Le d'infanterie coloniale est une unité de l'armée française. Il est renommé d'infanterie de marine en 1958. Dissout en 1979, ses traditions sont reprises par le d'infanterie de marine à compter du .

Création et différentes dénominations 60px|vignette|L'insigne des troupes de Marine. 1902 : : création du d'infanterie coloniale 1940 : juillet : dissolution 1944 : novembre : recréation du d'infanterie coloniale à partir du de tirailleurs sénégalais par suite du « blanchiment » de la DIC 1955 : : dissolution 1956 : : création du d'infanterie coloniale 1958 : : renommé d'infanterie de marine par décret du Pierre Montagnon, Histoire de l'armée française, Editions Pygmalion, 1997. 1962 : : dissolution en Afrique du Nord 1962 : : création du d'infanterie de marine 1979 : : dissolution à Maisons-Laffitte 1979 : juillet : création à Dakar du d'infanterie de marine, par changement d'appellation du B.I.Ma

Chefs de corps … - : colonel Caudrelier … - : colonel Auguste Marie Raphaël NèpleNé à Lugny le 30 mai 1860 (chef-lieu de canton de Saône-et-Loire où son père était receveur de l'Enregistrement, des Domaines et du Timbre), il fut promu colonel le 28 mars 1913 et désigné le 9 avril suivant pour commander le 23 RIC. Source : La France militaire du vendredi 6 juin 1913. - : colonel Guyot d'Asnières de Salins . - : colonel Monhoven . 1925-1928 : colonel Allégrini … 1934 - 1935 : colonel Carlès 1937 - 1939 : colonel Mennerat 1939 - : colonel Georges Cuzin : lieutenant-colonel Rousseau - : colonel Jean Landouzy 1945 : colonel Debes… 1978 jusqu'à la dissolution en 1979 : colonel Philippe Fauthous

Historique des garnisons, combats et batailles du R.I.C Le régiment est installé à partir de 1907 à la caserne Lourcine au du boulevard de Port-Royal dans le de Paris, en face du Val-de-Grâce. Il y reste jusqu'en 1945. Campagne du Maroc 1908-1913, R.I.C right|100px|thumb|Insigne d'épaule l'ancre d'infanterie de marine.

La Première Guerre mondiale Casernement en 1914 : Paris ; coloniale ; d'infanterie coloniale

1914 Départ de Paris le pour Revigny-sur-Ornain en trainhttp://vinny03.perso.neuf.fr/gg/leshistos/23ric.htm Premier contact avec des éléments de cavalerie ennemie à Gérouville le Opérations des et armées et du corps de cavalerie Sordet Bataille des Frontières 22 août : Combats de Rossignol, au cours desquels le colonel Nèple, commandant du régiment, est grièvement blesséLe 26 août 1914, quatre jours après avoir été blessé en Belgique, il décèdera à Châlons-sur-Marne, âgé de 54 ans (citation : « A été blessé mortellement le 22 août 1914 en faisant bravement son devoir à la tête de son régiment. »). : Saint-Vincent Repli du au Bataille de la Marne Le , occupe la position comprise entre le chemin de Thieblemont à Écriennes et le canal de Vitry à Saint-Dizier. Le enlève d'assaut les fermes de Tournay. 6- : Écriennes, Vauclerc Du 7 au , le régiment très décimé devient réserve d'armée. Poursuit l'ennemi du 12 au jusqu'au nord-ouest de Ville-sur-Tourbe Le , le village de Melzicourt est enlevé Le , le , mis à la disposition du d'infanterie, reçoit l'ordre d'enlever les retranchements allemands au nord de la Harazée en Argonne

