Henri SimonBien qu'orthographié "Henry" sur certains sites, son prénom de naissance est "Henri" comme indiqué sur son acte de naissance. Il y a confusion avec son père qui se prénomme effectivement "Henry"., né le à Dijon et mort le à Marseille, est un fonctionnaire, militaire et résistant français, Compagnon de la Libération. Jeune inspecteur des contributions directes mobilisé lors de la première guerre mondiale, il s'illustre au cours des combats, étant blessé à plusieurs reprises. À l'issue du conflit, il reprend son activité fiscale avant de travailler aux services cadastraux de Marseille. En 1940, opposé au régime de Vichy, il décide d'entrer en résistance et, membre des FTP puis des Forces françaises de l'intérieur, il organise la libération de Marseille en 1944. Après la guerre, il reprend son poste au cadastre jusqu'à sa retraite.
Biographie
Jeunesse
Henri Simon naît le à Dijon, d'un père employé d'octroi. Il effectue ses études au lycée Carnot puis devient inspecteur des contributions directes en 1915.
Première Guerre mondiale
Mobilisé le , il est affecté au bataillon de chasseurs à pied ( BCP) mais ne rejoint pas le front immédiatement, étant envoyé à Saint-Maixent-l'École pour suivre les cours de l'école d'aspirant. Promu à ce grade le , il rejoint son bataillon dans la zone des armées en juin. Engagé dans la bataille de la Malmaison, il y est blessé le et est hospitalisé jusqu'au suivant. Sorti de convalescence, il retrouve le BCP à Dampierre-les-Bois à la fin de l'année 1917 avant que celui-ci ne soit déplacé à Bruyères, dans les Vosges, en . Après une période alternant travaux, surveillance et repos en Alsace, Henri Simon participe à la troisième bataille de l'Aisne où il est légèrement blessé dans la 73ème Division d'infanterie dans le 346ème Régiment d'infanterie. Non évacué, il est promu sous-lieutenant le . En juin suivant, il s'illustre en stoppant plusieurs attaques allemandes à la mitrailleuse et en menant une section à l'assaut. À cette occasion, il est cité à l'ordre du corps d'armée. Un mois plus tard, lors de la quatrième bataille de Champagne, il est à nouveau cité, cette fois à l'ordre de la division, pour avoir mis en fuite un groupe d'allemands et sauvé ainsi deux mitrailleuses. Lors de la dernière offensive alliée, il se retrouve à Orfeuil, dans les Ardennes, où il subit une intoxication aux gaz de combat le et doit être évacué. Il rejoint son bataillon le alors que celui-ci est au repos à Fleury-la-Rivière avant d'être déplacé à Givron où les hommes apprennent l'armistice.
Entre-Deux-Guerres
Placé en congé de démobilisation le , il retourne à Dijon où il reprend son activité d'inspecteur des contributions tout en suivant des cours de droit à la faculté de la ville. Il s'installe ensuite successivement à Valenciennes, à Thonon-les-Bains et en Isère où il devient docteur ès sciences économiques à l'université de Grenoble en 1929. En 1935, il est muté à Marseille où il est nommé chef du service départemental du cadastre. Il est parallèlement membre du parti communiste.
Seconde Guerre mondiale
Lors de la mobilisation de 1939, son âge et sa situation de fonctionnaire permettent à Henri Simon de ne pas rejoindre les armées malgré ses demandes. Il est alors affecté au ministère des finances. Refusant l'armistice du 22 juin 1940, il entreprend immédiatement d'entrer en résistance. Rassemblant autour de lui des camarades partageant ses opinions contre le régime de Vichy, il mène une campagne de propagande. Contacté par le comité de la zone sud du mouvement de résistance Front national, il est chargé de mettre en place la section des Bouches-du-Rhône de ce mouvement. Spécialiste en géodésie et en topographie du fait de son emploi au cadastre, Henri Simon fournit aux FTP de nombreux plans et schémas. Il organise également des groupes armés et des équipes de sabotage et met en place des itinéraires et des centres de repli.
Conseiller militaire pour les FTP au début de 1943, en plus de son poste au front national, il devient en juillet suivant chef régional des franc-tireurs et partisans. À la suite de la fusion des FTP et de l'Armée secrète donnant naissance aux Forces françaises de l'intérieur (FFI), Henri Simon est nommé chef régional adjoint FFI puis, après les arrestations de Robert Rossi et Jacques Renard en , il devient chef régional des FFI de la région R2. Dès lors, il prépare la libération de la région et, après le débarquement de Provence, établi la liaison avec les troupes alliées. À la fin du mois d', il mène les troupes FFI lors de la libération de Marseille. Il œuvre ensuite à l'intégration des FFI dans l'armée régulière et veille au maintien de l'ordre à Marseille. Devenu conseiller municipal de la ville, il est promu colonel en , juste avant de quitter l'armée.
Après-Guerre Après le conflit, il reprend son poste de chef départemental du service cadastral qu'il exerce jusqu'en 1963, année de sa retraite. Henri Simon meurt le à Marseille et est inhumé à Saint-Tropez.
Décorations
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Commandeur de la Légion d'honneurCompagnon de la LibérationPar décret du 17 novembre 1945Croix de guerre 1914-1918Avec une palme et une étoile d'argentCroix de guerre 1939-1945Avec une palmeMédaille des blessés de guerreChevalier de l'Ordre du Mérite militaireOfficier de l'Ordre du Mérite agricoleCroix du combattant volontaire 1914-1918Croix du combattant volontaireAvec agrafe "Guerre 1939-1945"Croix du combattant volontaire de la RésistanceMédaille interalliée 1914-1918Médaille commémorativedes services volontaires dans la France libreMédaille commémorative françaisede la guerre 1939-1945Medal of Freedom(États-Unis)Croix du Mérite avec glaives(Pologne)Médaille de la Résistance polonaise en France(Pologne)Commandeur de l'Ordre du Nichan Iftikhar(Tunisie)
Hommages
À Marseille et à Plouézec, des rues ont été baptisées en son honneur.
Références
Voir aussi
Bibliographie
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Articles connexes Ordre de la Libération Libération de la France Résistance intérieure française Histoire du Parti communiste français
Liens externes
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