Borysthenes ou Borysthène (en ) était une divinité populaire des mythologies scythe et grecque de la région du Pont, dont le culte est attesté à Olbia du Pont, en Ukraine, par des sources archéologiques. Il est le père de Thoas de Tauride et d'une nymphe anonyme David Braund, Sergeï Kryzhitskiy, Classical Olbia and the Scythian world : from the sixth century BC to the second century AD, Oxford, Oxford University Press, 1957, 224 p. , p. 48..
Borysthène est aussi le nom antique du fleuve Dniepr. Ce cours d'eau est mentionné à différentes reprises par Hérodote et Pline l'Ancien.
Le fleuve chez Hérodote Hérodote parle du fleuve Borysthène au Livre IV de ses HistoiresVoir le livre IV. , en particulier au chapitre 53, dans lequel décrit le fleuve et ses environsHérodote, Histoires, IV, liii, trad. P.-H. Larcher, Paris, Charpentier, 1850. .
Archéologie Le dieu est présent sur les pièces de monnaie de la colonie d'Olbia du Pont () David R. Sear, Greek Coins and Their Values . Vol. I: Europe, London, Seaby Ltd., 1978, p. 168, coin # 1685.; et « Borysthène » est aussi le nom d'une série de monogrammes que l'on trouve sur ces pièces de monnaie.
Fonction Pour François Cornillot, le nom du Borysthene est lié à celui du dieu indo-iranien du Feu dans l'eau Apam Napat. Il le décrit comme une « parfaite coïncidence onomastique » dont l'origine se trouve dans le mythe indo-iranien de l'identité entre le souverain et ce dieu. Les deux sont censés assurer la maîtrise et la garde du , un « divin fluide séminal porteur de victoire, prospérité, fécondité et fertilité », se trouvant au fond des bonnes eaux et émanant de la déesse-rivière AnahitaFrançois Cornillot, Le Feu des Scythes et le Prince des Slaves (troisième partie). De Svarožič au Tanais, Slovo, Année 1997, 18-19, pp. 41-218. L'étymologie du Borysthene *Vorü(x)ščana « le Fils de l'Elargisseur », correspond ainsi à Apam Napat qui est le fils du dieu que les Scythes nommaient Spārag ou Sfārag qui est à rapprocher du dieu slave Svarog et qu'ils tenaient pour le libérateur des eaux prisonnières, « l'Elargisseur » *worukŗt.
Postérité du nom On retrouve ce nom dans l'appellation du philosophe cynique, Bion de Borysthène, originaire d'Olbia (mais on notera que Diogène Laërce écrit : .
Il est à l'origine du nom , attribué en 1862 par le zoologiste Benedykt Dybowski à un poisson de la famille des barbus du Dniepr.
Galerie
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie
Hérodote, Histoires, Livre IV, Pline l'Ancien, Histoire naturelle, voir (entre autres) Livre XXXI, xxix,1 et xxx,3 et Livre IV, passim (à propos du fleuve). Pline l'Ancien cité par Carl Eduard von Eichwald, Alte Geographie des Caspischen Meeres, des Kaukasus und des südlichen Russlands (« Ancienne géographie de la mer Caspienne, du Caucase et de la Russie méridionale »), Berlin, F.H. Morin, 1838, p. 410 David Braund ; Sergeï Kryzhitskiy, Classical Olbia and the Scythian world : from the sixth century BC to the second century AD, Oxford, Oxford University Press, 1957, 224 p.
Articles connexes
Golfe Borysthénique
Liens externes
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