Le d'infanterie de marine () est une unité de l'Armée de terre française, basée au Mans.
Il est l'un des « quatre vieux » régiments des troupes de marine, avec les , et régiments d'infanterie de marine. Ces unités ont constitué, avec le d'artillerie de marine et le d'artillerie de marine, la fameuse division Bleue.
L'insigne régimentaire du RIMa rappelle l'héritage du régiment des Vaisseaux, deuxième régiment d'infanterie créé pour le service de la mer en 1638. En opérations, les éléments projetés sous commandement du RIMa prennent le nom de « Groupement tactique Richelieu », en l'honneur du créateur des troupes de marine françaises et second colonel du régiment des Vaisseaux.
Actuellement équipé du véhicule blindé multi-rôle Griffon, le RIMa est un régiment d'infanterie spécialisé dans les opérations amphibies apte à être projeté partout dans le monde. Il est rattaché à la 9e BIMa. Le s'est illustré récemment en Afghanistan et dans la bande saélo-saharienne (opérations « Serval » puis « Barkhane »). Entre autres missions, il participe également à la réassurance des alliés du flanc est de l'Europe (Opérations Lynx et Gerfaut). gauche|vignette|Exercice d'assaut amphibie du (2025)
centré|vignette|Exercice d'assaut héliporté du (2025)
Création et différentes dénominations 1622 : création par le cardinal de Richelieu des Compagnies ordinaires de la Mer. : création du régiment des Vaisseaux qui devient le régiment des Vaisseaux-Richelieu le 3 février 1640 puis, après plusieurs changements de nom, le Royal des Vaisseaux qui disparaît dans les guerres de la Révolution et de l'Empire. 1822 : ordonnance du Roi prescrivant la formation de deux Régiments d'Infanterie de la Marine. L'ordonnance du roi Louis-Philippe du crée deux régiments d'infanterie affectés au service ordinaire des garnisons des colonies françaises (filiation directe et ininterrompue du RIMa à partir de cette date et jusqu'à nos jours). 1870 - Régiment de Marche d'Infanterie de Marine. : dédoublement : formation du Régiment d'Infanterie de Marine. 1901-1942 : prend l'appellation de Régiment d'Infanterie Coloniale, il est regroupé à Brest. 1945-1947 - Régiment d'Infanterie Coloniale, ex- française libre 1947 - Bataillon d'Infanterie Coloniale 1947-1954 - Bataillon de marche du RIC en Indochine, puis en Algérie. 1951-1955 - Bataillon d'Infanterie Coloniale 1955-1958 - Régiment d'Infanterie Coloniale 1958 - le RIC redevient le RIMa. Depuis le : la garnison est au Mans (caserne Chanzy) ; sa compagnie d'instruction est au camp d'Auvours - Champagné. Depuis 2000 : « Caserne Martin des Pallières ».
Historique des garnisons, combats et batailles du RIMa Entre 1822 et 2012, on compte environ de ce régiment morts en service.
Ancien Régime Le régiment d’infanterie de Marine possède une longue et riche histoire qui remonte aux compagnies de la mer créées par Richelieu en 1622. En 1622, le cardinal de Richelieu crée, sous la dénomination de Compagnies ordinaires de la mer, cent compagnies qui sont destinées à former les garnisons des bâtiments (vaisseaux de la marine). Quatre ans plus tard elles prendront le nom de « Régiment de la Marine »Les origines et la filiation du RIMA ..
Le est créé un deuxième régiment d'infanterie destiné au service de la mer, le régiment des Vaisseaux qui devient le régiment des Vaisseaux-Richelieu le puis, après plusieurs changements de dénominations, le régiment Royal des Vaisseaux (alias Royal-Vaisseaux) le . Filiation De 1722 à 1821, l’existence des « Troupes de la Marine » sera constamment remise en cause et elles changeront fréquemment de nom : 1769 : Corps royal d'Artillerie et d'Infanterie de la Marine (organisé en 3 brigades). 1772 : Corps-royal de Marine (organisé en 8 régiments). 1774 : Corps royal d’Infanterie de la Marine (organisé 3 divisions et 100 compagnies de fusiliers). 1782 : Corps royal de la Marine (organisé en 100 compagnies de grenadiers et de fusiliers). 1786 : Corps-royal des Canonniers-matelots (organisé en 9 divisions qui intègrent les 3 compagnies de bombardiers recréées en 1774). 1792 : Le Corps des Canonniers-matelots est supprimé pour créer 4 régiments d'infanterie et 2 d'artillerie lesquels sont tous supprimés et transformés en bataillons de volontaires nationaux en 1794. 1795 : Corps d’Artillerie de la Marine (organisé en 7 demi-brigades).
