Saint-Quentin-en-Yvelines est une communauté d'agglomération française située dans le département des Yvelines, à l’ouest de Versailles. Elle doit son nom à la chapelle Saint-Quentin, , chapelle située à l'emplacement de l'actuelle base de loisirs. Non loin de là, est sorti de terre dans les années 1970 l'hypercentre d'une ville nouvelle, implanté sur la commune de Montigny-le-Bretonneux, toujours principale ville de l’agglomération aujourd’hui.
Selon le recensement de la population de 2016, l’agglomération compte (saint-quentinois), pour une superficie de , soit une densité de . L’intercommunalité accueille le siège de nombreuses entreprises ainsi que des bâtiments de l'université de Versailles – Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ). Elle constitue également la partie ouest du pôle scientifique et technologique Paris-Saclay, en cours d'aménagement depuis 2010.
Son développement a été réalisé par l'État, dans le cadre de la réglementation des villes nouvelles, grâce au Syndicat d'agglomération nouvelle (SAN) et à l'Établissement public d'aménagement de la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines (EPASQY). Conformément à la loi Chevènement, le SAN s'est transformé en communauté d'agglomération en 2003, faisant suite à la dissolution de l'EPASQY : l'aménagement de la ville nouvelle étant considéré comme achevé.
Historique Dans les années 1960, pour faire face au développement rapide de l'agglomération parisienne, le gouvernement décide de la maîtriser et de l'équilibrer en créant plusieurs villes nouvelles autour de Paris. La mise au point du premier Schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme de la région parisienne (SDAURP) est confiée à Paul Delouvrier, délégué général au district de la région de Paris de 1961 à 1969, qui est à ce titre considéré comme le père des villes nouvelles. À l'ouest de Paris, le choix se porte sur le site de Saint-Quentin, à l'époque très peu urbanisé, hormis la petite ville de Trappes.
vignette|Hôtel de ville de Magny-les-Hameaux. vignette|Hôtel de ville de Trappes. Décidée dès 1965, l'implantation de la ville nouvelle se fera en plusieurs étapes : : création de l'Établissement public d'aménagement de Saint-Quentin-en-Yvelines (EPASQY) ; : définition du périmètre de la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines, comprenant onze communes : Élancourt Trappes Montigny-le-Bretonneux Guyancourt Voisins-le-Bretonneux Magny-les-Hameaux La Verrière Plaisir Bois-d'Arcy Coignières Maurepas ; : création du syndicat communautaire d'aménagement de l'agglomération nouvelle (SCAAN) ; : la loi Rocard modifie le statut des villes nouvelles ; : quatre communes (Bois-d'Arcy, Coignières, Maurepas et Plaisir) quittent la ville nouvelle ; : le Syndicat d'agglomération nouvelle (SAN) remplace le SCAAN ; : fin de la mission et dissolution de l'EPA ; : décret d'achèvement de la ville nouvelle ; : le SAN vote sa transformation en communauté d'agglomération, qui prend effet le ; : l'agglomération réintègre 3 communes (Coignières, Maurepas, et Plaisir), et accueille 2 nouvelles communes (Les Clayes-sous-Bois et Villepreux), pour une population totale de près de . À cette occasion, une nouvelle structure juridique est créée tout en conservant le nom de la communauté d'agglomération précédente..
Territoire communautaire Géographie
Saint-Quentin-en-Yvelines est située à au sud-ouest de Paris.
Transports en commun
thumb|Le bâtiment voyageurs de la gare de Trappes. L'agglomération dispose de sept gares : Saint-Quentin-en-Yvelines - Montigny-le-Bretonneux ; Coignières ; Trappes ; La Verrière ; Plaisir -Grignon ; Plaisir - Les Clayes ; Villepreux - Les Clayes.
