Le Renault Express I est un véhicule utilitaire léger commercialisé par le constructeur automobile français Renault, de à . Sur les marchés d’exportations, il est dénommé Renault Rapid en Allemagne, et Renault Extra au Royaume-Uni.

Le Renault Express fait largement appel à la banque de pièces Renault qui lui sont contemporaines. Il est ainsi dérivé étroitement de la Renault Supercinq dont il partage partiellement le soubassement. Cependant, pour certains modèles, celui-ci est équipé d’un train arrière à quatre barres, se retrouvant sur les versions sportives Supercinq GT Turbo ou 9 et 11 Turbo (puis sur les 9 et 11 équipées du ), l’empattement, les porte-à-faux et la face avant (masque avant, ailes et capot) sont spécifiques.

Historique

Contexte En , le constructeur Citroën dévoile un nouveau modèle, le C15, destiné à remplacer l’Acadiane. Alors que sa commercialisation débute en octobre de la même année, l’arrivée du C15 a un impact significatif sur le marché des véhicules utilitaires légers, principalement sur la Renault 4 Fourgonnette, qui devient obsolète face à cette nouveauté. De plus, la disponibilité du C15 en version diesel marque une première dans ce segment. Renault, conscient de la nécessité de rester compétitif sur ce segment, doit réagir en réétudiant un précédent projet de la marque : une version utilitaire sa nouvelle citadine, la Supercinq.

Présentation, lancement et améliorations

Phase 1, de 1985 à 1991 Au lancement en 1985, l'Express est proposé avec trois moteurs, dont un diesel. Les deux moteurs à essence sont des Cléon-Fonte, avec le « C1C » de et le « C1E » de . La version diesel est propulsée par le moteur F Renault « F8M-736 » de . Trois types de carrosseries sont également disponibles : la version tôlée (2 places), la version vitrée (2 places) et la version break (5 places). Dès 1986, une nouvelle version du Cléon-Fonte de développant est introduite, disponible en version break et tôlée. En 1987, le break est amélioré avec des équipements supplémentaires, tels que des enjoliveurs de roue, des bandes de protection latérale, une sellerie bicolore, un coffre habillé et le « pack équipement », et il est décliné en trois finitions (GTC, GTL et GTD). La finition GTC peut être équipée en option d'une boîte à 5 vitesses.

Phase 2, de 1991 à 1994 vignette|Un Express I, de phase 2.|gaucheEn , Renault présente la phase 2 de l’Express à l’occasion du salon de l’automobile de Francfort. À l’avant, la calandre est simplifiée comportant deux ouvertures au lieu de cinq sur la phase 1, présentant des optiques de phares légèrement arrondis. Normalement de couleur noire, la calandre peut être assortie à la teinte de la carrosserie sur les finitions haut de gamme. Les clignotants sont déplacés vers le pare-chocs, qui bénéficie également d’un nouveau design. Les protections latérales sont repositionnées plus haut, tandis que les rétroviseurs, redessinés, se fixent désormais sur les vitres. Pour la version break, le hayon est désormais installé en série, tandis qu’il reste en option pour la version Combi à cinq places. Dans un souci d’amélioration de la finition, toutes les versions de l’Express bénéficient d’une meilleure isolation phonique, tandis que de nouvelles options font leur apparition telles que la climatisation, la fermeture centralisée des portes et la direction assistée.

Phase 3, de 1994 à 2000 vignette|Un Express I, de phase 3.|gaucheEn , la phase 3 du Renault Express I voit le jour. Le principal changement extérieur est la nouvelle calandre avec ses deux prises d’air séparées par le logo Renault. Les phares avants sont arrondis, et les rétroviseurs extérieurs agrandis. À l'intérieur, le tableau de bord est remodelé, et le volant change de forme. En plus de ces changements esthétiques intérieurs et extérieurs, le Renault Express I abandonne les motorisations de la Supercinq et s’équipe de celles de la Clio I.

Arrêt et succession C’est à partir de la présentation du Renault Kangoo I que la fourgonnette Express commence sa fin de carrière. En 1997, il ne subsiste de l’Express que quatre versions : Base et Europa (remplaçant RL, RN et Extra) pour les versions utilitaires, Europa et Symphonie (remplaçant les RN et RT) pour la version 5 places. En 1998, ces versions familiales disparaissent, seules restent au catalogue les versions 2 places. L’Express disparaît en .

