La Fédération française de rugby à XIII (FFR XIII) est une association française loi de 1901 fondée le sous le nom . Elle regroupe les clubs de rugby à XIII de France et organise les compétitions nationales et les matchs internationaux de la sélection française, ainsi que le rugby à XIII fauteuil, le rugby à VII, le rugby à IX et toute autre pratique dérivée des règles initiales du rugby à XIII.
Au cours de son histoire, la Fédération fut dissoute le par le régime de Vichy sous la pression de plusieurs éminences de la Fédération française de rugby à XV, avant de reprendre ses activités le sous le nom de . À la suite d’un arrêt de la Cour de cassation rendu le , mettant fin à un contentieux avec la Fédération française de rugby à XV, elle est autorisée à utiliser de nouveau le terme dans sa dénomination, devenant officiellement la . ».
La Fédération est affiliée, initiatrice et membre fondatrice de l'International Rugby League, fédération internationale de rugby à XIII, créé le à Bordeaux en France, et de l'European Rugby League, son pendant européen, créé le .
Histoire
1934-1941 : De sa création à sa dissolution Cette fédération est fondée le sous le nom de Ligue Française de Rugby à XIII (LFR XIII).
Elle fut fondée par un groupe d'hommes enthousiasmés par ce nouveau sport (match de démonstration Angleterre contre Australie du 31 décembre 1933 à Paris, tournée d'initiation de mars 1934 des Pionniers dit « les Galia Boys » en Angleterre) et aiguillonnés, coachés par Victor Breyer (journaliste et directeur du journal sportif l'Echo des Sports). Elle est le résultat de l'initiative d'une vingtaine d'hommes pour promouvoir une idée (rugby à XIII) et ayant un but commun (c.-à-d. implantation et développement du rugby à XIII en France) d'où l'utilisation du mot adéquat Ligue mais elle n'est pas le regroupement de dirigeants de clubs (c’est-à-dire une Fédération ou une Union) car, après le match de démonstration Angleterre contre Australie ou après la tournée d'initiation des Pionniers ou après que quelques équipes informelles aient vu le jour au 1934, aucun club dûment constitué au n’existait en France (les trois premiers clubs dûment constitué qui adhérèrent à la LFR XIII furent respectivement le SA Tonneinquais du L&G (les 25 et 26 mai 1934), le Quartier Étudiants Club de Paris (les 28 et 29 mai 1934), le SA Villeneuvois du L&G (le 2 juin 1934).
La LFR XIII, ayant déposé ses statuts et son enregistrement effectué à la Préfecture de Police de Paris (P.P.P), avait une autre étape à franchir pour confirmer et officialiser sa validité juridique, l'obtention de l'agrément du Comité national des sports (C.N.S).
En le C.N.S lui refusa l'agrément au motif qu'elle ne représentait pas un nouveau sport ; pour lui elle était tout simplement une variante du jeu de rugby (en ces années-là, le mot rugby était donc déjà un inavouable concept et terme générique). Malgré le non accord du C.N.S et du fait qu'elle était dûment enregistrée à la P.P.P, la LFR XIII put malgré tout accomplir son objet social.
C'est le , non par Léo Lagrange, ministre de l'Éducation physique du gouvernement C. Chautemps Léo Lagrange ministre et ardent partisan du sport populaire, de loisir mais non du sport professionnel, mais d'abord et plus particulièrement grâce au Premier ministre Camille Chautemps, qu'elle obtient l'agrément refusé 3 ans et demi plutôt par le C.N.S. Cet agrément obtenu est juridique, gouvernemental et républicain, c'est : Société Agréée par le Gouvernement ou S.A.G. Note importante : à 2 jours près le droit juridique et officiel à la dénomination S.A.G aurait pu ultérieurement ne pas lui être accordé car le gouvernement C. Chautemps démissionna le (Léo Lagrange conserva toutefois sa fonction de ministre de l'Éducation physique dans le deuxième Gouvernement Léon Blum qui succéda immédiatement au gouvernement C. Chautemps).
