Le comté de Bar-sur-Aube () est un ancien territoire féodal du comté de Champagne dans le royaume de France et centré autour de la ville de Bar-sur-Aube.
Origines Le comté de Bar-sur-Aube est issu de l'ancien pagus Barrensis, également appelé Barrois, compris dans la civitas Lingonum dans la Bourgogne franque. Le comté est mentionné dès le et est placé sous la suzeraineté de l'évêque de Langres, alors qu'un château est mentionné dès l'an 829.
Du point de vue ecclésiastique, Bar-sur-Aube devient le chef-lieu d'un doyenné , ainsi que d'un archidiaconé qui comprend également le doyenné de Chaumont, qui correspond vraisemblablement au comté de Bolenois.
Liste des comtes vignette|droite|Vestiges du vieux château de Bar-sur-Aube sur la colline Sainte-Germaine. Première famille
Selon l', le premier membre connu de cette famille est Achard, d'origine normande et fondateur de la ville de Laferté-sur-Aube dans le courant du Acta sanctorum ordinis S. Benedicti: distributa in saeculorum classes. Édition de Jean Mabillon, Sept. VIII, 720.. De sa femme, prénommée d'Achardia, il a comme enfant , qui suit ; Foulques, qui devient évêque de Soissons et Béraud, dit le Vieux, qui devient archidiacre de Langres puis abbé de Saint-Étienne de Dijon.
ou , né vers 940 et mort après 1011, premier comte de Bar-sur-Aube connu. Il épouse très probablement Adelise et devient ainsi également comte de Soissons jure uxoris. De cette union naissent plusieurs enfants : , qui suit ; Béraud le Jeune, qui devient archidiacre de Langres avant 1015, prévôt de Langres avant 1018 et évêque de Soissons en 1019 jusqu'à sa mort en 1052. ; une fille, qui épouse Henri de Vergy, tige de la maison de Vergy, avec qui elle Humbert qui devient évêque de Paris et Élisabeth, qui épouse , d'où postérité. , frère utérin de , comte de Bar-sur-Aube après son père. Il se signale par diverses libéralités religieuses envers l'abbaye de Saint-Claude, dont dépend le prieuré Sainte-Germaine de Bar-sur Aube, ou celle de Flavigny. Le nom de son épouse est inconnu, mais il a au moins deux enfants : , qui suit ; Guy de Bar-sur-Aube, clerc, cité dans une charte non datée comme un des deux fils de ; , comte de Bar-sur-Aube après son père. Le nom de son épouse est inconnu, mais il a au moins deux enfants : Adélaïde de Bar-sur-Aube, ou Aélis de Bar-sur-Aube, qui suit ; Isabelle de Bar-sur-Aube, dame de Laferté-sur-Aube, qui épouse Gautier de Clamecy, dont elle a au moins un enfant : Raoul de Clamecy, mort jeune homme sans union ni descendance, assassiné par strangulation à Laferté-sur-Aube, qui revient par la suite à sa tante Adélaïde. Adèle de Bar-sur-Aube, ou Adélaïde de Bar-sur-Aube, ou Aélis de Bar-sur-Aube, née entre 1020 et 1025 et morte en 1053, comtesse de Bar-sur-Aube après son père. Elle épouse en premières noces en 1040 Renaud de Semur-en-Brionnais qui décède peu de temps après et dont elle n'a pas d'enfant. Veuve, elle épouse en secondes noces avant 1042 , comte de Joigny, dont elle n'a pas d'enfant et dont elle se sépare. Elle épouse ensuite en troisièmes noces avant 1043 Roger de Vignory, seigneur de Vignory, dont elle n'a pas d'enfant et dont elle se sépare. Enfin, elle épouse en quatrièmes noces , comte de Valois, de Vexin et d'Amiens, dont elle a cinq enfants : Gautier de Valois, qui suit ; Simon de Valois, qui suit après son frère ; Adélaïde de Valois, qui épouse , comte de Vermandois, d'où postérité ; Adèle de Valois (ou Alix), qui suit après ses frères ; Élisabeth de Valois, qui épouse Barthélemy de Broyes, seigneur de Broyes, d'où postérité.
Famille de Valois vignette|droite|Chapelle Sainte-Germaine à Bar-sur-Aube, aujourd'hui disparue.
Gautier de Valois, comte de Bar-sur-Aube après sa mère. Il meurt à la guerre entre 1065 et 1067, du vivant de son père, sans union ni postérité. Simon de Valois, mort en 1082, comte de Bar-sur-Aube après son frère, ainsi que comte de Valois, de Vexin et d'Amiens après son père. Également seigneur de Laferté-sur-Aube, il y fait édifier un château. Il meurt en 1082 alors qu'il part en pèlerinage pour Rome où, malade, il trouve la mort. Il meurt sans union ni postérité et le comté de Bar-sur-Aube est alors transmis à sa sœur Alix de Valois. Adèle de Valois (ou Alix), morte entre 1093 et 1100, comtesse de Bar-sur-Aube après ses frères. Elle épouse avant 1061 , comte de Blois, de Chartres, de Tours, de Châteaudun, de Troyes et de Meaux, avec qui elle a trois enfants : , qui succède à son père comme comte de Troyes ; Philippe de Troyes, évêque de Châlons de 1093 à 1100 ; , comte de Troyes après son frère puis comte de Champagne, et enfin chevalier de l'Ordre du Temple.
En 1061 ou peu avant, le comté de Bar-sur-Aube est donc rattaché au comté de Troyes, puis le comté de Champagne par la suite, avec le mariage d'Alix de Valois avec de Blois. Bar-sur-Aube reste une ville importante pour les comtes de Champagne et est le siège d'une des principales foires de Champagne.
Puis en 1284, Bar-sur-Aube sera rattaché au royaume de France avec le comté de Champagne à la suite du mariage de Jeanne de Navarre avec le roi Philippe le Bel.
Annexes Bibliographie . . . . .
Articles connexes Comté de Champagne Ville de Bar-sur-Aube Village de Laferté-sur-Aube
Liens externes .
Notes et références
Comté de Bar-sur-Aube Catégorie:Division administrative fondée au IXe siècle Catégorie:Division administrative disparue au XIe siècle Catégorie:Comté français Catégorie:Comté du haut Moyen Âge Catégorie:Pagus