Kourra Félicité Owona Mfegue, née le à Yaoundé, est une universitaire, avocate, experte internationale et autrice camerounaise.. Elle est l’autrice de plusieurs ouvrages., dont Le différend frontalier Cameroun/Nigeria : apport de la décision de la Cour internationale de justice à l'exécution de ses décisions.. En 2018, elle publie sous le nom de plume Inna.O son premier recueil de nouvelles intitulé Le Bal des salauds. Engagée dans les débats sociétaux, elle est régulièrement présentée comme une voix féministe au Cameroun.. En 2019, elle publie une tribune sur cette thématique dans le quotidien Le Jour.
Biographie Origines et enfance Kourra Félicité Owona Mfegue est la fille du professeur Joseph Owona, professeur émérite et agrégé de droit public, spécialiste de droit constitutionnel, de droit administratif et de droit international, décédé le , et de Woya Guindo, d’origine burkinabè-malienne, consule honoraire du Burkina Faso au Cameroun....
Elle naît le à la polyclinique de Tsinga, à Yaoundé, au Cameroun. Longtemps fille unique au sein d’une fratrie de sept garçons, elle est surnommée par son père « fille-garçon » et familièrement appelée "Inna". Elle partage son enfance entre le Cameroun et la France, développant un attachement profond à son pays d’origine.
Son expérience familiale, notamment dans un contexte polygamique, et les inégalités observées par les femmes de son entourage nourrissent très tôt son engagement pour l’émancipation des femmes africaines. Ces thématiques occupent une place centrale dans ses écrits comme dans sa carrière professionnelle. Elle est mariée et mère de plusieurs enfants.
Études Kourra Félicité Owona Mfegue effectue sa scolarité secondaire au Cameroun, d'abord au collège catholique de la Retraite, puis au lycée français Fustel-de-Coulanges à Yaoundé. Elle poursuit ensuite ses études en France, au sein de l’internat dominicain du Cours Albert-le-Grand à Bordeaux, où elle obtient son baccalauréat.
Elle s’inscrit à l’Université Bordeaux-IV, où elle obtient une licence en droit, avant de rejoindre l’Université Paris-XII, où elle décroche une maîtrise en droit public des affaires ainsi qu’une maîtrise en droit en 2002-2003. Après une tentative au concours d'entrée à l’École nationale d’administration (ENA), interrompue à l’épreuve finale du grand oral, elle choisit de poursuivre son parcours universitaire.
Elle intègre alors un DEA en droit public des activités économiques à l’Université Paris-XII en 2004, puis un diplôme de troisième cycle en stratégie diplomatique au Centre d’études diplomatiques et stratégiques (CEDS) de Paris en 2005.
Elle prépare par la suite une thèse de doctorat en droit public à l’Université Paris-Nanterre, sous la direction du professeur Alain Pellet, ancien président de la Commission du droit international des Nations unies et avocat de l’État du Cameroun dans le différend frontalier entre le Cameroun et le Nigeria. Sa thèse, intitulée L'arrêt de la Cour internationale de justice du 10 octobre 2002 relatif au différend frontalier Cameroun c. Nigeria : contribution à l'étude de l'exécution des décisions en matière territoriale, est soutenue le .
En 2013, elle se spécialise en droit électoral et obtient le diplôme universitaire d’administrateur des élections à l’Université Panthéon-Assas (Paris II).thumb|Kourra Félicité Owona Mfegue Soutenance
Carrière universitaire et engagements internationaux thumb|Kourra Félicité Owona Mfegue à l'ONU
Depuis 2008, elle est la première femme maîtresse de conférences à l’Institut des relations internationales du Cameroun (IRIC), où elle enseigne dans plusieurs masters, notamment en contentieux international, en coopération et développement humanitaire (en partenariat avec l’Université de Padoue)., et en Francophonie (avec l’Université de Lyon.). Elle intervient aussi pour la chaire ISESCO/FUMI et l’Université Senghor d’Alexandrie..
Elle a été chargée de travaux dirigés à l’Université Paris-XII., enseignante invitée à l’Université de Bossasso (Somalie), à Hargeisa (Somaliland), et à Kwantlen Polytechnic University (Canada). Membre du CEDIN (Université Paris X).et de l’Académie africaine de la pratique du droit international., elle est aussi engagée dans la médiation et les processus électoraux pour l’Union africaine, l’OIF et l’ONU, notamment à Garowe (2012) et en Nouvelle-Calédonie (2017-2020).
En parallèle de sa carrière académique, elle s’illustre sur le plan international par son engagement en faveur de la paix et des processus électoraux. Médiatrice au sein du réseau FemWise-Africa, une initiative du Panel des sages de l’Union africaine intégrée au Global Alliance of Regional Women Mediators Networks., elle a pris part à de nombreuses missions d’observation électorale pour le compte de l’Union africaine, de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et des Nations unies. En 2012, elle intervient notamment à Garowe (Somalie) dans le cadre d’une mission PNUD. De 2017 à 2020, elle exerce en tant que Personnalité Indépendante Qualifiée des Nations unies en Nouvelle-Calédonie.
En 2022, elle est experte-personne ressource pour la MINUSCA dans le cadre de la révision du Code électoral de la République centrafricaine. Elle participe également à des travaux juridiques au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) en 2009.
Avocate au barreau de Paris depuis 2018 ayant prête serment au barreau de Paris en 2018, aux côtés notamment du défunt bâtonnier Olivier Cousi, dont elle avait soutenu la campagne aux élections ordinales de 2016. , elle est aussi arbitre auprès du Comité national olympique et sportif du Cameroun. Elle occupe diverses fonctions scientifiques et administratives à l’IRIC, dont la coordination du département de droit international.