Pour la première saison (1934-35), de ce nouveau jeu de rugby importé d'Angleterre par Jean Galia (père -mars/- du terme jeu à treize) et ses Pionniers, la LFR XIII compte 10 clubs dits « Pro » (clubs qui dédommagent leurs joueurs pour le temps perdu à s'entraîner et à jouer les matchs du Championnat de France et de la Coupe de France Lord Derby) et 19 clubs strictement amateurs. Au cours des saisons suivantes de nouveaux clubs adhérent à la LFR XIII et au néo-rugby (le Rugby à XIII) mais il arrive aussi que certains ne renouvellent pas leur adhésion à la LFR XIII et au néo-rugby. Pour la saison 1939-40, la LFR XIII comptait 13 clubs Nationaux et de 142 à 146 clubs strictement amateurs, soit au total de 155 à 159.
L'air malsain du 1939 poursuit ses ravages et, le , la LFR XIII adresse à tous ses clubs le communiqué officiel suivant : "Toutes les compétitions de la Ligue sont annulées… Il est recommandé de jouer dès dimanche au Rugby à XV".
Certains clubs de rugby à XIII fusionneront avec le club du jeu à XV de leur ville (exemple: RC Roanne), d'autres créeront une nouvelle association sportive de rugby à XV avec le club de jeu à XV de leur ville (exemple: RC Albi). Par ailleurs autant les clubs de rugby à XV sont satisfaits de la disparition du rival, autant certains d'entre eux n'hésitent pas à rejeter l'intégration en leur sein des ex-joueurs et ex-dirigeants du Rugby à XIII ; ce dernier fait amènera, le , l'ex-secrétaire de la commission centrale du rugby à XIII amateur (monsieur Darmaillac) à intervenir auprès du ministre de l'Éducation Nationale Commissariat aux Sports et, d'autre part, ce fait amènera aussi certains ex-clubs du rugby à XIII à se transformer en clubs de rugby à XV (exemples : XIII Catalan devient RC Catalan XV, Toulouse Olympique devient Toulouse Olympique XV, SA Villeneuve devient US Villeneuve XV, RC Carpentras devient RC Carpentras XV...).
Elle est dissoute par le régime de Vichy qui interdit la pratique du rugby à XIII le (Journal Officiel de l’État Français du 27 décembre 1941) ; interdiction réalisée sous la pression de plusieurs éminences de la FFR et plus particulièrement sous la pression de celles souscrivant pleinement aux chantres de l'idéologie du régime de Vichy. Des politiciens vichystes sont aussi responsables de la dissolution et très certainement aussi le régime nazi dirigeant l'Allemagne et l'Europe continentale depuis Berlin. Cette période de l'histoire a fait l'objet d'un ouvrage « le rugby interdit » écrit par Mike Rylance, professeur de français à Wakefield et journaliste au magazine Rugby League World.
1944: Recréation de la fédération Alors que la Libération de la France est en cours, la ligue française de rugby à XIII reprend ses activités dès le à Toulouse : ses clubs invités sont obligés de pratiquer le jeu à XV durant les années fin 1940 à (pour protéger autant que faire se peut leurs biens) reviennent en grand nombre dans la LFR XIII, les supporters du néo rugby reviennent aussi par milliers. Mais des biens de toute nature ont disparu, ceux de la Ligue à Paris et à Bordeaux, ceux des ligues régionales et aussi dans les clubs: ils ont été saisis par le régime de Vichy et sa révolution nationale ou volés ou parfois ils pourraient aussi avoir été partiellement dévolus au rugby à XV.
Mais, sous la pression du rugby à XV ( Protocole LFR XIII/République/FFR XV du ) et pour obtenir l'agrément définitif de la République Française, la LFR XIII est, à son Congrès d'Arcachon (2, 3, ), dans l'obligation de prendre un nouveau nom : Fédération Française de Jeu à XIII (registre des délibérations et statuts furent déposés à la Préfecture de la Gironde le ). Le terme générique rugby est confisqué par les tenants du XV, mais aussi par le fait que la LFR XIII (puis la FFJ XIII) n'a pas créé l'association loi de 1901 « Ligue de Rugby à XIII » prévue et stipulée au protocole du pour gérer et contrôler la Division nationale, préférant le faire via une commission interne de la fédération.