Pour les marchés d'Amérique du Sud, la production de l'Express se poursuit jusqu'en en kits CKD dans l'usine de l'assembleur uruguayen Nordex S.A..

En , Renault annonce la commercialisation d’un nouvel Express à partir du printemps 2021, un utilitaire simple, basé sur le châssis du Dacia Dokker. Le jeudi , le constructeur confirme le lancement commercial du Renault Express II.

Les différentes versions

Carrosseries Le Renault Express I est décliné en quatre versions différentes, appelées « tôlé », « vitré », « combi / break ».et « pick-up »

Tôlé Le « tôlé » ne dispose d'aucune vitre sur les côtés de la partie arrière.

Vitré La carrosserie « vitré » est identique à la version « tôlé », avec l'ajout d'une vitre de chaque côté à l'arrière pour dégager la visibilité 3/4 arrière, et permettant ainsi de vérifier l'angle mort arrière-droit.

Break / Combi Les carrosseries « break » et « combi » sont très différente des versions « fourgon » (« tôlé » et « vitré »), avec la caisse arrière totalement vitrée. Par rapport à la version « vitré » du fourgon, les glaces sont plus longues et peuvent être ouvertes via un système de vitres coulissantes. Aussi une plus petite vitre additionnelle est ajoutée sur la partie haute de la tôle. Elle offre également cinq places grâce à une banquette arrière. L'accès se fait par les portes de devant, en rabattant les sièges, car aucune porte supplémentaire n'est ajoutée à cette version.

Plusieurs niveaux de finition sont disponible, selon les millésimes:

Dès le début de la commercialisation en , seule la version de base « combi » est disponible avec les motorisations essence 1.1L (Cléon-fonte C1E de 47cv) et diesel 1.6L (F8M de 55cv). Le siège conducteur ne dispose pas des glissières à mémoire de position et le siège passager avant se rabat et se replie vers l'avant en 2 partie. La sellerie est en simili gris (ou drap arc-en-ciel en option). En (AM88), en complément des versions combi, apparaissent les versions « break » GTC, GTL et GTD, disponible avec le 1.1L pour l'express GTC (Cléon-fonte C1E de 47cv), le 1.4L pour l'express GTL (Cléon C1J de 60cv, puis C3J de 60cv à partir de l'été 1991) et diesel 1.6L pour l'express GTD (F8M de 55cv). En plus par rapport aux versions « combi » elles disposent des sièges rabattables à mémoire de position en drap rayé gris et bleu, du pack équipement (pré-équipement radio, horloge, boite à gant fermant à clé, allume cigare éclairé, feu antibrouillard arrière, dégivrage arrière, rangement de pavillon de cabine), de l'habillage intégral de la cellule arrière et du pavillon (moquette et garnitures), des filets de rangement arrière, des enjoliveurs « delta » et de décorations latérales rappelant la motorisation (GTC pour le 1.1L, GTL pour le 1.4L et GTD pour le 1.6L diesel).

à partir d' (AM92) avec le lancement de la phase 2, la dénomination des finitions évolue avec 2 niveaux: Combi RL et break RN. Les versions break disposent d'un hayon de série. 5 motorisations sont disponibles: en essence, le 1.1L (Cléon C1E de 47cv, uniquement disponible sur la version Combi RL jusqu'en ), le 1.2L (Cléon C1G de 55cv, puis à partir de , Cléon-fonte C3G de même puissance uniquement sur la version break RN) de 55cv, le 1.4L essence (Cléon C3J de 60cv, puis à partir de le nouveau moteur Energy E6J de 80cv uniquement sur la version break RN), le 1.6L diesel (F8M de 55cv, uniquement disponible sur la version Combi) et le nouveau 1.9L Diesel (F8Q de 65cv uniquement sur la version break RN). à partir de fin 1994 (AM95) avec le lancement de la phase 3, la dénomination des finitions évolue avec 2 niveaux: combi RN et break RT. Les combi RN sont disponibles sans hayon avec les motorisations essence 1.2L (Cléon-fonte C3G de 55cv) et diesel 1.9L D55 (de 55cv), et le break RT est disponible avec hayon de série et avec les motorisations essence 1.4L (Energy E6J de 80cv) et diesel 1.9L D65 (de 65cv). En , les finitions RN et RT sont remplacées par les dénominations « Europa » et « Symphonie ». Sur ce dernier, sont montés de série le lève-vitres électriques et l’antidémarrage, l’Europe reçoit un cache bagages. Les Renault Express Combi et Break sont abandonné en .

