vignette|upright=1.3|Entrée nord du , avec au premier plan la statue du maréchal Foch.
Le de hussards parachutistes (ou ) est une unité de cavalerie blindée de l'armée française, descendante directe du régiment de Berchény houzard, un régiment de cavalerie français d'Ancien Régime créé en 1720.
Il est aujourd’hui le régiment de cavalerie de la brigade parachutiste française (BP). À ce titre, il contribue à l’échelon national d’urgence des troupes aéroportées, constamment en alerte pour intervenir avec la Force de réaction rapide (QRF TAP). Il apporte notamment à la manœuvre parachutiste ses qualités tactiques de vitesse, de recueil élémentaire de renseignement et de combat antichars.
Il a participé à tous les grands engagements militaires français depuis sa création, se distinguant tout particulièrement pendant les guerres de la Révolution et de l'Empire, mais aussi plus récemment pendant la guerre d’Algérie, en Afghanistan ou au Mali.
Fort d’une identité affirmée, il cultive ses traditions à la fois hussardes et parachutistes, et nombre de ses anciens membres se réunissent au sein de son Amicale régimentaire très active.
Il est basé à Tarbes, dans le département des Hautes-Pyrénées.
Les missions spécifiques du de hussards parachutistes Le 1er régiment de hussards parachutistes accomplit au profit de la brigade parachutiste toutes les missions d'un régiment de cavalerie légère : reconnaissance au contact ou dans la profondeur, intervention antichar, sûreté des arrières ou des flancs.
Unique régiment blindé de la 11e brigade parachutiste, il en constitue l’avant-garde et lui confère sa puissance de feu et sa mobilité tout en la renseignant en amont de son engagement.
Son matériel peut être aérolargué, aéroporté ou transporté par toute autre voie militaire, ce qui lui donne la capacité d’entrer en premier, aux côtés des autres unités de la brigade parachutiste, sur des théâtres d’opérations à première vue tenus par l’ennemi. À ce titre, il est régulièrement sollicité et intervient partout où le besoin de frapper vite et fort se fait sentir.
Sa double spécialisation, cavalier et parachutiste, lui assure une polyvalence et une réactivité souvent mises à contribution sur les théâtres de projection actuels. Comme le disait le général Bertrand de Montaudouïn : « Le 1er hussards se doit d'être le meilleur des cavaliers puisque parachutiste et le meilleur des parachutistes puisque cavalier. » Les récents engagements des hussards parachutistes ont tous été l’occasion de démontrer la véracité de cette affirmation.
Création et différentes dénominations 1719-1720 : les hussards de Bercheny sont levés à Constantinople, avec l'accord du Régent Philippe d'Orléans, par le comte de Bercheny, patriote hongrois proscrit par les Habsbourg.. : devient le de hussards. 29 floréal an IV : il reçoit la moitié des cavaliers du . 12 mai 1814 : renommé régiment de hussards du Roi il reprend son numéro au retour de de l'île d'Elbe, le . 16 juillet 1815 : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration. 1815 : création du régiment de hussards du Jura. : renommé régiment des hussards de Chartres. 27 février 1825 : renommé de hussards. 1940 : dissout à la suite de l'armistice avec l'Allemagne. 1945 : recréé par la Résistance sous le nom de régiment de reconnaissance de la . 1946 : devient de hussards parachutistes au sein de la aéroportée à l'occasion de son départ pour l'Algérie.
Historique des garnisons, campagnes et batailles
Garnisons successives
1722 : Haguenau 1725 : Vendôme 1793 : Reims 1796 : RodezUn bâtiment peut en cacher un autre : la Chartreuse Notre-Dame de Rodez Exposition virtuelle, issue de l'exposition « Des chevaux et des hommes : deux siècles d’histoire du haras national de Rodez », présentée du 14 juin au 20 septembre 2013, sur le site archives.aveyron.fr.. 1820 : Sélestat 1858 : Tarbes 1866 : Auch 1870 : Niort 1880 : Épinal 1904 : Valence 1919 : Tours 1921 : Tarascon 1935 : Angers 1946 : Constantine 1949-1953 : Auch 1961 : Tarbes
Ancien Régime thumb|right|Hussards de Bercheny sous l'Ancien Régime.
