Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment d'Auvergne, un régiment français d'Ancien Régime.
Création et différentes dénominations
: le régiment d'Auvergne est dédoublé. Les et bataillons conservent le titre, les drapeaux et le costume du régiment d'Auvergne. Les et du régiment forment le régiment de GâtinaisNous étions le Nouveau Monde, Jean-Claude Germain, Hurtibise, , 2009.. : tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d’ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment d'Auvergne devient le ci-devant Auvergne. 1793 : amalgamé, il prend le nom de de première formation. 1796 : création de la de deuxième formation. 1803 : renommé d'infanterie de ligne. 16 juillet 1815 : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration. : création de la légion de la Haute-Garonne. 1820 : la légion de la Haute-Garonne est amalgamée et renommée d'infanterie de ligne. 1887 : renommé d'infanterie. 1914 : à la mobilisation, donne naissance au d’infanterie. 1922 : dissolution.
Chefs de corps Ancien régime
Colonels tués ou blessés en commandant le régiment pendant la période de la révolution et de l'Empire: colonel Conroux blessé le colonel Lanusse blessé le colonel Oudet blessé le , mort des suites des blessures le colonel Vasserot blessé le puis le colonel Susbielle blessé le
Officiers blessés ou tués en servant au RI entre 1804 et 1815 : Officiers tués : 43 Officiers morts de leurs blessures : 36 Officiers blessés : 250
Historique des garnisons, combats et bataille du RI de ligne Ancien Régime
ci-devant Auvergne (1790-1793)
L'ordonnance du janvier 1791 fait disparaître les diverses dénominations, et les corps d'infanterie ne sont désormais plus désignés que par le numéro du rang qu'ils occupaient entre eux. Ainsi, sont renommés. Les régiments sont toutefois largement désignés avec le terme ci-devant, comme d'infanterie ci-devant Auvergne. Chaque régiment n'eut plus qu'un drapeau aux couleurs rouge, blanc et bleu, ayant d'un côté cette inscription : Obéissance à la Loi et de l'autre le numéro du régiment et les noms des actions éclatantes où il s'était trouvé.
Guerres de la Révolution Le : le régiment est engagé dans l'Affaire de Nancy.
En : En garnison à Phalsbourg le se révolte et chasse ses officiers qui émigrent en juilletHistoire de l'infanterie en France par Belhomme T3 P464. Depuis 1791, les monarchies d'Europe assistent avec préoccupation à la Révolution française et ses bouleversements et se demandent s'ils doivent intervenir, soit pour aider , soit pour profiter du chaos en France. Le , et le roi de Prusse, après avoir reçu en consultation des nobles émigrés français, publièrent la déclaration de Pillnitz qui déclarait l'intérêt des monarques d'Europe au bien-être de et de sa famille et menaçaient de vagues mais graves conséquences quiconque les agresserait. L'Assemblée nationale législative déclara la guerre à l'Archiduché d'Autriche lors du vote du après que le ministre des Affaires étrangères, Dumouriez, lui ait présenté une longue liste de griefs. Alors que le gouvernement révolutionnaire levait frénétiquement des troupes fraîches et réorganisait ses armées, une armée alliée, essentiellement prussienne, commandée par Charles-Guillaume-Ferdinand, duc de Brunswick se rassembla à Coblence sur le Rhin. En juillet, l'invasion commença et l'armée de Brunswick prit facilement les forteresses de Longwy et de Verdun.
En 1792, et la compagnie de grenadiers du se rendirent à l’armée du Nord, commandée par La Fayette.Le reste du régiment est placé à Metz et fait partie de l'armée du centre sous Kellermann. Le , les deux bataillons du d'infanterie se trouvent ainsi à la bataille de Valmy. Après l'évacuation de la France par les Prussiens les 2 bataillons du suivent Dumouriez en Belgique et combattent le à la bataille de Jemappes puis le , rattaché à l'armée de la Moselle, le régiment effectue l'expédition de Trèves.
