Pierre (parfois Pierre-MarieFondation de la Résistance ) ou Marie PierreLe Petit Larousse illustré 2008 (grand format), Paris, Éditions Larousse , ) Kœnig ou KoenigJournal officiel du commandement en chef français en Allemagne , Assemblée nationale , ordre de la Libération , fondation de la Résistance , fondation Charles de Gaulle , Le Monde ., né le à Caen et mort le à Neuilly-sur-Seine, est un militaire, officier général et un homme politique français, maréchal de France et compagnon de la Libération.
Héros de la Seconde Guerre mondiale, il est surtout connu pour son rôle en tant que commandant de la française libre lors de la bataille de Bir Hakeim (Libye), qui se déroule du au durant la guerre du Désert, et au cours de laquelle son unité de résiste opiniâtrement aux assauts conjugués des armées allemande et italienne, environ dix fois plus nombreuses, de l'Afrika Korps dirigées par le général Erwin Rommel.
Biographie vignette|left|Stèle située à la Pointe du Chevet à Saint-Jacut. thumb|left|Pierre Kœnig, entouré du Lieutenant General Omar Bradley, du General Dwight D. Eisenhower et de lAir chief marshal Arthur Tedder à Paris en 1944. vignette|left|Le général Kœnig en 1965 lors d'un concert de la Légion étrangère avec Johnny Hallyday. thumb|left|alt=Pierre Kœnig, 1969|De gauche a droite : Menahem Begin, Pierre Kœnig et Shlomo Friedrich, 1969.
Famille et études Issu d'une famille d'origine alsacienne et franc-comtoise, Marie Joseph Pierre François KœnigFils de Joseph Koenig, facteur d'orgues, et de Marie Ernestine Joséphine Françoise Élisabeth Monique Mutin, né à du soir, rue de Bayeux (acte ). naît à Caen.
Son père, Joseph Koenig (né à Luxeuil-les-Bains en Haute-Saône), s'est établi facteur d'orgues après avoir été formé chez Cavaillé-Coll.
Sa mère, Ernestine Mutin (née à Saint-Julien, dans le Jura), est fleuriste et est la sœur de Charles Mutin.
Il étudie au collège Saint-Joseph puis au lycée Malherbe à Caen. Il participe alors aux activités sportives à l'Avant-Garde caennaise, un patronage paroissial affilié à la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF) à laquelle il reste très attaché.
Carrière militaire
Première Guerre mondiale Sitôt son baccalauréat obtenu, il s'engage dans l'armée française en 1917. Il sert dans le d'infanterie. Il est nommé aspirant en et rejoint son unité sur le front. Décoré de la Médaille militaire, il est promu sous-lieutenant le .
Entre-deux-guerres Après la guerre, il choisit de rester dans l'armée. Il sert en Silésie de 1919 à 1922 comme adjoint du capitaine Adrien Henry au sein du bataillon de chasseurs alpins, puis dans les Alpes de 1922 à 1923 avec le grade de lieutenant. Il est ensuite affecté comme officier de renseignement au bataillon de chasseurs alpins, en Allemagne, jusqu'en 1929. Envoyé au Maroc en 1931, après un passage à Paris, il commande une compagnie du 4e régiment étranger et participe aux opérations de pacification. Il est promu capitaine en 1932.
Seconde Guerre mondiale Au début de la Seconde Guerre mondiale, il est capitaine et adjoint du lieutenant-colonel Raoul Magrin-Vernerey dans la de Légion étrangère. Il décide de s'engager immédiatement dans la France libre.
Le , il rallie clandestinement l’Angleterre depuis Saint-Jacut et l'archipel des Ébihens avec six de ses compagnons, tous officiers de la de Légion étrangère.
Il participe ensuite à la tentative de ralliement de Dakar, puis au ralliement du Gabon, et à la campagne de Syrie.
Promu colonel début 1941, puis général de brigade en , le général Kœnig commande les Français libres lors de la bataille de Bir Hakeim ( au ), et lors de la seconde bataille d'El Alamein. Il est le général en chef des Forces françaises de l'intérieur (FFI) en 1944. Promu général de corps d'armée en , il accompagne de Gaulle à Bayeux le . Il est nommé gouverneur militaire de Paris le , peu avant la libération de la ville.
