L’autoroute 40 (A-40 ou Autoroute Félix-Leclerc ou Autoroute Métropolitaine dans sa partie montréalaise) est une autoroute du Québec et en partie une section de la route transcanadienne. Elle dessert les régions de la Montérégie, de Montréal, de Lanaudière, de la Mauricie et de la Capitale-Nationale. Elle est une des deux autoroutes qui relient les deux principales agglomérations urbaines de la province, Montréal et Québec, ce qui en fait l'un des principaux liens routiers du Québec. Elle fait cette liaison par la rive nord du fleuve Saint-Laurent alors que l'autre, l'A-20, le fait par la rive sud. Il s'agit de la deuxième plus longue autoroute du Québec avec .
Son extrémité ouest se situe à la frontière Québec-Ontario à Pointe-Fortune, où elle prolonge l'Autoroute 417 en provenance d'Ottawa. Son extrémité est se situe à Boischatel, à l'est de Québec, où elle rejoint la route 138. Elle est accompagnée tout au long de son trajet par deux routes de desserte locale qui peuvent aussi lui servir lors de fermeture importante, soit la route 342 dans la région du Suroît et la route 138 entre Montréal et Québec.
Description L'A-40 porte deux noms, l'autoroute Félix-Leclerc sur la majorité de sa longueur, soit , et l'autoroute Métropolitaine, sur , dans la région montréalaise. Elle est la seule autoroute à traverser d'ouest en est l'Île de Montréal et elle est également la seule à passer à l'intérieur des limites territoriales de la capitale et de la métropole québécoise. L'A-40 fait également partie de la route transcanadienne sur , entre la frontière Québec-Ontario et l'A-25 à Montréal.
Autoroute Félix-Leclerc
La section de l'autoroute comprise entre la frontière Québec-Ontario à Pointe-Fortune et l'autoroute Décarie à Montréal (kilomètre 0 à 66) est nommée depuis 1997 l’Autoroute Félix-Leclerc en l'honneur de Félix Leclerc, un célèbre artiste québécois. Elle était auparavant nommée Autoroute TranscanadienneCommission de toponymie du Québec: Banque de noms de lieux du Québec, consulté le 27 septembre 2009 www.toponymie.gouv.qc.ca.
L'Autoroute Félix-Leclerc débute à la frontière Québec-Ontario à Pointe-Fortune non loin de Rigaud comme prolongement de l'Autoroute 417 en provenance d'Ottawa. De là, elle s'étire vers le sud-est sur jusqu'à Vaudreuil-Dorion et ce, en longeant la rive sud de la rivière des Outaouais. Au kilomètre 32, à la jonction avec l'A-30 (anciennement A-540), elle bifurque vers l'est avant de traverser le lac des Deux Montagnes sur le pont de l'Île-aux-Tourtes pour rejoindre l'Île de Montréal. Sur l'île, elle passe au nord de l'Aéroport Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal, rencontre coup sur coup l'A-13, l'A-520 et l'A-15 (Autoroute Décarie). Au-delà de cette dernière, l'A-40 devient l’Autoroute Métropolitaine.
La section entre la frontière et Vaudreuil-Dorion comporte 2 voies dans chaque direction. À l'est de Vaudreuil-Dorion jusqu'à son extrémité est, elle comporte généralement 3 voies dans chaque direction. De plus, entre les kilomètres 49 et 64, l'A-40 possède une voie de service dans chaque direction, nommée Route Transcanadienne. Au kilomètre 64, la voie de service devient le chemin de la Côte-de-Liesse. À partir de ce même endroit et jusqu'à sa fin, l'autoroute est surélevée, c'est-à-dire qu'elle passe sur un viaduc. La limite de vitesse maximale passe de à .
Autoroute Métropolitaine
À Montréal, la section de l'A-40 comprise entre l'échangeur Décarie et le pont Charles-De Gaulle (des sorties 66 à 87) est appelée Autoroute Métropolitaine.. Sur ses quatre premiers kilomètres, elle forme un multiplex avec l'A-15, entre l'Autoroute Décarie et l'Autoroute des Laurentides. Au kilomètre 73, elle croise l'extrémité sud de l'Autoroute 19 et l'Avenue Papineau, qui est à cet endroit un boulevard urbain. Sept kilomètres plus à l'est, au kilomètre 80, elle rencontre l'Autoroute 25. C'est à cette jonction que la route Transcanadienne se sépare de l'A-40. La Métropolitaine se termine dans l'est de Montréal au pont Charles-De Gaulle. L'A-40 se poursuit vers l'est, en direction de Repentigny, Trois-Rivières et Québec sous le nom d'Autoroute Félix-Leclerc. Sa section la plus achalandée est à la hauteur de la sortie 68 pour la rue Stinson avec un débit journalier moyen annuel (DJMA) de en 2018., ce qui en fait l'autoroute la plus achalandée au Québec. vignette|centre|upright=4|L'autoroute 40 à Montréal vue du boulevard Les Galeries-d'Anjou. On aperçoit le mont Royal à l'horizon.