En 2021, elle devient la première femme à prononcer une leçon inaugurale à l’IRIC sur le thème : « COVID-19, une pandémie au prisme des relations internationales ».. Elle est active dans la lutte contre le harcèlement sexuel en milieu universitaire et a participé à une concertation institutionnelle sur ce sujet en 2024.
Sa lecon inaugurale a Kinshasa (RDC) fut tres remarquee : « Les rayons et les ombres du pouvoir juridictionnel en Afrique francophone depuis le renouveau démocratique », decembre 2024 , Colloque international OIF sur le theme : « Bilan de la contribution de la justice au renforcement de la democratie en Afrique francophone ».
Publications Ouvrages Kourra Félicité Owona Mfegue est l'autrice de plusieurs ouvrages dans le domaine du droit international, de la gouvernance électorale et des conflits armés. Elle a codirigé Le droit international et la lutte contre la traite des êtres humains en Afrique, publié chez L’Harmattan, un ouvrage collectif de 416 pages. Elle est également l’autrice de Le différend frontalier Cameroun/Nigeria : apport de la décision de la Cour internationale de justice à l'exécution de ses décisions, qui propose une analyse approfondie du rôle du droit international dans la résolution des conflits territoriaux. En 2016, elle publie Droit de vote et participation politique des Camerounais de l’étranger chez La Doxa Éditions . En 2012, elle s'intéresse aux ressources naturelles dans les conflits armés avec Les ressources naturelles dans les conflits armés en RDC, également paru chez L’Harmattan. . En hommage à son père, elle coordonne en 2024 Le carnet d’hommages au Pr Joseph Owona.Dans le cadre de sa Fondation carritative Owona Mfegue crée en 2025, dédiée à de nombreuses œuvres caritatives dont une assistance juridique offerte aux veuves, elle a organisé un Webinaire spécial en hommage au Professeur émérite Joseph Owona decede le via la plateforme Zoom qui a été très commenté sur les reseaux sociaux. Outre ses contributions juridiques et scientifiques, elle est également l’autrice de plusieurs œuvres littéraires publiées sous le nom de plume Inna.O. En 2018, elle publie Le Bal des salauds, suivi de Les Sulfureuses et de son plus récent roman, Le Leurre, paru en 2024 chez Schabel. Contributions académiques
Kourra Félicité Owona Mfegue a contribué à plusieurs ouvrages collectifs et revues scientifiques à comité de lecture dans le domaine du droit international, du droit humanitaire, de la gouvernance électorale et des relations internationales.
2024 : Elle publie « La question de la constitutionnalité des juridictions spéciales : perspectives comparées des Hautes cours de justice et des tribunaux militaires en Afrique francophone » dans Mélanges en l'honneur du professeur Étienne Charles Lekene Donfack (tome 1, Paris, L’Harmattan, pp. 453–469). Elle contribue à Afrique et droit international humanitaire (Paris, Pedone), avec une étude sur l’application du droit international humanitaire par les opérations de paix, dans les actes du colloque de Rennes (1er et ), sous la direction de Guillaume Le Floch et Francesco Seatzu (paru le , 390 p.). Elle signe une recension critique de l’ouvrage de Jean-Emmanuel Pondi Le harcèlement sexuel en milieu universitaire, dans Repenser les relations internationales à partir de l’Afrique : Mélanges offerts au professeur Jean-Emmanuel Pondi (Paris, L’Harmattan, pp. 673–690). 2022 : Elle publie Justice militaire et lutte contre le terrorisme au Cameroun (Paris, L’Harmattan, , 238 p., , où elle explore les tensions entre sécurité et respect de l’État de droit. 2021 : Elle contribue à L’État et l’équipe nationale de football au Cameroun, dirigé par Claude Bekombo Jabea (Paris, L’Harmattan), avec un article aux pages 355–367. Elle participe aux Mélanges en l'honneur de Joseph Owona (Paris, 2021). Elle publie « China’s Health Silk Road under the Prism of Covid-19: Advent of a New Sanitary Order? » dans la Cameroonian Review of International Studies (, pp. 92–101). 2020 : Elle signe une contribution dans Culture, Identities and Ideologies in Africa-China Cooperation, ouvrage collectif édité par le Thabo Mbeki African Institute en Afrique du Sud. 2019 : Elle publie « Le droit et la diplomatie de la peur face au péril terroriste de Boko Haram » dans la Revue africaine de droit et de science politique (volume 7, numéro 14, pp. 137–161). Elle figure parmi les contributeurs de La crise anglophone sous le prisme du droit international, publié chez L’Harmattan. 2018 : Elle publie un article dans les actes du colloque Quelle coopération décentralisée pour une émergence réussie du Cameroun en 2035 ?, organisé à l’Institut des Relations Internationales du Cameroun (IRIC), où elle analyse le cadre normatif camerounais de la coopération décentralisée (pp. 65–76). 2016 : Elle participe aux actes du colloque Droit international, droits nationaux et lutte contre le terrorisme en Afrique, organisé par le département de droit international de l’IRIC en , avec une contribution intitulée « Droit international et terrorisme de Boko Haram au Cameroun », publiée par les Presses de l’UCAC (pp. 123–250).
Divers . . « China`s health silk road under the prism of Covid 19,advent of a new sanitary order? » Cameroonian Review of International Studies, 03-Jun-2021, pp.92-101 « China`s health silk road under the prism of Covid 19,advent of a new sanitary order? » Cameroonian Review of International Studies, 03-Jun-2021, p. 92-101.. . « Le droit et la diplomatie de la peur face au péril terroriste de Boko Haram », Revue africaine de droit et de science politique (Yaoundé, Cameroun), Revue africaine de droit et de science politique, vol. 7, , , p. 137-161. .