Guerres de la Révolution et de l'Empire 1813 : Campagne d'Allemagne 16-19 octobre : Bataille de Leipzig 1814 : Campagne de France 14 février 1814 : Bataille de Vauchamps
1815 à 1848 1823 : expédition d'Espagne ; campagne à Madagascar et en Amérique du Sud (1829). conquête des îles Marquises et des îles de la Société (1842-1847).
Second Empire 1854 : Bomarsund Campagne franco-anglaise en mer Baltique. : Le RIMa, stationné à Rochefort, s'installe à Brest. Guerre de Crimée. Campagne en Chine et en Indochine. Expédition du Mexique : siège de Puebla. Pacification en Extrême-Orient. 1869 : il est réparti entre Brest, la Cochinchine et la Guadeloupe Au , le de marche d'infanterie de marine fait partie de l'Armée de Châlons. Avec le de marche d'infanterie de marine du colonel Lecamus, le les ordres du colonel Alleyron forme la Brigade aux ordres du général Charles Martin des Pallières. Cette Brigade avec la Brigade du général Reboul, trois batteries de 4, deux batteries de 4 et une de mitrailleuses du régiment d'artillerie de marine, une compagnie du génie constituent la Division d'Infanterie commandée par le général de division de Vassoigne. Cette division d'infanterie évolue au sein du Corps d'Armée ayant pour commandant en chef le général de division Lebrun. 23 au - Marche vers l'est. - bataille de Bazeilles. Pour la première fois, le de Marine combat sur le sol de la patrie. Les et le , engagé au sein de la « Division Bleue » le RIMa se sacrifie à Bazeilles dans un combat héroïque contre les Prussiens, jusqu'à la « dernière cartouche ».
1870 à 1914 Durant la Commune de Paris en 1871, le régiment participe avec l'armée versaillaise à la semaine sanglante. Opérations de la campagne du Soudan (1882). Expédition du Tonkin (1882-1883). Expédition à Formose et occupation des îles Pescadores (1884). À Tuyen-Quan : 600 hommes du régiment débloquent la garnison assiégée depuis 6 mois par Chinois. Pacification de Madagascar (1885). Cochinchine (1886-1888). Première campagne du Dahomey (1889). Luttes contre les Boxers en Chine (1900). Les troupes coloniales deviennent une armée de métier, par la loi du . Campagne du Maroc (1910).
Première Guerre mondiale 1914 : toujours stationné à Brest, il fait partie de la coloniale de la d'infanterie coloniale. Reconstitué plus de dix fois, ayant pendant 52 mois de luttes quotidiennes près de tués, blessés ou disparus, le RIC a participé à toutes les grandes batailles du conflit. Le régiment reçoit 4 citations à l'ordre de l'Armée ainsi que la fourragère aux couleurs de la Médaille Militaire. Son emblème, qui fut enfoui à Villers-sur-Semois pendant la bataille de Rossignol le voir , est retrouvé en 1918.
1914 Opérations des et Armées : Bataille des Frontières, 22 août : Combats de Rossignol : Saint-Vincent. 17- : Offensives d'Argonne, Bois de la Gruerie vignette|134x134px|Insigne d'épaule modèle sous-officier : l'ancre de l'infanterie de marine.
1915 Juillet-août : Opérations en Argonne. 25 septembre-6 octobre : seconde bataille de Champagne, Moulin de Souain.
1916 Juillet : Bataille de la Somme: Barleux, Belloy-en-Santerre. 1917 Avril-mai : Le Chemin des Dames. - : Verdun: Les Chambrettes. 1918 12- : Mailly-Raineval. : Les Éparges. 7- Hauts-de-Meuse.
Entre-deux-guerres En 1930 : le RIC est en garnison à Brest.
En 1939 : Tripoli en Grande Syrie (aujourd'hui, au Liban).
Seconde Guerre mondiale Campagne de France Engagé dans la Bataille d'Amiens, le régiment est dissous en novembre 1940.