1915 Le , les et reçoivent l'ordre d'occuper et de résister sur les crêtes au nord de Massiges Champagne 16 - : fortin de Beauséjour Jusqu'au , occupe soit le secteur de Ville-sur-Tourbe, soit, et surtout, le secteur du bois d'Hauzy, où il alterne avec le RIC. De courtes périodes de repos sont accordées au régiment dans le village de Dommartin-sous-Hans. Le , le RIC embarque à Sainte-Menehould et débarque à Emerville, au nord-ouest de Villers-Cotterêts. Le , en réserve à Berneuil-sur-Aisne Bivouac dans la forêt de Laigue Cantonné à Pierrefonds, le régiment y embarque du 14 au , et débarque à Longpré-les-Corps-Saints Transporté en camions, dans la région sud-est de Doullens Séjourne dans les villages de Sombrin et de Warluzel du au Du 5 au , le régiment stationne à Candas et à Halloy-lès-Pernois, premiers départs de permissionnaires Du 15 au , il s'embarque aux abords d'Amiens, à destination de la Champagne Débarque à Épernay et cantonne à Ay Le , il est transporté en chemin de fer d'Oiry à Mourmelon-le-Petit et va bivouaquer dans le camp de Châlons Transporté le à Valmy, le régiment retourne dans ses anciens cantonnements de Dommartin-sous-Hans Le , relève le RI ( corps), dans le sous-secteur de Massiges-Virginy Creuse des boyaux du 3 au dans la région de Dommartin puis retourne dans le sous-secteur de Massiges-Virginy 25 septembre-6 octobre : seconde bataille de Champagne, Main-de-Massiges, cote 191 Jusqu'au , le régiment continue sa progression vers le Nord Dans la nuit du 9 au , le régiment est relevé. Transporté en camions de Courtémont à Verrières, le régiment se reconstitue dans ce village Revient à Dommartin-sous-Hans le Relève le RIC le dans le sous-secteur ouest de Massiges Relevé par le RI le Période de repos dans la région de Givry-en-Argonne Le régiment est passé en revue le par le général Berdoulat, décoration de la croix de guerre Du 17 au , le régiment est transporté en chemin de fer dans la région de Meaux Cantonnement à Monthyon, Barcy et Saint-Soupplets

1916 Se déplace du 6 au à destination du camp de Crèvecœur-le-Grand pour faire de l'instruction Part du camp de Crèvecœur le , occupe des positions dans le secteur de Foucaucourt Le , subdivision de Dompierre Le , le RIC est relevé par le RIC et occupe, le , les cantonnements de Framerville et de Rosières Jusqu'au , le régiment participe, de jour et de nuit, à l'aménagement du secteur de la DIC Séjour dans les cantonnements d'Harbonnières, de Framerville et de Proyart Relève, dans le secteur de Foucaucourt (région du bois Commun) le RIC le Relevé le par le RI Le , relève le RIC dans la subdivision de Dompierre Le bataillon de réserve est cantonné à Chuignes Relevé le par le RIC Exercices de liaison, notamment avec avion, au camp 63 près Lamotte-en-Santerre Occupe son secteur d'attaque le Le , le général Cadel, commandant la DIC, est grièvement blessé Bataille de la Somme L'attaque est déclenchée le . Le premier objectif est les villages de Dompierre et de Becquincourt. Le deuxième objectif est la seconde position allemande, éloignée de la première d'environ et formant courtine entre les villages d'Herbécourt et d'Assevillers Le , à 9 Heures, le régiment pousse sur Flaucourt Le , des éléments sont poussés vers le sud-est, face à Barleux Le , le régiment va cantonner à Proyart Revient le dans les tranchées de la région de Dompierre Le , reçoit pour mission d'enlever les organisations défensives de l'ennemi au sud de Barleux Juillet-septembre : Ebesquincourt, Dompierre, Assevillers, Rancourt, Belloy-en-Santerre, Villers-Carbonnel, Horgny

1917 17 - : entre Somme et Oise 15 avril : Bataille du Chemin des Dames. 16 - : l'Ailette 5 - : mont des Singes 28 - : Hurtebise

1918 27 - : Combats sous Reims : combats sous Reims : combats sous Reims 7 - : Bazancourt 11 - : Retourne, Aisne Herpy Il a reçu la fourragère aux couleurs de la Médaille militaire le .

Drapeau du régiment Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions ci-dessousDécision SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007.Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie. Ki-Hoa1861 Puebla 1863 Sontay 1883 Tien-Tsin 1900 Maroc 1908-1913 Champagne 1915-1918 Aisne 1917-1918 Reims 1918 Argonne 1940 Colmar 1945 Bade 1945 Indochine 1945-1954 AFN 1952-1962

Il porte la fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire avec deux olives aux couleurs des rubans des croix de guerre 1914-18 et 1939-1945 et la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre TOE

L'entre-deux-guerres

La Seconde Guerre mondiale Le , le d'infanterie coloniale du colonel Cuzin fait partie de la d'infanterie coloniale qui renforce le sous-secteur de Montmédy (secteur fortifié de Montmédy).

