La SNPE (anciennement Société nationale des poudres et explosifs) est une entreprise française créée en 1971. Elle a été intégrée au groupe Nexter (aujourd'hui KNDS France) en 2013, sous la forme d’une holding, possédant la société Eurenco, sa branche opérationnelle.
Elle est spécialisée dans la fabrication d'explosifs et de propergols solides pour la propulsion d'engins balistiques, à destination militaire et civile (aérospatial). Elle est également un des tout premiers producteurs de charges actives pour airbags, et est ainsi présente dans la plupart des modèles européens d'automobiles.
Ses activités militaires ont été reprises par ArianeGroup et Nexter (aujourd'hui KNDS France).
Le rôle de la holding se limite à la gestion immobilière du groupe..
Histoire
La Société nationale des poudres et explosifs est créée le pour succéder au Service des poudres de la délégation ministérielle pour l'armement et elle est, à ce titre, l'héritière d'un monopole des poudres institué par l'État en 1336 et administré directement par l'institution de la Régie spéciale des poudres et salpêtres en 1775 sous Louis XVI.
En 1946, le service des poudres disposait d’un nombre élevé d’établissementsCour des comptes : RAPPORT AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE SUIVI DES RÉPONSES DES ADMINISTRATIONS ET DES ORGANISMES INTÉRESSÉS, OCTOBRE 2001, parmi lesquels quatre établissements d’études et de recherches : le laboratoire central des poudres, à Paris le centre d'étude du Bouchet, à Vert-le-Petit en Essonne le laboratoire de la commission des substances explosives, à Sevran-Livry en Seine-Saint-Denis le laboratoire de balistique, à Sevran-Livry en Seine-Saint-Denis.
Ainsi que onze établissements de production à Angoulême, Bergerac, Esquerdes, Pont-de-Buis, Pont-de-Claix, Le Ripault, Saint-Chamas, Saint-Médard-en-Jalles, Sevran-Livry, Sorgues, Toulouse, VongesRAPPORT GÉNÉRAL fait sur le projet de loi de finances pour 1971, Sénat, Tome III ANNEXEN° 39.
Avant la création de la SNPE, un travail de rationalisation des établissements de production fut entrepris. Les poudreries du Ripault (louées au CEA) et de Pont-de-Claix sont cédées, puis dans les premières années de la SNPE une restructuration importante a lieu dans laquelle les poudreries d’Esquerdes, Saint-Chamas et le centre de Livry-Gargan furent progressivement fermées.
La société est rebaptisée en une simple « SNPE » en Décret 98-894 du 7 octobre 1998 portant changement de la dénomination sociale de la Société nationale des poudres et explosifs, Journal officiel de la République française, 9 octobre 1998..
Dans les années 2000, le groupe SNPE emploie aux alentours de (chiffres en baisse constante : en 2002, en 2005) et a un chiffre d'affaires aux alentours de d'euros.
À la suite de l'explosion de l'usine AZF de Toulouse (), la SNPE décide d'arrêter la production de phosgène. sur le site de Toulouse et met en place un plan social afin de réduire le nombre d'employés de l'usine de Toulouse. ....
En 2004, Eurenco née de la fusion entre SNPE Explosifs & Propulseurs et NEXPLO..
En 2007, les activités du groupe se répartissaient entre quatre pôles : matériaux énergétiques (Eurenco pour les poudres et explosifs, SNPE Matériaux énergétiques - SME pour la propulsion, Roxel pour la propulsion tactique, PB Clermont) ; explosifs civils (Nobel Explosif France ou NEF) ; chimie fine (Isochem) ; spécialités chimiques (Bergerac NitroCellulose, Durlin).
Fin 2007, Nobel Explosif est racheté par un fonds d’investissement de la Banque Lazard..
En 2009, la privatisation de l'entreprise donne lieu à d'importants débats au parlement..
En , la filiale Isochem est vendue au fonds Aurélius.. En juin, Durlin est cédée.. En 2011, Bergerac NC cède une partie de ses filiales et arrête son activité de production de nitrocellulose industrielle, fortement déficitaire.. La même année, SME (et sa filiale Roxel) est rachetée par Safran puis est fusionnée avec Snecma Propulsion Solide afin de créer Herakles., qui sera ensuite absorbée dans ArianeGroup..
En 2013, Giat-Industries, société de tête du groupe Nexter, et appartenant à l’État, fait l’acquisition de la totalité des titres du groupe qui ne comprend plus qu’Eurenco.., et les sites de Bergerac, Sorgues, Clermont et Karlskoga.
En 2023 l'État français rachète l'intégralité des actions de la société SNPE SA détenues par Giat IndustriesDÉFENSE: LA SOCIÉTÉ NATIONALE DES POUDRES ET EXPLOSIFS DEVIENT OFFICIELLEMENT 100% PUBLIQUE.
En 2024, une nouvelle usine à Bergerac pour les poudres et obus des canons CAESAR, avec près de 500 millions d'investissement, et plus de 400 emplois à la clé, entre en service.
Le groupe a plus que doublé de taille, passant d'un peu moins de 200 millions d'euros de chiffre d'affaires (pour 900 salariés) en 2019 à près de 500 millions d'euros et 1 700 salariés en 2024 et engrange 2,2 milliards d'euros de commandes cette année-làhttps://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/poudres-et-explosifs-eurenco-poursuit-son-incroyable-croissance-1017416.html. Il prévoit un chiffre d'affaires d'un milliard d'euros en 2028.
Implantations
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Ses principaux sites sont. : à Bergerac, Sorgues, Angoulême (fermé en 2004), Clermont à Clermont-sous-Huy en Belgique, Karlskoga en Suède. L'entreprise annonce en 2021 le transfert de son siège social à Sorgues d'ici 2025 ; En 2024, Eurenco signe un contrat de coproduction avec la société polonaise MESKO ; puis en 2026 avec l’entreprise slovaque ZVS (Czechoslovak Group) pour la construction d’une nouvelle capacité commune de production de charges et de poudre propulsive à Strážske.
et, pour les précédentes activités cédées depuis (cf. supra) : pour SNPE Matériaux Énergétiques (acquis par Safran en 2010) à Saint-Médard-en-Jalles, Toulouse (ne pas confondre avec la partie AZF qui a été détruite en 2001) ; pour Nobel Explosifs (vendu en 2008), à Vonges, Paulilles (fermé en 1984), Ablon (fermé en 1988)L'industrie des poudres et explosifs, Patrice Bret ; pour Isochem (cédé en 2010) à Vert-le-Petit, Pithiviers, Pont-de-Claix et Gennevilliers.
Survols de drone En , le site de Bergerac subit deux survols illicites par un drone, en parallèle de celui de la base militaire de Mourmelon-le-Grand et d'un convoi de chars Leclerc dans le Haut-Rhin.
Présidents-directeurs généraux Contrôleur général des Armées Guy-Jean Bernardy. Général Bernard Philipponnat. Émile Blanc. Jean-Paul Béchat. Jean Faure. Jacques Loppion : - . Jacques Zyss : - . Antoine Gendry. Thierry Francou : - .
Notes et références
Voir aussi
Liens externes
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