Révolution française Le régiment perd officiellement son appellation de Bercheny pour devenir le de hussards.
Le de hussards a fait les campagnes de 1792 et 1793 à l’armée du Nord ; 1794 à l’armée des Alpes. Ce régiment figurait avec honneur à la bataille de Jemmapes, le .
Campagnes de l’an IV à l’an VII à l’armée d’Italie ; an VIII à l’armée de réserve ; an IX aux armées de réserve et des Grisons. Faits d’armes : bataille de Roveredo, le .
Il a fait les campagnes des ans XIV et 1806 au de la Grande Armée ; 1807 au corps de cavalerie légère de réserve ; 1808 au de cavalerie de la Grande Armée ; 1809 à l’armée d’Espagne ; 1810 et 1811 aux armées d’Espagne et de Portugal ; 1812 aux armées d’Espagne, de Portugal et de Catalogne ; 1813 aux armées d’Espagne, de Catalogne, de Portugal, au de cavalerie de la Grande Armée et au corps d'observation de l’armée d’Italie ; 1814 à l’armée d’Italie ; 1815 à la de réserve de cavalerie.
1792 Après les Batailles de Valmy, le régiment effectue une charge héroïque le et se couvre de gloire à Jemmapes, il combat également à Anderlecht. 1793 Dépôt à Reims Bataille de Neerwinden Armée de Belgique Siège de Lyon 1794 Bataille du Boulou 1796 : Campagne d'Italie Bataille de Castiglione Bataille de Mondovi Bataille de Fombio Bataille du pont de Lodi Bataille de Borghetto Bataille de Lonato Bataille d'Alba Bataille de Rovereto Bataille de Bassano Bataille de Saint-Georges près de Mantoue Bataille du pont d'Arcole 1797 Bataille de Rivoli Bataille de La Favorite Bataille de la Piave Bataille de Valvasone Bataille de Gradisca 1799 Bataille de Paolo Bataille de Magnano Valence Bataille de Canope Bataille de San Giuliano Bataille de Novi 1800 Bataille de Marengo
Premier Empire vignette|upright=0.75|Trompette des hussardsThéodore Géricault, 1815-1820Clark Art Institute, WilliamstownTableau de Géricault thumb|upright=0.75|Charge du sous le Premier EmpireÉdouard Detaille (1848-1912) thumb|upright=0.75|Chef d'escadron du à la chargeLouis-Ferdinand Malespinad'après une planche de Martinet
résumera ainsi cette période : .
1805 : Campagne d'Allemagne Bataille de Haslach-Jungingen Bataille d'Elchingen Bataille d'Ulm Bataille d'Austerlitz. 1806 : Campagne de Prusse, couronnée par l'éclatante victoire de Iéna, le de hussards a l'honneur de fournir l'escadron de service auprès de Napoléon, à partir du , à la place de la cavalerie de la Garde, absente jusqu'au 18. Cela fit du un régiment « d'élite » parmi la ligne de l'Empereur. 1807 : les campagnes de l'Empire s'achèvent le 8 février sur la victoire d'Eylau, où les hussards chargèrent afin de dégager l'Empereur et dont le nom est inscrit sur l'étendard. Bataille d'Heilsberg Bataille de Friedland. 1808 : le quitte les steppes glacées de l'Europe centrale, pour aller se battre en Espagne puis en Italie et en Allemagne. 1809 : Campagne de Portugal et du Nord de l'Espagne Bataille de Braga Bataille de Santille 1811 : Invasion du Portugal Bataille de Sabugal. 1812 : Bataille de Monasterio. 1813 : Campagne d'Allemagne Juterbock - Bataille de Bautzen Bataille de Gross Beeren 16-19 octobre : Bataille de Leipzig Hanau ( escadron seulement). 1814 : Campagne de France bataille du Mincio. 1815 : Campagne de Belgique Bataille de Namur. Lors de la campagne de Belgique le régiment est composé de trois escadrons pour un total de 471 hommes, le régiment fait partie de l'aile droite commandée par le maréchal Grouchy.
Restauration Sous la Restauration, le de hussards prendra successivement les noms de hussards du Roi, hussards du Jura, puis de Chartres.
Durant l'expédition d'Espagne de 1823, le rattaché au corps de l'armée d'Espagne se distingue lors des combats d'Astorga et de Puerto de Mirabete les et .