Le (veille du jour de l'armistice) le d'infanterie coloniale se bat aux côtés du RIC jusqu'en milieu d'après-midi à Paray Sainte-Césaire, au-dessus de Nancy. Dans l'après-midi au son du clairon (ordre du commandant Lauzier) sous l'impulsion de l'aspirant David, les « marsouins » chargent à la baïonnette. Ce doit être la dernière charge à la baïonnette de la guerre de 1940. Les derniers survivants, ivres de fatigue, sans munition et écrasés par le nombre, se rendent. Auparavant, ce régiment ainsi que le RIC fut très éprouvé à la côte 304 en à proximité de Verdun où il perdit les trois quarts de son effectif. .

Il est dissous en , recréé en à partir du régiment de tirailleurs sénégalais (blanchiment des troupes coloniales).

L'après Seconde Guerre mondiale

Allemagne 1945, le R.I.C stationne du manque la date d'arrivé 'en 1945) au Richthofenkaserne (futur quartier Lyautey) et Boelckekasernequartier (futur quartier Mangin) à Villingen-Schwenningen avant son départ pour l'Indochine. Indochine 1945-1955, le R.I.C dissous le , recréé le . Afrique du Nord 1956-1962, le R.I.Ma dissous le , recréé le . Maisons-Laffitte 1962-1979, le R.I.Ma dissous le . le d'infanterie de marine est créé le à Dakar, par changement d'appellation du B.I.Ma

Traditions La fête des troupes de marine Elle est célébrée à l'occasion de l'anniversaire des combats de Bazeilles. Ce village qui a été quatre fois repris et abandonné sur ordres, les et le .

Les Marsouins et les Bigors ont pour saint patron Dieu lui-même. Ce cri de guerre termine les cérémonies intimes qui font partie de la vie des régiments.

Personnalités ayant servi au régiment

Henri Amiel 1907-1976), général de brigade, Compagnon de la Libération, capitaine en 1936. Marcel Bigeard (1916-2010), général de corps d'armée, capitaine en 1945, chef de la compagnie du . Eugène Cotte (1889-1976), blessé lors de la bataille de la Somme en 1916. Émile Détanger (1880 - 1914), écrivain sous le pseudonyme Émile Nolly . Raoul Duault (1910-1983), officier de la France libre, Compagnon de la Libération. Philippe Fratacci (1917-2002), officier de la France libre, Compagnon de la Libération. Charles N'Tchoréré (1896-1940), lieutenant au régiment en 1927. Philippe Freyre (1891-1957), agent du au sein de l'Abwehr. Jean Gilles (1904-1961), général de corps d'armée, commandant en second du régiment en 1945 Pierre Marchand (1893-1971), général français, Compagnon de la Libération François Mitterrand (1916-1996), président de la République française, sous-officier entre 1938 et 1940. Robert Alvar de Biaudos de Casteja, fils aîné du Marquis de Castéja, mort pour la France à Pfastatt en à 19 ans lors des combats dans la poche de Colmar Jean Mufraggi (1914-2009), officier de la France libre, Compagnon de la Libération. Louis Rimbault (1877-1949), membre de la bande à Bonnot Charles Rondony (1856-1914), chef de corps en 1902. Ramire Rosan (1895-2004), dernier « poilu » de Guadeloupe. Pierre Rougé (1911-1941), officier de la France Libre, Compagnon de la Libération. Pierre Vilars (1916-), officier d'artillerie

Sources et bibliographie Erwan Bergot, La coloniale du Rif au Tchad 1925-1980, imprimé en France : , n° d'éditeur 7576, n° d'imprimeur 31129, sur les presses de l'imprimerie Hérissey. , .

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Troupes de marine Troupes coloniales Régiments des colonies

Liens externes

Musée des troupes de marine de Fréjus

Infanterie Coloniale, 23 Infanterie Coloniale, 23 Infanterie Coloniale, 23 Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1902