Saint-Georges-de-Montaigu est une ancienne commune française située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire. Depuis janvier 2019, elle fait partie de la nouvelle commune Montaigu-Vendée.

Sports Saint-Georges de Montaigu possède plusieurs clubs de sport, tels que du handball, du basket, du foot, du tennis.

Géographie Le territoire municipal de Saint-Georges-de-Montaigu s’étend sur . L’altitude moyenne de la commune est de , avec des niveaux fluctuant entre 27 et « Commune 29721 », Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 .« Saint-Georges-de-Montaigu », Répertoire géographique des communes, fichier de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015..

Saint-Georges-de-Montaigu fait partie de la communauté de communes Communauté de communes Terres-de-Montaigu regroupant, outre Montaigu, les communes de la Bernardière, La Boissière-de-Montaigu, Boufféré, la Guyonnière et Saint-Hilaire-de-Loulay.

La commune de Saint-Georges-de-Montaigu est située au nord - nord-est du département de la Vendée dans la partie bocage de ce département, au confluent de deux rivières appelées les Maines. La petite Maine, au sud, et la grande Maine, au nord du bourg. Le bourg est allongé sur un plateau incliné vers le confluent des deux rivières. Sa plus grande hauteur est de ; l’église est à au-dessus du niveau de la mer ; le confluent n’est qu’à . Malgré ces faibles hauteurs, sa position dominant les deux rivières et les plaines qui les bordent en ont fait dès les premières occupations humaines un lieu de regroupement et d’habitat.

La commune est traversée sur toute sa longueur par la RN 137 (Saint-Malo à Bordeaux par Nantes et Chantonnay). Elle se trouve à du centre de Nantes par l'autoroute A83 à laquelle Saint-Georges est rattachée par une bretelle d'accès direct et à du chef-lieu de département, La Roche-sur-Yon.

Les communes voisines sont Montaigu, chef-lieu de canton, La Guyonnière, Chavagnes-en-Paillers, La Boissière-de-Montaigu, Les Brouzils et Boufféré. Elle a à peu près la forme d’un losange. Elle couvre une superficie de et avait en 2010.

Jusque dans les années 1950, Saint-Georges-de-Montaigu était un bourg essentiellement agricole. De nombreux villages de quelques dizaines d’habitants l’entouraient, reliés au bourg par de mauvais chemins ou par de petites voies communales. Il y avait même des fermes à l’intérieur du bourg. Dans le bourg même, un artisanat peu développé, uniquement nécessaire aux besoins des cultivateurs des villages environnants : un forgeron, un sabotier, un ou deux menuisiers, quelques maçons, deux boulangers, et quelques épiceries.

Environnement Saint-Georges-de-Montaigu possède trois fleurs au Concours des villes et villages fleuris (passage de deux à trois fleurs pour le palmarès 2007).

Histoire Préhistoire Peu d’informations sur les premiers hommes qui peuplèrent la commune durant la préhistoire. On sait qu’ils s’installèrent à la lisière des forêts et le long des cours d’eau. Pas de mégalithe non plus sur le territoire de Saint-Georges, pourtant on en trouve de nombreux en Vendée et en bas Poitou.

Protohistoire L'ancien nom de Saint-Georges-de-Montaigu, Durivum (Durenum, Durenium ou Dureium) apparaît seulement vers le Xe-XIe siècle dans les textes médiévaux, notamment dans les Vitae de Saint-Martin-de-Vertou. À l'origine, la cité tire peut-être son nom du celtique Duron qui désigne d'abord "les portes" et qui aurait pu évoluer sémantiquement pour donner "marché clos, place, forum" avant de désigner "la ville close". Le nom Duron s'est transformé en Durum en latin, un mot qui apparait souvent dans les noms de lieux avec le sens de "marché" ou de "place" à la manière du forum. Puis Durum serait devenu Durivum par ajout de rivus (le ruisseau, le cours d'eau), en référence à la Petite et la Grande Maine. Au delà de cette hypothèse étymologique sur l'origine celtique du nom de la ville de Saint-Georges-de-Montaigu, peu de choses sont connus à propos de la ville à la période protohistorique, seule l'archéologie permet d'apporter des réponses lorsque des opérations sont prévues avant la réalisation d'aménagements dans la commune.