Autoroute Félix-Leclerc (suite)
La seconde section de l'autoroute Félix-Leclerc débute à l'est de la fin de la première section, au kilomètre 87, à la jonction avec le boulevard Henri-Bourassa. Elle quitte ensuite l'Île de Montréal en traversant la rivière des Prairies via le pont Charles-De Gaulle entre les kilomètres 92 et 94. Elle croise ensuite l'extrémité est de l'A-640 avant de traverser la rivière L'Assomption sur le pont Benjamin-Moreau. Du kilomètre 98 au kilomètre 102 et du kilomètre 108 au kilomètre 112, il y a une voie de service dans chaque direction. Au kilomètre 118, il y a une aire de service située au centre de l'autoroute, entre les deux chaussées. Quatre kilomètres à l'est, elle croise l'A-31. Elle continue vers l'est en longeant le lac Saint-Pierre et atteint l'A-55 à Trois-Rivières au kilomètre 196. À cet endroit, l'A-40 forme un multiplex de quatre kilomètres avec l'A-55 dans le corridor nord-sud de cette dernière. À la sortie 197, l'A-40 se sépare de l'A-55 et se dirige vers l'est. Elle traverse le centre-ville de Trois-Rivières et la rivière Saint-Maurice via le pont Radisson en direction de Québec.
Elle entre dans les limites territoriales de la capitale québécoise aux environs du kilomètre 300. Au kilomètre 305, elle croise l'A-540. Au kilomètre 307, elle rencontre l'Autoroute Henri-IV (A-73) et son prolongement devient l'A-440. Par contre, l'A-40 se continue en formant un multiplex avec l'A-73 dans le corridor nord-sud de cette dernière. Trois kilomètres au nord, l'A-40 reprend son corridor est-ouest à une jonction avec les autoroutes 73 et 573. Par contre, le multiplex avec l'autoroute 73 se poursuit vers l'est, mais cette fois dans l'axe de l'A-40. Au kilomètre 310, elle croise l'A-740. Trois kilomètres à l'est, elle croise l'Autoroute Laurentienne (A-73 et A-973) où le multiplex avec l'A-73 se termine. Elle poursuit son chemin vers l'est et fusionne avec l'extrémité est de l'A-440 au kilomètre 323. L'extrémité est de l'A-40 se situe trois kilomètres à l'est. Elle devient alors la route 138.
Sur la totalité de sa longueur, cette seconde section de l'autoroute Félix-Leclerc est parallèle au fleuve Saint-Laurent et à la route 138. vignette|droite|Viaduc du boulevard des Chutes, à Québec Anciennement, avant 1997, cette section de l'autoroute avait quatre différentes appellations, l'autoroute de la Rive-Nord entre Montréal et Saint-Augustin-de-Desmaures (km 87 à 196, 209 à 296) à l'exception d'un tronçon à Trois-Rivières qui était nommée l'autoroute de Francheville (voir A-755) (km 196 à 207). Entre Saint-Augustin-de-Desmaures et l'A-73 à Québec (km 296 à 307) elle se nommait autoroute Charest (voir A-440). Finalement, de la jonction des autoroutes 73 et 573 à son extrémité est à Boischatel, elle était identifiée comme l’autoroute de la Capitale. Sa section la plus achalandée est entre la route 358 et l'Autoroute Laurentienne à Québec avec un débit journalier moyen annuel (DJMA) de en 2018.