Pick-up En , l'offre est complétée par un pick-up, disponible avec les moteurs essence 1 108 cm3 ou Diesel 1 595cm3. Son train arrière est renforcé pour supporter une charge utile plus importante. La zone de chargement mesure 1,75 mètre de long et 1,20 mètre de haut sous la bâche. La fabrication de ce pick-up est confiée à la carrosserie Durisotti, puis au carrossier Gruau à partir de l'année modèle 1996.

Séries spéciales

Extra Lancé en , le Renault Express « Extra » est limité à . Il n’est disponible qu’en une seule couleur, le Brume (441). En supplément du modèle de base, l’Express « Extra » dispose de petites vitres latérales, d’un autoradio, d’enjoliveurs intégraux, d’un girafon, du logo « Extra » sur la capucine, de bandes décoratives latérales, et de baguettes de protection latérales. Seules deux motorisations sont disponibles, l’une essence et l’autre diesel. La première est le moteur Cléon-Fonte de , le second le moteur F 1.5D de .

Prima Simultanément avec l’« Extra », Renault commercialise une autre série limitée à , l’Express « Prima ». Pour cette série, le seul coloris disponible est le Gris (602), une teinte métallisée non vernie. En plus du modèle de base, l’Express est équipé de grandes vitres coulissantes, d’un autoradio, d’enjoliveurs intégraux, du logo « Prima » sur la capucine, de bandes décoratives latérales, et de baguettes de protection latérales. Comme pour l’Express « Extra », les deux seules motorisations disponibles sont le 1.1 () et le 1.5D ().

Caractéristiques

Dimensions +Masses et dimensions du Renault Express IRenault Express ILongueurLargeurHauteurEmpattementVoies avant / arrière / Garde au solRayon de braquageCapacité du réservoir

Chaîne cinématique

Motorisations Les « moteurs Cléon-Fonte » (essence) étaient disposés transversalement à l’avant, et couplés à une boîte quatre ou cinq rapports + marche arrière apparue sur les Renault 9 et 11. Les cylindrées étaient de 956, et .

Sur les modèles les plus récents, un « moteur Energy » 1,4 litre de 80 chevaux était également disponible, moteur beaucoup plus moderne (arbre à cames en tête) et économique, ainsi que le « moteur D » de 1.2 type D7F de 60 chevaux.

Le fut rapidement abandonné, à cause de performances limitées et d’une consommation élevée. Renault proposa également des motorisations diesel, un 1,6 litre « moteur F » type F8M, dérivé du bloc F2N de essence, ces deux derniers déjà vus sous le capot des Super 5, 9 et 11, puis le « moteur F » type F8Q de 1,9 litre diesel, inauguré par la Renault 19.

Cette auto a existé en variante électrique, rare. Elle était également équipée du tableau de bord des Super 5 entrée de gamme, ce dernier étant modifié pour recevoir les équipements relatifs à son mode de propulsion (jauge de batterie, par exemple). +EssenceModèle et boîteConstructionMoteurCylindréePuissanceCoupleVitesse maximaleConsommation et émissions de Renault Express I 956(boîte 4)1985 -4 cylindres en ligneC1C () à à Renault Express I 1.1(boîte 4 ou 5)1985 - 19934 cylindres en ligneC1E() () à à Renault Express I 1.2(boîte 4 ou 5)1994 - 19974 cylindres en ligneC1G() () à à Renault Express I 1.4(boîte 5)1994 - 19974 cylindres en ligneE6J-734 E7J-724() () à à Renault Express I 1.4(boîte 4)1986 - 19934 cylindres en ligneC1J() () à à