Le , il est chargé par le Général de Gaulle de procéder à l'arrestation du maréchal Pétain à Vallorbe, à la frontière suisse, paradoxe après avoir été condamné à mort par contumace le par le tribunal militaire d'Oran dépendant du gouvernement de Vichy. Il l'escorte jusqu'au fort de Montrouge, son lieu de détention.
Après-guerre En tant que gouverneur militaire de Paris, il assiste à la finale de la Coupe Charles-Simon 1945.
Le , il honore à Caen la compagnie Scamaroni et se rend au monument aux morts situé place Foch.
De au , il est nommé commandant en chef de la zone d'occupation française en Allemagne. Il y donne des ordres particuliers concernant la recherche et l'adoption d'enfants orphelins, déportés, ou nés de soldats et de civiles en Zone Française d'Occupation, restés sous le nom de « additif III ». Le général Kœnig est ensuite remplacé par un haut-commissaire de la République française en Allemagne, l'ambassadeur André François-Poncet.
Carrière politique Optant ensuite pour la carrière parlementaire, il prend la tête d'une liste du Rassemblement du peuple français (RPF) dans le Bas-Rhin, qui remporte 31 % des suffrages le avec sur et trois sièges sur neuf. Pressenti par le groupe gaulliste (l'URAS depuis la mise en sommeil du par le général de Gaulle) comme candidat de recours lors de l'élection présidentielle de décembre 1953, il renonce à se lancer, malgré l'accord de De Gaulle.
Il est ministre de la Défense nationale et des Forces armées du au dans le gouvernement Mendès France, donnant son accord pour les gaullistes au discours de Carthage du sur l'autonomie interne de la Tunisie, puis du au dans le gouvernement Faure II.
Le , il est réélu dans le Bas-Rhin, à la tête d'une liste d'Union démocratique des Républicains sociaux qui n'obtient que 7,1 % des voix, grâce à un apparentement avec le Mouvement républicain populaire (MRP) et l'Union des Indépendants et paysans, apparentement majoritaire en voix.
Malgré son soutien au général de Gaulle et à la , il est mis à l'écart dans ce nouveau régime, et quitte la vie parlementaire après 1958. De Gaulle lui reproche d'avoir participé à deux gouvernements de la et d'avoir pris publiquement position en faveur d'Israël.
Dans les années 1960, il est président du comité de l'Association France-Israël« Président du comité « France-Israël » le général Kœnig est « boycotté » par la Ligue arabe », L'Écho républicain de la Beauce et du Perche, 14 décembre 1964..
Mort thumb|285px|La tombe de Marie-Pierre Kœnig au cimetière de Montmartre. Il meurt le , à , à l'hôpital américain de Neuilly-sur-Seine, puis repose au cimetière de Montmartre (20 division) dans une modeste sépulture.
Il est élevé à la dignité de maréchal de France le à titre posthume, conférant, à titre posthume, la dignité de maréchal de France, paru au JO du 8 juin, . par le président François Mitterrand, devenant ainsi le quatrième et dernier général français élevé à cette dignité depuis la Libération, après Jean de Lattre de Tassigny (1889-1952), à titre posthume, en 1952Décret du 15 janvier 1952, paru au JO du 16 janvier, ., Alphonse Juin (1888-1967), de son vivant, en 1952Décret du 7 mai 1952, paru au JO du 8 mai, . et Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947), à titre posthume, en 1952Décret du 23 août 1952, paru au JO du 24 août, ..
Vie de famille En 1931, il épouse Marie Klein ; celle-ci meurt en 1978. Il eut une liaison de à avec Susan Travers, qui fut son chauffeur et qui resta à ses côtés pendant toute la bataille de Bir Hakeim, ce que la propagande allemande utilisa. Il rompit quand il fut appelé aux côtés du général de Gaulle, mais renoua à plusieurs reprises, notamment lorsqu'il fut gouverneur militaire de Paris. À cette époque, il entretenait deux liaisons à la fois, d'abord avec Susan Travers, mais aussi avec la Suissesse Monique Barbey (1910-1994), épouse d'un de ses adjoints« Susan, l'héroïne cachée de Bir Hakeim » - Documentaire de la Case du siècle - Patrick Jeudy - Durée : 52 min - Première diffusion le 4 mars 2018 sur France 5..
