est une citation de François Mitterrand, issue de son dernier discours du Nouvel An, radiotélévisé le .
Histoire
Contexte Le président de la République française François Mitterrand est resté discret, au long de sa vie politique, sur ses croyances religieuses. Il s'ouvre à ce sujet dans les dernières années de sa vie ; ainsi, dans la préface à La Mort intime (), il écrit
À la fin de l'année , le président Mitterrand est sur le point d'achever son second septennat, et s'apprête à se retirer de la vie politique. Il doit rédiger un ultime discours de vœux aux Français du Nouvel An.
Décision Mitterrand avait confié à Serge Moati, le jour du débat d'entre-deux-tours de l'élection présidentielle de : . ; rencontrant à nouveau Moati à la fin de l'année , il fait à nouveau référence à cet épisode..
François Mitterrand rédige lui-même son ultime discours de vœux aux Français, et y intègre un passage sur les . La phrase fait l'objet d'hésitations au sein du cabinet présidentiel : selon Anne Lauvergeon, alors sherpa du président, , et plusieurs, dont elle, y étaient opposés.. Roland Dumas écrit que malgré l'avis de ses conseillers les plus proches, le président
François Mitterrand déclare a posteriori à Georges-Marc Benamou son hésitation à prononcer la phrase, ajoutant .. À Pierre Favier et Michel Martin-Roland, il dit, cent jours avant sa mort :
Contenu Le discours demeure classique en rendant hommage aux fonctionnaires, aux gendarmes, à l'armée, etc. Le discours prend ensuite une tournure plus personnelle :
Postérité L'expression marque l'opinion publique car le président s'y montre plus mystique qu'il ne l'avait affiché auparavant..
L'expression a connu une grande postérité. Lors de l'élection présidentielle de , un blog parodique censé être écrit par François Mitterrand appelé , conclut sa série de billets avec un article appelé . La phrase a fait l'objet d'analyses lexicométriques..
Françoise Degois, dans son livre sur les derniers jours de la présidence de François Hollande, Il faut imaginer Sisyphe heureux, remarque la différence de style et de ton entre les derniers vœux de François Hollande et ceux de François Mitterrand, en se basant sur l'expression ..
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Les Forces de l'esprit, autobiographie de François Mitterrand publiée à titre posthume en
Liens externes
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