Kerdiret (ou Caer-Conhoarn est un ancien village de la paroisse de Ploemeur.
Situé aujourd'hui au Nord-Est de la commune de Ploemeur dans le Morbihan, il appartenait jadis au prieuré de Saint-Michel-des-Montagnes. Le nom du village subsiste aujourd'hui dans le nom de la rue qui traverse son emplacement historique : la rue du village de Kerdiret.
Histoire Le village comptait initialement trois tenues.
En 1037, Huélin, seigneur de Kemenet-Héboé, donna à l'abbaye de Quimperlé l'île de Tanguethen, dans la rade de Lorient. Les moines y fondèrent un prieuré et construisirent, sur la colline ou le tumulus de l'île, une chapelle en l'honneur de l'archange saint Michel.
Bientôt, l'île perdit son ancien nom et prit celui de Saint-Michel, qu'elle porte encore. Avec le temps, de nombreuses terres situées sur le continent furent données à ce prieuré et prirent le nom collectif des Montagnes. En 1120, le prieuré comprenait huit villages.
Une note des archives de la principauté de Guémené de 1750 fournit l'état de la terre des Montagnes. Elle comprenait, au nord du Ter, les villages de Kergroix, Kerollé, Kerrivalan, Kermélo, Kervénanec, Kerledern, Kerdiret, et les Montagnes; au sud, parallèlement à la mer, Quilisoy, Kerblaisy, Keriliou, Kerguelen, Kerlavret, Kergalan, Bouric et Lomener.
alt=Cadastre Napoléonien, Kerdiret en 1812-1814|vignette|284x284px|Kerdiret en 1812-1814 En 1757, les registres de capitation de l'évêché de Vannes (Registre de 1757 cote 21C180) détaillent le découpage administratif de la paroisse de Ploemeur alors composée de quinze frairies. Le village de Kerdiret était alors rattaché à la frairie de Locunaulay. On peut y relever les personnes payant alors la capitation : Pierre Michel ; la veuve de Jacques Le Gofhir et son gendre ; Jacques Boulben .
En 1812, le cadastre napoléonien détaille la configuration du village de Kerdiret alors composé de dix bâtiments (une ferme, des granges et des longères habitées) : la ferme de Kerdiret appartient alors à Louis-Marie Le Caignec, les deux longères qui lui font face à Jean Thomas Le Caignec son frère, les autres à Jérôme Goulian son beau frère. Le village de Kerdiret est resté quasi exclusivement composé de terres agricoles et de fermes isolées jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Densification urbaine (seconde moitié du ) L'urbanisation de Kerdiret et des alentours débute en 1958 dans un contexte de crise du logement social, la loi sur les ZUP (Zones à urbaniser en priorité) donne aux communes des facilités pour acquérir des terrains agricoles en franges de ville pour le lancement d'opérations d'un grand nombre de logements. Dès lors, Lorient établit le périmètre de ses futures ZUP en 1962 dont celle de Lorient-Ploemeur (Kervénanec) dont la construction démarre en 1969 marque le point de départ de l'urbanisation du village qui intègre aujourd'hui le tissu urbain lorientais.
Le , Marcel Rodriguez, adjoint délégué à l'urbanisme de Ploemeur, délivre l'autorisation nécessaire à la construction du lotissement "Tall er Groise" comprenant pavillonnaires sur les terres agricoles alors détenues par les familles Lemoing, Poguam et Kermagoret. Ces terres étaient exploitées pour la culture sous serre depuis le début des années 1960 et jusqu'en 2001 et démantelées entre 2001 et 2004.
En 2022 s'annonce la construction d'un nouveau lotissement pavillonnaire de sur les toutes dernières anciennes terres agricoles vierges du quartier (parcelle CV 227), rue du village de Kerdiret derrière la ferme de Kerdiret à la suite de la vente à un promoteur immobilier par Brigitte Le Moing.
Monuments Les vestiges de la croix de Kerdiret, croix de chemin érigée au sont aujourd'hui visibles au croisement de route carrefour D162 et rue Beaumont à Ploemeur.
Notes et références
Bibliographie
Catégorie:Hameau ou lieu-dit dans le Morbihan Catégorie:Ploemeur