Elles sont desservies par : la ligne C du RER, en provenance de Dourdan ou Étampes : il dessert la gare Saint-Quentin-en-Yvelines - Montigny-le-Bretonneux ; la ligne U du Transilien, en provenance de La Défense : il dessert les gares de La Verrière, Trappes et Saint-Quentin-en-Yvelines - Montigny-le-Bretonneux ; la ligne N du Transilien, en provenance de Paris-Montparnasse et en direction de Rambouillet d'une part et de Mantes-la-jolie d'autre part : il dessert les six gares ; les lignes urbaines du réseau de bus de Saint-Quentin-en-Yvelines ; les lignes interurbaines du réseau de bus Île-de-France Ouest et dans une moindre mesure par celles du réseau de bus Centre et Sud YvelinesLignes interurbaines de Saint-Quentin-en-Yvelines. ; le bus de nuit Noctilien qui circule toutes les nuits en Île-de-France de 0h30 à 5h30 du matin sur la ligne N145 (Gare Montparnasse - La Verrière) et dessert trois gares.
Projets en cours
Par ailleurs, dans le cadre de l'OIN, il était envisagé de créer d'ici 2013 un transport en commun en site propre pour connecter la gare de La Verrière à celle de Trappes, en passant par Maurepas et ÉlancourtLe petit Quentin n°232 juin 2008 p.30. La ligne 18 du métro avec une station à Guyancourt. Enfin, un transport collectif en site propre (TCSP) doit être réalisé entre Saint-Quentin-en-Yvelines et Massy-Palaiseau, le TCSP Massy - Saint-Quentin-en-Yvelines.
Projets suspendus ou abandonnés Le SDRIF arrêté en situe en phase 1 (soit en principe au plus tard en 2013) un projet de prolongement du RER C jusqu'à la gare de Coignières. Ce prolongement poursuivait deux objectifs : accompagner le fort développement de l'agglomération en améliorant la desserte de La Verrière, Élancourt, Trappes et Maurepas, et maîtriser la fréquentation (importante) de la gare de Saint-Quentin-en-Yvelines - Montigny-le-Bretonneux. Le département des Yvelines défend le prolongement du Transilien U jusqu'à RambouilletSchéma des déplacements des Yvelines: Infrastructures ferroviaires (les seuls trains en provenance de Rambouillet qui desservent l'agglomération sont actuellement ceux de la ligne N).
Enseignement supérieur Quatre établissements d'enseignement supérieur sont installés sur la communauté d'agglomération : l'Institut international de l'image et du son (3IS), sur la commune d'Élancourt ; l'Institut supérieur de l'environnement, sur la commune de Trappes ; créée en 1991, l'université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines - Université Paris-Saclay est une université pluridisciplinaire proposant plus de 200 formations de bac +2 à bac +8 et accueillant environ . L'UVSQ abrite six unités de formation et de recherche. L' « UFR des sciences », située à Versailles et Le Chesnay, accueille les formations en biologie, sciences de la Terre et de l'Univers, physique, chimie, mathématiques, informatique ainsi que l'Institut universitaire professionnalisé en art, sciences, culture et multimédia. L' « UFR des sciences sociales », située à Saint-Quentin-en-Yvelines, accueille les formations d’économie, d’administration économique et sociale, des sciences géographiques et sociales. La « faculté de droit et des sciences politiques », située à Saint-Quentin-en-Yvelines, accueille les formations en droit (droit public, droit privé, histoire du droit) et science politique à travers 24 masters, trois pôles de recherche et un Institut d'études judiciaires. L' « Unité de formation et de recherche des sciences de la santé Simone Veil », située à Saint-Quentin-en-Yvelines, regroupe les formations de médecins et sages-femmes. L' « institut d'études culturelles et internationales », situé à Saint-Quentin-en-Yvelines, a pour mission fondamentale le développement de la recherche et de la formation, la diffusion et la valorisation des connaissances et des savoir-faire dans le domaine des langues, des cultures et des études internationales et accueille également les formations en histoire, lettres, anglais, espagnol. L' « institut supérieur de management », situé à Saint-Quentin-en-Yvelines, accueille les formations en sciences de gestion, sciences de l’information, communication et sciences de l’éducation ; l’Institut Pierre-Simon-Laplace (IPSL), fédération de laboratoires dont la direction est à Saint-Quentin-en-Yvelines ; l'École supérieure des techniques aéronautiques et de construction automobile (ESTACA) a emménagé dans son nouveau campus à la rentrée 2015, à Montigny-le-Bretonneux. L'École de cybersécurité 2600, à Montigny-le-Bretonneux. Depuis la rentrée 2006, en partenariat avec la Chambre de Commerce et d'Industrie de Versailles, l'UVSQ a ouvert un Centre de Formation d'Apprentis (CFA).
