L'écriture est un objet de réflexion philosophique depuis les premiers temps de la philosophie grecque, aux côtés du langage.
Concept
Platon et l'écriture qui décharge la pensée Platon, quoiqu'auteur, met dans la bouche de son maître Socrate une critique incisive de l'écriture. Dans le Phèdre, Socrate critique l'écriture, qui ne favorise pas la mémoire mais au contraire la décharge, et fige la pensée dans des formules. L'apprentissage par l'écriture serait vain en ce qu'il ne fournirait qu'une apparence de savoir, et dispenserait l'apprenant de compréhension propre. L'écriture ne devrait ainsi jamais être qu'un aide-mémoire pour s'aider à retrouver un mouvement de pensée à oraliser.
Ainsi, en 275d-e, il écrit qu'un texte est limité par sa nature même (). Il ne peut être adapté aux lecteurs, car . Enfin, il ne peut se défendre face aux critiques, car il est inerte : .
Hobbes et l'écriture assurant la permanence de la pensée Thomas Hobbes commence le Léviathan par une réflexion sur l'écriture et le langage. Il tient l'écriture en haute estime, car il considère qu'elle permet de diffuser des pensées. L'écriture est . Ainsi, .
Rousseau et l'écriture comme supplément à la parole Jean-Jacques Rousseau, dans le fragment « Prononciation », se montre également critique envers l'écriture. Il soutient que « les langues sont faites pour être parlées, l’écriture ne sert que de supplément à la parole ». L'écriture serait deuxième après la parole, car , et l'écriture elle-même représente la parole par d'autres signes : il ne s'agit donc que d'une .
Montaigne se justifie d'écrire ses « Essays » Dans son L'auteur au lecteur introductif, Montaigne écrit :
Notes et références
Catégorie:Philosophie de l'écriture Catégorie:Anthropologie philosophique