Vichy Le d'infanterie coloniale est recréé en 1940. Il fait partie de la militaire (Montpellier) de l'Armée d'armistice. Il disparait en .
1945
Le d'infanterie coloniale est recréé le à partir de la de la française libre. Son premier bataillon est formé à partir du bataillon de marche n° 4, son second à partir du bataillon de marche n° 5 et son troisième à partir du de marche nord-africain.
La brigade est officiellement créée en Syrie en . Elle compte notamment le bataillon de marche n° 3, qui s'était distingué avec la brigade française libre d'Orient à Kub-Kub (Érythrée) le . La française libre, indépendante jusqu'en , participe à la guerre du Désert, notamment à la bataille d'El Alamein. Elle est ensuite engagée dans la campagne de Tunisie, notamment à Takrouna le , puis dans la campagne d'Italie, prenant la ville de Pontecorvo en 1944. La brigade est ensuite engagée dans la Libération de la France, combattant de Toulon à Colmar. Elle termine la guerre dans les Alpes.
Le , le d'infanterie coloniale reçoit son drapeau, portant les faits d'armes de la . Le général de Gaulle fait Compagnon de la Libération le , dont la fourragère reçoit également l'olive aux couleurs de la croix de guerre 1939-1945 le .
De 1945 à nos jours Guerre d'Indochine où le de marche se voit attribuer la croix de guerre des TOE avec palme. Le président de la République Monsieur Vincent Auriol remet la Légion d'honneur au drapeau le . alt=L'insigne du 2e RIC.|vignette|Insigne du RIC. Algérie : le RIC à trois bataillons est envoyé au complet en Algérie, secteurs de Khenchela, El Kantara et Batna (1954-1959), secteurs d'Orléans-Ville, vallée de la Soumman (1959-1962). Jusqu'au cessez-le-feu du Il s'implante dans la Sarthe en 1963 : une partie au Mans, une partie à Auvours. Le RIMa participe depuis sa professionnalisation en 1978 à de nombreuses opérations qui se sont déroulées sur tous les continents. Le de marine s'est illustré notamment au Tchad, en Mauritanie, au Liban, en ex-Yougoslavie, en Albanie, en Centrafrique, en Côte d'Ivoire, en Guyane, en Nouvelle-Calédonie, au Sénégal, au Kosovo, en Bosnie-Herzégovine, au Cameroun, en Macédoine, Afghanistan.
Au cours de la guerre du Golfe, le régiment a été cité à l'ordre de la brigade le , cette citation comporte la croix de guerre des TOE avec étoile de bronze. Ces opérations ont été toujours menées avec succès et vigueur sans avoir évité des blessures et la mort à quelques marsouins.
Croatie : Il forme l'ossature du premier bataillon française de la Force de protection des Nations unies et il se déploie en République serbe de Krajina à partir d'.. Il est actuellement le dernier régiment français à armer et commander le bataillon franco-espagnol de la brigade Salamandre de Mostar. Sa mission est de récolter les armes encore détenues par les populations et faciliter la réorganisation des forces françaises dans la zone.
2003 et 2004 : Côte d'Ivoire : le régiment est déployé dans le sud-ouest de la République de Côte d'Ivoire où il assure le retour des réfugiés et repousse les bandes armées qui terrorisent la région. Au bout de deux mois la stabilité est de retour ! Le régiment est alors envoyé dans le centre du pays. Sa mission : assurer la neutralité de la zone de confiance, qui sépare les rebelles des forces loyalistes. Le régiment perd trois de ses marsouins lors du bombardement de Bouaké le (caporal/chef Falevalu, caporal Tilloy et le caporal Marzais)BOUAKE OPÉRATION LICORNE. Décembre 2004 : Gabon, le régiment, dans le cadre des missions Guépard, détache la 2eme Cie au 6 B.I.Ma , à la suite de troubles dus aux élections présidentielles. Janvier-Mai 2005 : Côte d'Ivoire, le régiment détache une section de la 3eme Cie avec le 1er R.I.Ma à Korhogo.
Tchad en 2005, le régiment compose avec un escadron du RIMa le groupement Terre des éléments Français basés au Tchad.
En 2006, le RIMa est engagé au Liban dans l'évacuation des ressortissants français et des populations en danger.