L'éperon rocheux sur lequel est situé la commune, formé par la confluence des deux Maines, se prête particulièrement bien à une installation défensive. Une partie de cette dernière a été retrouvée en 1992 lors d'un diagnostic archéologique avant les travaux de viabilisation du lotissement communal « Les Cottages ». Outre les fragments de céramiques, un fossé remblayé par des blocs d’amphibolite, du bois calciné et de l'argile rubéfiée a été mis au jour. Ces matériaux appartenaient très probablement à un rempart permettant de fermer l'éperon entre la Petite et la Grande Maine.

En 2020, au lieu-dit les Noëlles, un enclos fossoyé quadrangulaire avec partition interne daté de la Tène finale (environ 150 / 50 av. J.-C.) a été localisé lors d'un diagnostic archéologique. Sa fonction précise n'est cependant pas connue.

Antiquité C’est vers 57 que Jules César arrive en Poitou, et donc peut-être non loin de Durivum / Durinum. Le nom de l'agglomération n'est pas connu avant l'arrivée des Romains dans la région, le nom de Durivum apparaît sans doute durant l'époque romaine (voire peut-être à la période mérovingienne). Le site est considéré aujourd'hui comme une agglomération secondaire du territoire des Pictons dont le chef-lieu de cité est Lemonum (Poitiers). La cité s'étendait sur une quinzaine d'hectares et permettait le contrôle du franchissement de la Maine. Au centre de la ville était le forum (actuel champ de foire). Deux grandes voies romaines traversaient Durivum et se croisaient à l’endroit où est bâti le clocher, l'une permettant de relier Ratiatum et Saintes, l'autre se dirigeant vers Apremont. Sans réelle preuve, Robert Dronneau, l'ancien maire de Saint-Georges de Montaigu, affirmait que le centre du carrefour était surmonté d’une statue d’Apollon (probablement en référence au possible rapprochement entre le mythe d'Apollon et celui de saint Georges) et que l'agglomération comptait alors habitants.

Un quartier artisanal occupait le versant sud du bourg actuel. On y retrouvait des activités de boucheries, de poteries ainsi qu'une exploitation de schiste. Beaucoup de déchets ont également été recueillis (morceaux de vaisselle ou d'os d'animaux façonnés par l’homme, céramiques) ceci étant de bons indicateurs sur le mode de vie des gens ordinaires de l'époque. Un petit bout de voie romaine a aussi été découvert. À la fin du IIe siècle, l'activité cesse dans cette partie de la cité.

Moyen Âge Haut Moyen Âge La première mention historique de Saint-Georges-de-Montaigu date de 562, il est fait mention d'un "duplex monasterium" (monastère double ou monastère divisé en deux) qui serait situé "apud Durinum" (près de Durinum)DELHOMMEAU, Louis. Églises de Vendée : vocables, titulaires et liste des documents relatifs à leur construction et à leurs travaux du XIe siècle à nos jours. 2000-2001. 2 vol. (224-232 p.).

Vers 580, saint Martin de Vertou fonda deux monastères à Durirum/Durivum, l'un de moines, l'autre de moniales. Il mourut à Saint-Georges vers l'an 601. Sa dépouille fut transportée à Vertou. François-Nicolas Baudot Dubuisson-Aubenay, au XVIIe siècle, mentionne l'existence de ces deux monastères dans son itinéraire de Bretagne mais rapporte que seul celui des moines est encore en activité. De celui des moniales, les habitants de Saint-Georges-de-Montaigu n'ont pas gardé le souvenir. Le même Dubuisson-Aubenay raconte qu'il existait encore à son époque une masure (des ruines au sens archéologique) de l'ancienne église, construite à l'antique, devant l'église du prieuré.

Le pouillé de Luçon indique qu'à partir de ce moment Durivum fut le centre de diffusion du christianisme dans les environs. À cette époque, le nom de Durivum fut délaissé pour celui de saint Georges, le plus glorieux des chevaliers chrétiens. Malheureusement aucun auteur ne donne des précisions à ce sujet.