Composition La communauté d'agglomération est composée des suivantes :
Présentation des communes Coignières
Élancourt : le village ancien est situé au début d'une dépression qui continue en vallée entre les hauts de Sainte-Apolline à Plaisir au nord et les hauts d'Élancourt puis Maurepas au sud, à proximité du hameau de Jouars à Jouars-Pontchartrain. La majeure partie de la population se trouve aujourd'hui sur le plateau d'Élancourt-Maurepas, entre cette vallée et la route nationale 10 qui traverse la commune dans sa partie sud. La commune compte actuellement . En 1793 les élancourtois étaient au nombre de 300, 598 en 1901, 861 en 1968, en 1975, en 1982. Elle comprend dix quartiers et six zones industrielles et d’activités. Les Templiers et les Hospitaliers : sur la commune Élancourt existe la Commanderie de la Villedieu fondée au par les Templiers. Il ne reste aujourd'hui que la chapelle gothique, construite en pierre meulière, entourée de bâtiments agricoles édifiés par les Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem à des époques postérieures. Restauré par l'EPA puis par la communauté d'agglomération, l'ensemble accueille depuis des expositions temporaires, notamment dans le bâtiment des Gardes. Guyancourt : en 1693, Guyancourt fut intégré au grand parc de Versailles, et en fera partie jusqu'à la Révolution. Au début du , Guyancourt est un gros village rural. Les fermes de Guyancourt dominent les espaces économique et politique de la commune et disparaissent avec l'urbanisation de la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines. Au dénombrement de 1901, la commune compte 614 habitants. Elle va croître de façon importante à partir de 1970 pour atteindre, en 2015, le chiffre de , ce qui en fait la des Yvelines par la population en 2015. L’espace rural occupe 43 % de la superficie totale partagée entre une partie boisée et un espace agricole. Les espaces verts inclus dans la partie urbanisée représentent 20 %. La partie urbanisée représente 37 % du territoire communal et s’articule autour de 11 quartiers.
La Verrière : au Moyen Âge, les seigneurs de La Verrière se partageaient les terres situées autour de la ferme de l’Agiot et du château édifié à partir de 1507. La paroisse de la Verrière a été créée en 1739 par la fusion de trois hameaux, La Petite-Verrière, la Grande-Verrière et l'Agiot, détachés la même année de la paroisse du Mesnil-Saint-Denis sur la demande du seigneur de l'époque, Jacques Cordier de Launay, conseiller du Roy et trésorier général de l'extraordinaire des guerres. Jusqu’alors commune rurale, La Verrière s’est ensuite développée avec l’arrivée du chemin de fer. Devenue une commune à la Révolution, elle reste durant le une commune de petite taille. Située à côté de la gare de triage de Trappes, la gare de La Verrière, construite en 1855, accueille au début du siècle les Parisiens en mal de campagne. En 1836, le recensement de population dénombre 90 habitants. En 1872, il n'y en a plus que 73, et en 1901 80 personnes vivent dans la commune. Aujourd’hui, la commune compte (recensement de 2015) sur un territoire de , ce qui en fait la plus petite de l'agglomération, aussi bien en nombre d'habitants qu'en superficie. Elle est composée de 5 quartiers.
Les Clayes-sous-Bois