Historique L'A-40 est la deuxième plus vieille autoroute du Québec, après l'Autoroute des Laurentides. Le premier tronçon de l'Autoroute Métropolitaine, les kilomètres 66 à 76, de l'Autoroute Décarie actuelle au boulevard Pie-IX, furent ouverts à la circulation en 1959. L'idée de construire un boulevard métropolitain pour éviter le centre-ville de Montréal remonte à 1929. Il fallut attendre 1952 avant de commencer les travaux et lancer la phase d'expropriation qui se termina en 1956. Lors de la conception, la possibilité de construire l'autoroute en tranchée, sous le niveau du sol, comme l'Autoroute Décarie, fut étudiée. Cette option fut écartée, car il aurait fallu grandement modifier le réseau d'égout et d'aqueduc de Montréal, celui-ci ayant une structure nord-sud. Il fut donc décidé de surélever l'autoroute pour faciliter son intégration avec le réseau local. La Métropolitaine n'a pas été conçue pour être une portion de la Transcanadienne et encore moins pour être le principal axe routier est-ouest de l'île de Montréal, elle était un moyen de désengorger le réseau routier. À peine un an après son inauguration, elle est déjà saturée aux heures de pointe, avec un débit de à l'heure. Il est alors suggéré de ceinturer Montréal de voies rapidesRadio-Canada, Le Point, Une autoroute dans la ville - Les Archives de Radio-Canada, 28 février 1989Chantier, d'autoroutes... sur une île, 2004 .
En 1960, l'échangeur Décarie fut mis en service, pour relier l'autoroute du même nom à la Métropolitaine. En 1961, il fut décidé d'incorporer l'Autoroute Métropolitaine à la route Transcanadienne, ce qui accéléra sa prolongation grâce à la participation financière du gouvernement fédéral Quebec Chronicle-Telegraph, Boulevard Bill Gets Approval, 21 avril 1961 . En 1963, l'A-40 fut prolongée vers l'ouest sur atteignant le boulevard des Sources. Et puis, en 1966, une section de entre la frontière Québec-Ontario à Pointe-Fortune et le boulevard des Sources fut mise en service .. Cette section fut construite en partie sur le corridor de l'ancienne route 17 (actuelle route 342). La même année, l'Autoroute Métropolitaine fut prolongée vers l'est de jusqu'au boulevard Langelier. Finalement, en 1969, 10 ans après sa mise en service, les de la section transcanadienne de l'autoroute 40 furent complétés, reliant ainsi la frontière à l'A‑25.
Au début des années 1960, des études de faisabilité furent entreprises pour établir un lien autoroutier Montréal-Québec sur la rive nord et ce, parallèlement à la route 2 (actuelle route 138) The Montreal Gazette, Montreal-Quebec Road to Be Started in 1964, 15 décembre 1962 The Shawinigan Standard, Quebec Auto Route Study Report Due In December, 3 avril 1963 The Shawinigan Standard, Hammel Announces New Bay Bridge, 8 mai 1963 The Shawinigan Standard, North Shore Autoroute Decision Soon, 26 février 1964 . La construction du premier tronçon de l'Autoroute de la Rive Nord, sur une distance de entre le boulevard Henri-Bourassa à Montréal et la route 41 (actuelle route 158) à Berthierville s'échelonna sur 3 ans, de 1965 à 1967. En 1968, s'ajoutèrent, entre Berthierville et Saint-Cuthbert The Shawinigan Standard, Another Section of North Shore To Open Next Friday, 3 août 1968 The News, New Autoroute Section Opens, 5 septembre 1968 . Cette section de l'A-40, les kilomètres 87 à 151, était une autoroute à péage sous l'autorité de l'Office des autoroutes jusqu'en 1985. Il y avait trois postes de péage; à Charlemagne non loin de l'échangeur avec l'A-640, à Lavaltrie à l'échangeur avec l'A-31 et à Berthierville The St. Maurice Valley Chronicle, Chambers Write Roads Mini On North Shore Toll Autoroute, 10 juin 1965 . En 1971, les sept derniers kilomètres de l'autoroute Métropolitaine furent complétés, liant ainsi l'autoroute Métropolitaine à l'autoroute de la Rive Nord.
Dans la région de Québec, les travaux de construction de la future autoroute 40 commencèrent à la fin des années 1960. Un tronçon de ouvrit en 1970, suivi de deux tronçons de 3 et en 1971, portant la longueur de l'autoroute de la Capitale à , des sorties 312 à 321. Un an plus tard, en 1972, l'autoroute de la Capitale fut prolongée de vers l'ouest et ainsi raccordée à l'A-73. Vers l'est, l'Autoroute de la Capitale fut prolongée en 1974 et en 1976 sur 2 et , portant ainsi sa longueur à , des sorties 307 à 326.