Le d'armée est un corps de l'Armée française.
Il est créé en 1873, regroupant les unités de la région militaire (Montpellier).
En 1914, il a été mobilisé avec les vignerons de l'Hérault et les montagnards des Cévennes, il était commandé par le général Taverna. Il comprenait, avec la , la 31 que commandait le général Vidal.
Mobilisé à nouveau en 1939, il est en rattaché à la . Il est reconstitué en juin après la bataille de Dunkerque, jusqu'à sa capture le .
Création et différentes dénominations : formation du d'armée : renommé groupement Z : renommé groupement ABC : renommé groupement BC : renommé d'armée : dissous
Les chefs du d'armée
De 1873 à 1914 Le est créé lors de la réorganisation de l'armée de septembre 1873. Il est associé à la région militaire (Montpellier).
À sa création, il regroupe la d'infanterie de Montpellier et la d'infanterie de Perpignan., ainsi que la de cavalerie et la d'artillerie.
Première Guerre mondiale Composition à la mobilisation de 1914
À la mobilisation, il est rattaché à la Armée
Historique 1914 4 - : transport par V.F. dans la région Mirecourt, Mattaincourt. 10 - : mouvement dans la région de Lunéville. 14 - : offensive, par les régions de Laneuville-aux-Bois et de Moussey en direction de Loudrefing. Le , combat vers Loudrefing. 20 - : engagé dans la bataille de Morhange, combat vers Bisping. À partir du , repli sur la Mortagne, dans la région de Bayon. Le , combat vers Bonviller. - : engagé dans la bataille du Grand-Couronné. Combats dans la région Einvaux, Gerbéviller, Xermaménil. 12 - : reprise de l'offensive ; progression jusque dans la région Einville, Croismare. 17 - : retrait du front et repos vers Nancy. Le , mouvement vers la région nord de Toul. - : engagé dans la bataille de Flirey, combat vers Flirey et le bois de Mort Mare. À partir du , stabilisation du front dans la région bois de Mort Mare, Seicheprey. 7 - : retrait du front et transport par V.F. dans la région de Soissons ; stationnement. 14 - : occupation d'un secteur entre Condé-sur-Aisne et la route reliant Passy à Ailles (relève de l'armée britannique). 17 - : retrait du front, puis mouvement vers la région Pierrefonds. À partir du , transport par V.F. vers Hazebrouck et mouvement vers Ypres. - : engagé dans la bataille d'Ypres. Combat vers Wytschaete et Klein-Zillebecke. Stabilisation et occupation d'un secteur au sud d'Ypres, dans la région située entre Wytschaete et le sud de Zillebecke. : réduction du secteur à gauche jusqu'au château à à l'ouest d'Hollebeke. du 14 au : attaques françaises. : extension du secteur à gauche jusque vers le canal d'Ypres à la Lys ; le , nouvelle extension à gauche jusque vers Zwarteleen. : réduction à droite jusque vers Saint-Éloi.
1915 - : retrait du front (relève par l'armée britannique), transport par camions dans la région de Pernes, puis à partir du mouvement par Doullens dans la région de Montdidier ; repos. À partir du , transport par V.F. dans la région d'Épernay, puis mouvement vers Châlons-sur-Marne ; repos. - : engagé dans la première bataille de Champagne, dans la région abords ouest de Mesnil-lès-Hurlus, ferme Beauséjour (éléments engagés le 6 au bois Sabot). 12 - : combat vers la ferme Beauséjour et la cote 196. Puis occupation d'un secteur dans cette région (guerre des mines). : front étendu à gauche jusque vers le bois Sabot. : front étendu à droite jusqu'à Massiges. : front réduit à gauche jusqu'à Perthes-lès-Hurlus et à droite jusque vers la cote 180. : front réduit à gauche jusque vers la cote 196. 3 - : retrait du front et stationnement dans la région de Gizaucourt ; repos. 30 septembre - 27 décembre : occupation d'un secteur vers la butte de Tahure et la cote 193. Engagé dans la seconde bataille de Champagne dans cette région. : prise de la butte de Tahure. : front étendu à gauche vers la butte de Souain. 30 - : attaques allemandes et pertes de la butte de Tahure. : front étendu à droite jusque vers les Mamelles. Du 7 au : attaques allemandes et contre-attaques françaises. Occupation et organisation du terrain conquis. - : retrait du front et transport dans la région Épernay, Damery ; repos.
1916 - : mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers Condé-sur-Aisne et Pernant. : front étendu à droite jusque vers Soupir. 9 - : retrait du front ; repos dans la région de Dormans. - : transport par V.F. dans la région de Laheycourt ; repos. À partir du , occupation d'un secteur vers Avocourt et le Four-de-Paris.
1917 - : occupation d'un nouveau secteur, à l'est du précédent vers Avocourt, la cote 304 et la Meuse vers Charny. 25, et : attaques allemandes. du au : front réduit à gauche jusque vers le bois d'Avocourt. : attaque française vers Avocourt. : front réduit à droite jusque vers Marre. 29, et : attaques allemandes. : attaque française. : front réduit à gauche jusqu'à la Hayette. À partir du , engagé dans la deuxième bataille offensive de Verdun, prise du Mort-Homme et de Regnéville. Puis occupation et organisation des positions conquises vers Béthincourt et la Meuse. - : retrait du front, mouvement vers Laheycourt et transport par V.F. vers la région Lure, Vesoul ; repos et instruction. À partir du , mouvement vers Belfort. - : occupation d'un secteur vers Leimbach, Burnhaupt-le-Haut étendu le à gauche vers le ballon de Guebwiller.