Conformément aux lois du , du et au décret de la Convention du 17 nivôse an II (), on s'occupait de l'embrigadement des troupes de ligne avec les bataillons de volontaires. Lors de la réorganisation du : le du d'infanterie de ligne «ci-devant Auvergne » est amalgamé avec le de volontaires de Seine-et-Oise dit bataillon de Versailles et le de volontaires de la Nièvre pour former la de première formationDemi-brigades de première formation à 50 sur www.1789-1815.com qui sera incorporée dans la de deuxième formation lors du second amalgame. Lors de la réorganisation du , le du d'infanterie de ligne « ci-devant Auvergne » est amalgamé avec le de volontaires de la Meuse et le de volontaires de la Moselle pour former la de première formation qui sera incorporée dans la de deuxième formation lors du second amalgame. Ainsi disparaît pour toujours le d'infanterie ci-devant Auvergne, partageant le sort de tous ces vieux régiments qui depuis deux siècles avaient défendu si intrépidement la patrie contre toutes les coalitions.
(1793-1796) Guerres de la Révolution Lors du premier amalgame, le , la de première formation est formée avec les : du d'infanterie (ci-devant Normandie) de volontaires de l'Indre de volontaires de la Seine-Inférieure
En 1793, le régiment est le à la bataille de Neerwinden qui se termine par un désastre. Après la malheureuse issue de cette dernière journée, l’armée française se retire sur Kumtich et Pellenberg. Le les impériaux lancent une attaque générale sur Pellenberg et Korbeek. Les grenadiers hongrois s'emparent de Bierbeek, qui couvrele front de la division Le Veneur. Ce dernier envoi alors RI à la rescousse. Le régiment, avec le colonel Dumas en tête, se précipite au pas de charge et à la baïonnette sur les Hongrois et les chasse de Bierbeek après leur avoir pris 2 canons et tué la moitié de leurs bataillons. Toutefois les troupes françaises, démoralisées par la défaite de Neerwinden évacuent la Belgique en direction de Valenciennes.Pendant cette retraite, RI prend part à tous les petits combats d'arrière-garde livrés en Condé et Valenciennes et en particulier le près de Raismes, ou le RI effectua une retraite, d'arrière-garde lente et bien ordonnée sous le feu des batteries autrichiennes. Du au il est à la défense de Maubeuge et le il participe à la bataille de Wattignies
Lors du second amalgame, elle est incorporée dans la première de deuxième formation.
(1796-1803) Guerres de la Révolution La de deuxième formation est formée par l'amalgame des : de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Auvergne), de volontaires de la Nièvre et de volontaires de Seine-et-Oise) de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Royal-Deux-Ponts), de volontaires du Nord et de volontaires de la Seine-Inférieure) Demi-brigade d'Eure et Landes ( de volontaires des Landes, de volontaires de l'Eure et de volontaires de la Haute-Garonne)
En 1794, on retrouve la demi-brigade Le , à la bataille de Fleurus À partir d'octobre au blocus de Mayence Du 23 juin au 21 juillet 1795 l'unité est engagée contre les troupes émigrées et contre-révolutionnaires débarquées à Quiberon. En l'an VI le régiment fait partie de l'armée de Rhin-et-Moselle puis On retrouve le régiment en 1797 le à la bataille de Diersheim En 1799 le régiment est signalé - bataille de Pastrengo : Bataille de Magnano : Bataille de Vaprio, - : Première bataille de Zurich : Bataille de la Trébie, : Bataille de Novi Combat de MondoviCombat de Mondovi en 1799 : Bataille de Genola
(1803-1815) Guerres de l'Empire
Par décret du , le Premier Consul prescrit une nouvelle réorganisation de l'armée française. Il est essentiel de faire remarquer, pour faire comprendre comment, souvent le même régiment avait en même temps des bataillons en Allemagne, en Espagne et en Portugal, ou dans d'autres pays de l'Europe, que, depuis 1808, quelques régiments comptaient jusqu'à 6 bataillons disséminés, par un ou par deux, dans des garnisons lointaines et dans les diverses armées mises sur pied depuis cette date jusqu'en 1815. Ainsi, le d'infanterie de ligne est formé à 4 bataillons avec Le d'infanterie de ligne est formé à 4 bataillons avec les : de deuxième formation (2 bataillons) de deuxième formation (2 bataillons)
