. « Occupé par la ferme, en bon état, tout y étant. Il seroit de propos d'établir s'il est possible une batterie sur la pointe de la Roche, qui deffendroit l’embouchure de la rivière du Lay ou de St Benoist, qui croiseroit avec celle de la pointe du coquillon, et du rocher. » Ref : Rapport sur les corps de garde de la côte du Poitou 1756/ SHAT Vincennes 1784. Le bail a été signé le . Il est mentionné comme bail à rente foncière amortissable. "Consenti par messire Gabriel Simon Leger Justin de Loynes de la Marzelle, comme mari et maître des droits de dame Catherine Gaudin, son épouse, et faisant pour messire Jean-Baptiste Symon de Galisson et dame Marie-Anne Gaudin, son épouse, à Jean Chauveau, cabanier, et Jeanne Gaboriau sa femme, des parts et portions qu'ils ont dans les relais de la Faute situé paroisse de la Tranche, moyennant 240 livres de rente". Catherine Gaudin et Marie Anne sont sœurs. Leur père est Pierre Nicolas Gaudin ,sieur de la Baconnière et leur mère est Marie Anne Lodre fille de René Lodre(1672-1729) sieur des Chasteigners. Le sera rédigé un partage d'héritage Lodre. Il a été rédigé à la mort de Marie Febve épouse de René Lodre. René Lodre était contrôleur ordinaire des guerres. (1672-1729). Nous trouvons dans le 4ème lot, le marais des Rouillères (339 arpents et 68 perches)et des Relais (78 arpents et 21 perches). Ils vont au sieur de la Baconnière Pierre Nicolas Gaudin époux de Marie Anne Lodre . Concernant les Relais, il est mentionné « dont jouit sans payer de contribution étant en dehors des Rouillères. » 1794. Assassinat et incendie au lieu-dit « les Vieilles Maisons. » « Aujourd’hui, vingt-sept Messidor de l’An II de la République (), une et indivisible, sur le rapport qui nous a été fait par le citoyen Charles Rebiffe, sous-lieutenant des Préposé à la Police du commerce extérieur, que les brigands se sont portés à la Faute dans cette commune, maison de la veuve Jean Chauveau où ils auraient commis un assassinat considérable, Nous, officiers municipaux assistés de l’agent national et de Pierre Richard, notre greffier, nous nous sommes transportés au lieu-dit La faute où nous avons reconnu Jean Rabillard, Jean Touvron et Pierre Nauleau, massacrés de plusieurs coups de sabre à la tête et le dit Pierre Nauleau, percé sur les deux poitrines. A l’insatnt a comparu Nicolas Chauveau qui nous a déclaré que Pierre et Jacques Chauveau, les deux frères, avaient été massacrés dans le même moment aussi de plusieurs coups de sabres à la tête et que le dit Jacques Chauveau, le plus vieux d’eux, avait eu la gorge percée de part en part par la pointe d’un sabre et le dit Pierre Chauveau a reçu deux coups de pistolet dans les côtes qui ont traversé. Après quoi nous officiers municipaux avons requis une charrette et quatre bœufs du citoyen Louis Bergeonneau pour conduire les cadavres des citoyens Jean Touvron, Jean Rabillard et Pierre Nauleau au lieu ordinaire de la sépulture de cette commune, et fait ensevelir les deux frères dans la commune de L’Aiguillon… » Ref : Archive de Vendée. Roger Eraud, Petite histoire de la baie de l’Aiguillon et de l’Aiguillon Sur Mer 1798. Deux acquisitions par la famille Chauveau en date du 24 Avril 1798 et du 24 Août 1798. Le cadastre napoléonien de 1811 la nomme La Faute et la décrit comme une suite de dunes incultes parsemées de vasières appelées lais de mer et ne comportant que trois petits bâtiments situés en un lieu appelé le Port Puant. Le premier village de La Faute est créé en 1829 par les héritiers Chauveau, famille qui possède les terrains depuis la fin du (1780). Des villas balnéaires furent construites au début du , probablement avec l'arrivée du chemin de fer (en 1901) dans la commune voisine de L'Aiguillon-sur-Mer. 1901. « La saison balnéaire. La saison des bains est maintenant presque terminée. Il n'est pas sans intérêt de se demander combien de voyageurs ont pu visiter notre ville, tout en se rendant à la plage située en face au village de la Faute. À partir du , date de l'ouverture du fonctionnement de la ligne de Chantonnay-Sainte-Hermine-Luçon-L'Aiguillon-Port, plus de 6,200 voyageurs sont venus prendre des bains. En une seule journée, le 1er septembre, 1028 personnes ont pris le bac pour aller de L'Aiguillon à La Faute. Nous espérons que l'année prochaine le nombre des visiteurs sera encore plus grand. La construction d'un pont sur le Lay deviendra alors nécessaire. » Avenir et indicateur de la Vendée. Un pont sera construit entre les deux communes pour traverser le Lay en 1909.C'est un pont à voie unique et travée roulante qui remplace donc le passage par bac. Il a été doublé d'un second pont à double voie en 1963. Le pont sur le Lay, entre L'Aiguillon-sur-Mer et La Faute, étant achevé et livré à la circulation, le bac départemental qui assurait le passage en ce point, n'est plus utilise. Archive de Vendée. Le hameau de La Faute sur Mer a été érigé en commune par séparation d'avec La Tranche-sur-Mer le 1953, devenant la de Vendée. La Faute est devenue une petite station balnéaire populaire du Sud de la Vendée.
Les submersions marines Plusieurs épisodes de submersion marine ont été répertoriés :
Le , une marée de coefficient important cause de très graves dégâts aux digues des prises de La Faute-sur-Mer, et trois d'entre elles sont submergées par les eaux de la mer.
Le , à la suite d'une marée de coefficient 110, accompagnée de vents violents de sud-ouest, le bourg de La Faute-sur-Mer est réduit à une île, les secteurs de la Vieille Prise et de la Jeune Prise (à proximité de l'actuel barrage du Braud) étant submergés (sur 120 hectares environ). Le journal L'Ouest-Éclair écrit le , sous le titre « Une partie du littoral vendéen menacé par la mer »Journal L'Ouest-Éclair du 25 mars 1928, . :
À la suite de cet événement, la construction d'une digue le long de l'actuelle RD 46, à la hauteur de la Belle-Henriette, est entreprise.
Le , une tempête avec vents violents conjuguée à une forte marée d'équinoxe provoque une brèche dans la digue de protection du hameau de la Faute et des digues de L’Aiguillon-sur-Mer et de Triaize. La submersion menace les secteurs habités de la FauteHistorique de la commune.