1830-1848 thumb|upright=0.7|Lieutenant du hussards vers 1840. En 1831, le régiment participe à la campagne de Belgique.
Second Empire Guerre de Crimée En 1854, le régiment participe à la guerre de Crimée, où il reçoit des missions de reconnaissance qu'il remplit avec brio. Le souvenir du siège de Sébastopol est inscrit sur son étendard.
En 1858, le de hussards prend pour la première fois garnison à Tarbes.
Expédition en Syrie Le escadron du régiment de hussards, sous le commandement du capitaine Stockly, participe à l'expédition en Syrie Abbé Jobin : La Syrie en 1860 et 1861. Lettres et documents formant une histoire complète et suivie de massacres du Liban et de Damas, des secours envoyés aux chrétiens et de l'expédition française, recueillis et coordonnés
Guerre franco-allemande de 1870 Entre 1870 et 1871, le régiment subit de très lourdes pertes au cours de la guerre franco-prussienne.
En 1870, à la bataille de Sedan, le régiment va connaître l'heure la plus importante de son histoire, sous les ordres du colonel de Baufremont.
Il est un des rares régiments à revêtir le nouvel uniforme de hussard de la réforme de 1868, à savoir une tunique et un dolman bleu ciel à 6 brandebourgs blancs.
Intégré à la division du général Margueritte, aux côtés des , , d'Afrique où il forme brigade sous le commandement du général Tallard, aux côtés du à cheval, il est engagé à la bataille de Sedan.
Soumis le , à proximité du plateau de Floing, à des bombardements, il y connaît des pertes sensibles sous le feu de 7 puis de 26 batteries de campagne des et corps allemands à partir de 8 heures du matin. Lors du repli de la division, qui s'effectue après l'échec de la charge du d'Afrique, le régiment subit un nouveau bombardement en se repliant au travers du bois de Garenne, où est tué le général Tallard, fauché par un obus. Le régiment prend alors position aux sorties du bois, aux côtés des restes du d'Afrique, du d'Afrique et du à cheval, sous les ordres du général Marguerite, qui transfère le commandement de la brigade du général Tallard au colonel commandant le .
À deux heures de l'après-midi, après avoir de nouveau souffert des tirs de l'artillerie allemande, le régiment est engagé dans une charge en échelon contre la du général Sckopp, du corps allemand qui se dirige vers les prairies qui dominent la Meuse pour y consolider l'encerclement de l'armée de Mac Mahon. Avant même le départ de la charge, le lieutenant-colonel de Gantès, adjoint du colonel de Baufremont, est mortellement blessé, la jambe emportée par un obus. Il est remplacé par le commandant Bissaut, qui reçoit l'ordre de mener la charge avec le , qui doit être suivi des quatre escadrons du régiment. Charge qui va s'effectuer sous le tir de près de 60 pièces de campagne Krupp. Dès le début de la charge, le cheval du colonel de Baufremont est tué, et celui-ci, bien que contusionné, parvient à se remettre en selle sur une monture d'un cavalier qui vient d'être fauché par un éclat d'obus. Le colonel de Baufremont voit de nouveau son cheval tué sous lui quelques instants plus tard. En quelques minutes, le se voit réduit à 150 hommes.
Quatre officiers perdent la vie : le lieutenant-colonel de Gantés, le capitaine Albaret, commandant le , le capitaine de Bullet, capitaine en second, et le sous-lieutenant de Saint-Georges. Sept officiers sont blessés : le capitaine de Pressac, qui commande le , le capitaine de Tussac, atteint de deux balles, ainsi que les lieutenants de Mulheneim, Button, de Senneville et le sous-lieutenant de Chaleon. Sous les charges répétées, le régiment, sur un effectif de 490, perd 11 officiers et 316 sous-officiers et hussards.
1871-1914 thumb|Hommes du vêtus du dolman à tresse (1905).
En 1871, il est affecté en Algérie, où il participe aux opérations d'assainissement de la Kabylie.
Il rentre en France en 1882, où il mène pendant trente ans la vie de garnison.
À la veille de la Première Guerre mondiale, le régiment compte un effectif de 35 officiers, 63 sous-officiers et 677 cavaliers.
Première Guerre mondiale
Synthèse