Gaston Caulet du Tayac, né le rue du Bac à Paris et mort dans le le est un journaliste républicain et communard. Il joue un rôle important dans l'insurrection de La Guillotière, à Lyon, le puis est déporté en Nouvelle-Calédonie.
Biographie
Républicain et communard Fils d'un haut fonctionnaire à la direction générale de la Caisse des Dépôts et Consignations et ancien officier de la garde de ., Gaston Caulet du Tayac devient journaliste et militant républicain à la fin du Second Empire.. Il est condamné à des amendes et emprisonné à deux reprises en 1869 et en 1870 pour ses activités républicaines.
Au déclenchement de la guerre de 1870, il s’engage dans un régiment de zouaves.
Journaliste au Cri du Peuple, engagé dans la Commune de Paris, il entre dans le cabinet de Raoul Rigault avec le titre de commissaire spécial. Il est donc membre de la Commission de la Sûreté générale.. Il se considère comme blanquiste.
L'insurrection de La Guillotière Avec Charles Dumont., la Commune de Paris l'envoie à Lyon le , où il arrive en passant par Bâle. Ils sont chargés d'obtenir du maire de Lyon, Jacques-Louis Hénon, un ajournement des élections municipales. En effet, Adolphe Thiers, chef du gouvernement de Versailles, a décidé d'organiser des élections municipales et de nommer tous les maires des villes de plus de , pour mieux isoler la Commune de Paris.. Les communards veulent que ces élections permettent d'élire les maires et ils refusent donc qu'elles soient organisées comme prévu..
vignette|L'armée tire sur les insurgés devant la mairie de La Guillotière le 30 avril 1871.
Caulet du Tayac rencontre Hénon le ., mais le maire de Lyon éconduit les deux délégués de la Commune de Paris et maintient les élections. Caulet du Tayac ne réussit pas non plus à rallier à sa cause le directeur du journal lyonnais républicain radical, Le Progrès. Caulet du Tayac et Dumont lancent un appel au boycott de ces élections, préalable à une future proclamation de la Commune. Ils échouent dans ces deux objectifs.
Après être retournés en Suisse pour éditer des affiches appelant à la révolte, Caulet du Tayac et Dumont prennent part à l'insurrection de La Guillotière, quartier ouvrier de Lyon. Cette émeute a lieu le jour où sont prévues les élections, le . Vers 7 heures du matin, un groupe de 25 à 30 hommes prend la mairie de La Guillotière, et, rejoints par d'autres, ils atteignent un effectif maximum de 150. Ils dressent des barricades. L'armée réprime cette révolte le jour même, tirant au canon sur la mairie.
Les deux délégués de la Commune de Paris, Caulet du Tayac et Dumont, sont envoyés auprès du chef de la garde nationale de Lyon, le général Bourras, dans l'espoir . Ils ne parviennent pas à le voir et sont arrêtés. Vers 23 heures, la dernière barricade se rend. Cette répression militaire fait au moins une trentaine de morts et plusieurs dizaines de blessés chez les insurgés. Les élections ont lieu la semaine suivante.
Jugement et déportation Après la Commune, Caulet du Tayac est jugé par le premier conseil de guerre. Il y proclame publiquement ses convictions :
Il est condamné le à la déportation dans une enceinte fortifiée et déporté en Nouvelle-Calédonie, tandis que Dumont est détenu à la centrale de Clairvaux. En Nouvelle-Calédonie, parmi ses codétenus figure le jeune Henry Bauër, qui décrit ainsi leur relation : ..
Caulet du Tayac est atteint d'une phtisie qui s'aggrave tellement que le gouverneur de la Nouvelle-Calédonie demande sa grâce. Gracié le , il rentre en France en passant par l'Australie et meurt rapidement après, le . Selon Henry Bauër : .
Notes et références
Voir aussi Bibliographie . .
Articles connexes Commune de Paris Commune de Lyon
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