C'est par la suppression de son agrément de 1946 et par l'octroi d'un nouvel agrément publié au Journal Officiel du que la LFR XIII (ordonnance et arrêtés 1945, 1946, 1949) est alors devenue la Fédération Française de Jeu à XIII (fédération régissant un sport amateur) et ...a.) qu'elle (même si elle en a pas le nom) peut alors continuer à faire partie des sports reconnus en France, etc. b.) que le Rugby à XIII (même s'il en a pas le nom et bien que la République lui donne la possibilité de le conserver pour officiellement régir son d'activité et de pratique c'est-à-dire le sport semi-professionnel ou professionnel (sa Division nationale): cf. protocole ) peut alors continuer à faire partie des sports pratiqués et reconnus en France.
La flamme et la passion « Rugby à XIII » n'ayant jamais disparu dans la tête des dirigeants (comme ce fut le cas lors du Congrès de 1968 : tentative avortée de reprise des noms « Rugby à XIII » et, « Fédération Française de Rugby à XIII ») :
Après une guerre judiciaire engagée par la FFR en 1985, le 4 juin 1993 la justice française, dans son ultime arrêt pris par la Cour de cassation, donne finalement raison aux treizistes français ; cet arrêt permet au jeu de rugby français à 13 joueurs de retrouver son nom originel de 1934 : « Rugby à XIII » et à la fédération le régissant de reprendre son nom originel de 1934 : « Fédération (ex Ligue) Française de Rugby à XIII ». En conséquence, le le Journal Officiel de la République française nous rappelle et certifie que la Fédération française de rugby à XIII a délégation de la République pour gérer le rugby à XIII en France. Mais, avant l'ultime arrêt de la Cour de cassation (4.06.1993), il y eut aussi, au motif pour la FFR -demanderesse- que la FFJ XIII utilisait le mot rugby dans sa nouvelle dénomination de FFR XIII prise à son Congrès de la Grande Motte du 29 juin 1985 -J.O. du 21.08.1985-, l'arrêt du Tribunal de Grande Instance de Paris du reconnaissant que le mot rugby est un terme générique, qu'il ne peut lui être attribué un monopole quant à son utilisation et, recommandant à la FFJ XIII la dénomination sociale Fédération de Rugby à XIII. En conséquence, à son assemblée générale extraordinaire du à Avignon, la FFJ XIII prit la dénomination de Fédération de Rugby à XIII -FR XIII- ; dans son arrêté du - J.O. du -, accordant délégation aux fédérations sportives, l'État (le déléguant) stipula donc la FR XIII comme fédération délégataire. Et d'autre part, avant la décision définitive de la Cour de cassation (4.06.1993), le Conseil d'État dans son arrêt du de 1989 (statuant au contentieux) avait aussi annulé, pour erreur de droit, l'arrêté du ministre de la jeunesse et des sports daté du accordant à la Fédération française de Jeu à XIII la délégation prévue à l'article 17 de la loi du .
Le rugby à XIII français, bien que ne répondant pas totalement à 3 critères, fait partie des disciplines sportives reconnues de Haut NiveauDisciplines sportives françaises reconnus de Haut Niveau
La FFR XIII est cofondatrice de : l'International Rugby League ( à Bordeaux) International Rugby League Board renommé depuis 1999, Rugby League International Federation. l'European Rugby League ( à Paris)Rugby League European Federation.
La FFR XIII est fondatrice de la Coupe du monde de rugby à XIII, projet lancé en 1951 et dont la fut effectuée en France en 1954.
Les élections
Claude Devernois accède le à la tête de la Fédération française de rugby à XIII après en avoir été le vice-président chargé du volet financier avec comme réussite l'organisation de la première Coupe du monde en 1954 au cours de laquelle la France parvient en finale. Il succède donc à Paul Barrière, démissionnaire, pour y poursuivre son travail.