1918 - : retrait du front, mouvement vers Belfort ; puis à partir du , transport par V.F. dans la région d'Estrées-Saint-Denis. 5 - : travaux entre l'Oise et l'Arrest. - : mouvement vers les Flandres, par les régions de Mouy, Molliens-Vidame, Flesselles, Lucheux, Fauquembergues, Noordpeene, Steenvoorde. Du 22 au , le corps d'armée est en soutien éventuel des troupes britanniques. - : engagé dans la quatrième bataille des Flandres, entre la ferme Godezonne et Dranoutre (en liaison avec l'armée britannique). Combats fréquents et violents vers le mont Kemmel, le Scherpenberg et Locre. : front réduit à gauche, jusqu'à la Clytte. : front étendu à droite, jusque vers Fontaine Houck et réduit à gauche jusqu'au Scherpenberg ; engagements fréquents. : prise de l'hospice de Locre. 8 - : retrait du front (relève par l'armée britannique), transport par V.F. de Saint-Omer dans la région de Poix. À partir du , transport par V.F. dans la région de Givry-en-Argonne ; repos. - : transport dans la région de Nancy et à partir du occupation d'un secteur vers Bezange-la-Grande, Clémery. - : retrait du front, transport par V.F. vers Lizy-sur-Ourcq ; mouvement vers Marigny-en-Orxois, Beuvardes, Dravegny, puis vers le front. 9 - : occupation d'un secteur sur la rive sud de l'Aisne, vers Viel-Arcy et le sud de Romain. : front réduit à droite jusque vers Merval. : front étendu à droite jusqu'au sud de Glennes. 18 - : retrait du front (relevé par des éléments italiens) ; mouvement vers Longpont et Vic-sur-Aisne. - : occupation d'un secteur vers le bois Mortier, Barisis-aux-Bois. : front étendu à droite vers Anizy-le-Château. 10 - : progression vers la Serre. Combats suivant l'axe forêt de Saint-Gobain, Pouilly-sur-Serre. - : préparatifs d'offensive. À partir du , engagé dans la bataille de la Serre. Combat vers Chalandry, Mortier, Crécy-sur-Serre. À partir du , organisation des positions conquises. 5 - : engagé dans la poussée vers la Meuse. Poursuite suivant l'axe Crécy-sur-Serre, Vervins, forêt de Signy-le-Petit, jusqu'à Cul-des-Sarts.
Rattachement
Seconde Guerre mondiale Composition en septembre 1939
d'infanterie nord-africaine d'infanterie d'infanterie
Composition le 10 mai 1940 Grandes unités :
division d'infanterie motorisée
Cavalerie
groupe de reconnaissance de corps d'armée
Artillerie
régiment d'artillerie lourde hippomobile
Génie
régiment de pionniers
Composition le 30 mai 1940 Grandes unités :
d'infanterie (hors de combat) d'infanterie (hors de combat) d'infanterie d'infanterie motorisée (réduite) Secteur fortifié des Flandres
Éléments organiques :
Deux groupes d'artillerie lourde groupe de reconnaissance de corps d'armée, renforcé du groupe de reconnaissance de division d'infanterie Deux escadrons de SOMUA S35 et un de Hotchkiss H35 issus du corps de cavalerie
Composition en juin 1940 Grandes unités (de taille très réduite à la taille théorique d'une division) :
légère d'infanterie (à quatre bataillons d'infanterie et un groupe de reconnaissance aptes au combat) légère d'infanterie nord-africaine (à trois bataillons et un groupe de reconnaissance aptes au combat) légère d'infanterie (à deux bataillons aptes au combat) légère d'infanterie (avec un seul bataillon apte au combat le !)
Éléments organiques de corps d'armée :
Un régiment de pionniers Trois compagnies de transport automobile Éléments de ravitaillement
Historique Le est recréé le . Initialement rattaché à la dans le Sud-Est, il rejoint les Flandres en . En , le est rattaché à la armée. Engagé dans le plan Dyle, il reçoit l'ordre le de diriger toutes les forces chargées de la défense de Dunkerque, Calais et Boulogne. Il disparait à Dunkerque.
Il est reconstitué à partir des troupes évacuées, regroupées en Normandie en arrière de la . Rejetées derrière l'Orne le , la division est isolée. La , les et DI et le général Fagalde sont capturés le 18, même si des éléments parviennent à s'échapper quelques jours. La , avec 200 hommes, parvient à se replier, avant de finalement partir en captivité le . Le corps d'armée est considéré comme perdu le .
Sources Commandant Rousset, Histoire générale de la guerre franco-allemande (1870-71) Site consacré à l'armée française durant la période du 10 mai au 25 juin 1940
Notes et références
Bibliographie
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Catégorie:Corps d'armée français Catégorie:Ordre de bataille