La Reine Blanche (en ) est un tableau d'Albert Edelfelt de 1877, qui illustre une histoire de Zacharias Topelius sur la reine Blanche de Namur et son fils, le prince Håkan. Il est conservé au musée d'Art Ateneum.
Description Le tableau représente la reine Blanche de Namur, épouse du roi Magnus IV de Suède. Elle est en position assise et tient sur ses genoux son fils Hakon. Elle lui chante la chanson traditionnelle Rida, rida ranka en le faisant sauter sur ses genoux.
Contexte de création En 1873, Albert Edelfelt, alors âgé de 19 ans, se rend à Anvers pour étudier la peinture d'histoire. Il poursuit l'année suivante ses études de peinture à Paris.
À l'automne 1876, Edelfelt s'installe dans un grenier exigu au sixième étage de la rue Bonaparte à Paris. Le loyer y est bon marché, car l'ancien locataire a assassiné sa maîtresse dans l'appartement. L'entrée consiste en une trappe dans le sol et si quelqu'un vient lui rendre visite, il doit d'abord déplacer son chevalet.
À Paris, Edelfelt est l'élève du peintre d'histoire Jean-Léon Gérôme, dont l'atelier est situé à l'École des Beaux-Arts. Le point culminant pour les peintres parisiens de cette époque est d'exposer une œuvre au Palais de l'Industrie, sur les Champs-Élysées. À l'automne 1877, il commence à peindre son tableau Blanche de Namur. Son professeur exige une authenticité totale : pour en savoir plus sur le mobilier et les costumes de l'époque, Edelfelt fréquente les bibliothèques, mais aussi le musée de Cluny, et lit des livres sur l'architecture et le mobilier médiévaux.
Le modèle du jeune prince est un garçon italien blond. Pour le personnage de la reine Blanche, il embauche pour modèle une jeune Alsacienne de 18 ans. Dans une lettre à sa mère, il écrit en :
Edelfelt éprouve des difficultés à obtenir le tableau qu'il veut. Il n'est pas satisfait des bras du petit garçon et les compare à de petites saucisses. Cependant, il reçoit l'approbation de son professeur et est encore plus heureux lorsqu'il apprend que son tableau a été accepté pour le Salon de 1877 (qui a accepté sur proposées).
Au Salon, le tableau a été un succès et, après avoir été exposé en Finlande, il a été vendu à Aurora Karamzin pour .
L'image de la reine par Edelfelt est un portrait d'imagination. En effet, bien que des écrits conservés du décrivent la reine comme à la fois belle et sage, il n'existe aucune image ou sculpture d'elle ou du roi Magnus qui les représente avec certitude.
Notes et références
Source
Voir aussi
Articles connexes Rida, rida ranka, la chanson que la reine Blanche chante à son fils.
Liens externes Présentation de l'œuvre sur le site de la Galerie nationale de Finlande . Reine Blanche, étude de visage, 1876-1877, marqueur et crayon sur le site de la Galerie nationale de Finlande Reine Blanche, étude, 1875-1876, sur le site de la Galerie nationale de Finlande
Catégorie:Tableau d'Albert Edelfelt Catégorie:Tableau réalisé en 1877 Catégorie:Ours dans la peinture Catégorie:Œuvre exposée au Salon de 1877 Catégorie:Œuvre d'Albert Edelfelt au musée d'Art Ateneum