1805 : Campagne d'Allemagne 2 décembre : Bataille d'Austerlitz 1806 : Campagne de Prusse 14 octobre : Bataille d'Iéna Bataille de Schleiz, Bataille d'Auerstaedt Bataille de Golymin 1807 : Campagne de Pologne 8 février : Bataille d'Eylau Bataille d'Heilsberg 1809 : Guerre d'indépendance espagnole, Campagne d'Allemagne et d'Autriche Bataille de Braga, bataille de Tann, bataille d'Eckmühl, Bataille d'Essling Bataille de Wagram
1812 : Campagne de Russie Bataille de Smolensk, Bataille de la Moskova, Bataille de Viazma Bataille de Krasnoï 1813 : Campagne d'Allemagne Bataille de Dresde, Bataille de Kulm, Teplice Siège de Stettin 1814 : Campagne de France Siège de Berg-op-Zoom Bataille de Courtrai
1815 : Campagne de Belgique Bataille de Waterloo
Après la seconde abdication de l'Empereur, Louis XVIII réorganise de l'armée de manière à rompre avec l'héritage politico-militaire du Premier Empire.A cet effet une ordonnance du licencie l'ensemble des unités militaires françaises.
Le fond du entrera dans la composition de la départementale des Côtes-du-Nord.
Légion de la Haute-Garonne (1815-1820) Par ordonnance du , Louis XVIII crée les légions départementales. La légion de la Haute-Garonne qui deviendra le 417 régiment d'infanterie de ligne est créée en 1820.
(1820-1882) En 1820 une ordonnance royale de Louis XVIII réorganise les corps de l'armée française en transformant les légions départementales régiments d'infanterie de ligne. Ainsi le d'infanterie de ligne est formé avec les 3 bataillons de la légion du Haute-Garonne.
De 1820 à 1852 : à la Restauration, Louis XVIII organise l'armée en légions départementales afin de casser l'esprit des anciens régiments impériaux. Création de la Légion de la Haute-Garonne qui deviendra en 1817 la de la Haute-Garonne. 1830 :Les 2 premiers bataillons participent à la conquête de l'Algérie : Bataille de Sidi Khalef 25 au Bataille de Dély Ibrahim Dely Ibrahim ~ Anniversaire de la Bataille : Prise d'Alger 17 au : expédition de l'Atlas : le régiment est envoyé à Oran : le régiment rentre en France
1830 : Une ordonnance du créé le et porte le régiment, complet, à , , ..
En 1831, le régiment est envoyé au Portugal
Second Empire droite Par décret du le d'infanterie fourni 1 compagnie pour former le d'infanterie de ligne.
1864 et 1865 : en Algérie
: présence lors de la grève générale des mineurs du bassin de la Loire à La Ricamarie qui aboutit à la fusillade dite « du Brûlé », faisant 14 morts dont un bébé. centré|vignette|Civils et mineurs de fonds tués par l'infanterie lors de la fusillade du Brûlé à La Ricamarie, le Guerre de 1870 Au , le d'infanterie de ligne fait partie de l'Armée du Rhin.
Avec le de chasseurs à pied du commandant De Marqué et le d'infanterie du colonel De Barolet, le la Brigade aux ordres du général Antoine Dominique Abbatucci. Cette avec la du général Charles Louis de Fontanges de Couzan, deux batteries de 4 et une batterie de mitrailleuses, une compagnie du génie constituent la Division d'Infanterie commandée par le général de division Joseph Florent Ernest Guyot de Lespart. Cette division d'infanterie évolue au sein du Corps d'Armée ayant pour commandant en chef le général de division Pierre Louis Charles de Failly. Siège de Bitche 29 août : combat de Bois-des-Dames : Bataille de Beaumont Armée de Chalons; bataille de Sedan.
De 1871 à 1914 thumb|La fraternisation des soldats du et des Biterrois sur les allées Paul-Riquet|alt=La fraternisation des soldats du et des Biterrois sur les allées Paul-Riquet
De 1881 à 1883, un bataillon est envoyé en Algérie