En 2000, Susan Travers, âgée alors de , écrit, avec l'aide de Wendy Holden, son autobiographie Tomorrow to Be Brave: A Memoir of the Only Woman Ever to Serve in the French Foreign Legion où elle évoque ses relations avec KœnigEn français : Tant que dure le jour, éditions Plon, 2001 . Treize ans plus tard, dans son journal intime paru de façon posthume, Il n'y a qu'une façon d'aimer, Monique Barbey (1910-1994) raconte à son tour l'histoire d'amour qu'elle eut avec Pierre Kœnig entre 1944 et 1947..
Décorations vignette|Les décorations du maréchal Kœnig, conservées au musée de l'Armée.
Décorations françaises
(2 citations) (4 citations) (3 citations) (décret du )
, avec agrafes « MAROC », « SAHARA », « LIBYE », « BIR-HAKEIM », « TUNISIE 42-43 »
Décorations étrangères (Distinguished Service Order) (). Compagnon (). (). (). 50px Grand-croix magistrale de l'ordre souverain de Malte. (). 50px Croix de guerre, avec palme (). (). (). (). (). (). ()le 16 juillet 1946, sur le Monitor Polski 1947 no. 27 pos. 188.. 50x50px Médaille de la Résistance avec rosette (). (). 50px Ordre du Lion blanc pour la Victoire (). 50px Grand-croix de l'ordre de Georges (). (1946) (). (). (). (). (). (). (). (). ().
Hommages upright=0.9|thumb|Monument Vent des batailles dans le square Alexandre-et-René-Parodi à Paris 16. upright=0.9|thumb|Bas-relief sur la façade de l'hôtel Malherbe à Caen. upright=0.9|thumb|La plaque commémorative dans la cathédrale Saint-Louis-des-Invalides à Paris.+ à Toulouse également (3ème grande ville de France) un boulevard maréchal ou général Koenig. À Paris 16, dans le square Alexandre-et-René-Parodi, un imposant monument lui est dédié en 1984. Nommé Vent des batailles, ce monument est l'œuvre du sculpteur Albert Féraud. À Caen, à l'angle de la rue de Bayeux et de la rue d'Authie, une stèle commémorative marque l'emplacement de sa maison natale. En 1972, son nom a été donné au pont Kœnig à Lyon sur la Saône.. De très nombreuses voies publiques en France portent son nom. Par exemple : à Neuilly-sur-Seine, commune où il est mort, le boulevard du Général-Kœnig ; à Caen, vers 1976, l'ancien Grand Cours sur la Prairie est rebaptisé Cours Général-Kœnig« Plan de Caen », La Poste, 1977.. Cette voie passe non loin du lycée Malherbe où il a étudié ; à Paris, en 1978, la place de Porte-des-Ternes est renommée place du Général-Kœnig. À proximité se trouve également une allée du Général-Kœnig ; à Strasbourg, quai du Général-Kœnig ; à Rennes, les place et square du Général-Kœnig à Nevers, la section de la Nationale 7 porte le nom de boulevard Maréchal-Kœnig ; à Sainte-Mère-Église, rue Général-Kœnig ; à Nouméa en Nouvelle-Calédonie, une avenue porte son nom dans le quartier de la Rivière-Salée ; à Belleville-sur-Meuse, rue du Général-Pierre-Kœnig ; à Perpignan, avenue Maréchal-Kœnig, qui relie l'université de Perpignan au Moulin à Vent ; à Saint-Aubin-sur-Mer (Calvados) dont il était citoyen d'honneur, une avenue porte son nom ; à Sarcelles, avenue Pierre-Kœnig, plus longue avenue de la commune ; à Mertzwiller, rue du Général-Kœnig ; à Gerstheim, rue du Général-Kœnig, du au , accès à partir de la rue du Rhin ; à Santes, dans le département du Nord, une rue porte son nom ; à Palavas-les-Flots, l'ancienne route de Montpellier s'appelle dorénavant avenue des Maréchaux-Kœnig-Juin-de-Lattre-Leclerc ; à Liévin, une rue porte le nom du Maréchal-Kœnig ; à Brive-la-Gaillarde, le boulevard Général-Koenig ; à Nantes, le boulevard Général-Pierre-Koenig entre la place du Garigliano et le rond-point de la Janvraie. À l'étranger : à Jérusalem, une rue porte le nom du général Pierre Kœnig ; à Netanya, ville israélienne où vivent de nombreux francophones, une rue porte son nom.. Autres : la promotion 1970-1971 de l'École militaire interarmes a choisi comme parrain le général Kœnig. ;