Roger Grisey, né le à Besançon et mort le à Toulouse, est un résistant français, Compagnon de la Libération. Employé de l'industrie pétrolière ayant eu une expérience militaire, il décide de se rallier à la France libre en 1940 et participe aux combats de la Seconde Guerre mondiale en Afrique et en France au sein de la division blindée
Biographie
Jeunesse et engagement Fils d'un mécanicien de la compagnie PLM, Roger Grisey naît le à Besançon. Après son certificat d'études, il part pour Nantes où il étudie à l'école nationale professionnelle Livet. En 1927, il décide de s'engager dans l'armée pour deux ans et participe à la campagne du Maroc. De retour à la vie civile, il travaille à la Standard française des pétroles comme chef de secteur.
Seconde Guerre mondiale Lors de la mobilisation de 1939, il est affecté dans le génie avec le grade de caporal-chef et participe à la bataille de France l'année suivante. Le , dans le massif des Ardennes, il est blessé au bras droit par un éclat d'obus. Hospitalisé à Dax puis à Argenton-sur-Creuse, il doit être amputé de deux phalanges. Démobilisé, il se retire à Paris mais ne supporte pas l'occupation allemande. Le , il comparaît devant un tribunal militaire allemand pour s'être battu avec un officier de la wehrmacht sur la place de la gare Saint-Lazare. Relâché, il décide de se rallier à la France libre et parvient à se rendre à Gibraltar le .
Engagé dans les forces françaises libres, il est envoyé en Afrique-Équatoriale française et affecté à la colonne Leclerc, future DB, dont il intègre la compagnie de découverte et de combat (RTST). Il participe avec son unité à la guerre du désert en Libye puis à la campagne de Tunisie. Promu sergent et muté au régiment de marche du Tchad (RMT), il débarque en Normandie en avec la DB puis, après la bataille de Normandie, participe à la libération de Paris. Suivant l'avancée de la division, il prend part à la bataille des Vosges au cours de laquelle il est à nouveau blessé par un éclat d'obus, cette fois à la cuisse droite. Remis sur pied, il avance jusqu'en Allemagne où il termine la guerre au sein de la compagnie automobile du RMT avec le grade de lieutenant.
Après-Guerre Après la guerre, Roger Grisey retrouve son emploi au sein de la Standard française des pétroles qui devient Esso en 1952. Nommé directeur, il exerce à La Rochelle puis à Quimper. Il quitte ensuite la société et devient commerçant.
Roger Grisey meurt le à Toulouse. Il est inhumé à Bayonne.
Décorations
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Chevalier de la Légion d'honneurCompagnon de la LibérationPar décret du 2 juin 1943Croix de guerre 1939-1945Médaille des blessés de guerreMédaille colonialeAvec agrafes "Fezzan" et "Tunisie"Médaille commémorativedes services volontaires dans la France libreChevalier de l'ordre du Nichan Iftikhar(Tunisie)
Références
Voir aussi
Bibliographie . . .
Articles connexes Ordre de la Libération Libération de la France
Liens externes
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