Vers 820, les incursions vikings ravagèrent la région. La ville fut délaissée par les notables et une grande partie de sa population. C'est à cette époque que fut érigée la forteresse de Montaigu.

Moyen Âge classique La zone du quartier artisanal d'époque romaine a été réemployée entre la fin du afin d'accueillir un cimetière monastique. Quelque 100 sépultures ont été mises au jour. Les sépultures ont été découvertes selon une orientation précise la tête relevée et posée sur des coussins d'herbe.

Vers 1130, Saint-Georges était passé sous la domination anglaise. Sous le règne de Richard Cœur de Lion, le château fort de Montaigu fut réparé. La population fut déplacée et une petite ville naquit qui prit le nom de Montaigu.

Bas Moyen Âge Le 19 mars 1305, Bertrand de Got, archevêque de Bordeaux, effectua une visite pastorale à Saint-Georges-de-Montaigu.

En 1461, Charles, duc de Berry, frère unique du roi Louis XI, allant de Poitiers à Nantes passa par Saint-Georges-de-Montaigu.

Époque moderne Renaissance À partir de 1562, les protestants livrèrent bataille aux catholiques dans l'enceinte même de Saint-Georges. Ces derniers furent défaits et leur église priorale fut brûlée par les protestants et ne sera que péniblement restaurée.

À la fin du , Saint-Georges-de-Montaigu reçut le roi Henri IV venant de La Rochelle. Ce fut à Saint-Georges qu'il rassembla ses troupes pour les faire marcher contre le duc de Mercœur qui assiégeait Montaigu.

Du monastère double (féminin et masculin) fondé au VIe siècle, seul le monastère masculin est encore en activité à l'Époque moderne. On compte seulement 6 moines en 1533-34, puis seulement 2 moines un siècle plus tard.

et Cependant Saint-Georges ne se relevait qu'avec peine des pertes que lui avait causées les guerres de Religion. Aussi ce ne fut qu'en 1684 que François Guinaudeau, curé de Saint-Georges, entreprit d'y rebâtir une église. Elle avait trois nefs des piliers carrés en pierres de taille, reliés ensemble par des arcades, le tout en granit. L'église est achevée en 1691.

En 1770, il n'y a plus aucun moine au monastère de Saint-Georges de Montaigu.

Époque contemporaine Révolution française La période révolutionnaire ne fut pas sans trouble dans la commune de Saint-Georges de Montaigu. Le 25 juillet 1791, le député vendéen Philippe-Charles-Aimé Goupilleau demande aux officiers municipaux de Saint-Georges de Montaigu d'éloigner le curé et le vicaire réfractaires qui empêchent les actions de M. Maroilleau, curé constitutionnelFichier historique du diocèse de Luçon, consultable sur le site des archives départementales de la Vendée à la côte 1 Num 47/429. Le 17 août 1791, le même député fait savoir au maire de la commune qu'il juge nécessaire de recourir à la force armée pour faire cesser les troubles causés par les habitants demandant le retour du curé réfractaire. Le maire semble lui-même avoir été menacé par ces mêmes habitants et la sécurité du prêtre constitutionnel n'est plus assurée. Le 21 novembre de la même année, Jean-Victor Goupilleau, frère du député précédemment cité, lui fait savoir que la veille, le prêtre constitutionnel n'a pas pu dire la messe car certains habitants ont bloqué les portes de l'église paroissiale avec des "clous, bois et pierres".

Pendant la guerre de Vendée, 700 hommes de Saint-Georges périrent les armes à la main pour la défense du trône et de l'autel.

Dans cette même période, en 1793, l'abbé Lusson, alors vicaire à Saint-Georges-De-Montaigu aurait écrit l'hymne des vendéens, plus connue sous le nom de la Marseillaise des Blancs, qui est une parodie de l'hymne de la Marseillaise. Elle aurait été chantée pour la toute première fois lors de la bataille du Pont-Charrault, le 19 mars 1793.

Premier Empire