La tempête du au est un évènement météorologique ayant touché une partie de l'Europe en . Elle provoque des vents violents de plus de , des précipitations exceptionnelles et une houle importante dans le golfe du Lion et le littoral provençal. En plus de nombreux dégâts, la tempête fait au total. De par son ampleur, elle est la tempête la plus violente et destructrice dans le sud de la France en un siècle.
Évolution météorologique Une dépression se forme au large de l'Europe, dans l'océan Atlantique Nord, le , atteignant une pression atmosphérique de et faisant d'elle une tempête atlantique de type Ss (classification Dreveton). Elle se dirige vers le sud-est et touche terre au cap Finisterre, en Espagne, le lendemain à . Dans le même temps, des hautes pressions stagnent sur l'Europe orientale, bloquant l'air froid au sol, notamment dans la plaine du Pô : il fait ainsi à Venise à le . Changeant de direction, la tempête se dirige vers le nord-est et atteint la Bretagne dans la nuit du au tout en se comblant pour finir par se dissiper le jour suivant sur les îles Britanniques. La tempête atteint son paroxysme le alors qu'elle est sur la France.
Effets météorologiques Lors de son passage sur la France, les vents d'est et de sud traversent le pays, notamment dans sa moitié sud. À l'exception de quelques régions (Corse, Alpes-Maritimes, Landes, Alsace et Nord-Pas-de-Calais), l'ensemble du pays est concerné par des vents dépassant les . Certaines valeurs exceptionnelles sont mesurées comme au mont Aigoual avec mais en plaine et en moyenne montagne, des valeurs de plus de sont mesurées comme à Sète (), dans les Bouches-du-Rhône (), à Millau (), en Saône-et-Loire () ou encore dans les Pyrénées-Orientales ().
Dans le sillage des forts vents en mer, la houle se creuse en mer Méditerranée occidentale avec des creux de voire plus au large du Languedoc, en Camargue, sur le Roussillon et en Provence et sur la Côte d'Azur.
De fortes pluies accompagnent les vents avec un cumul maximal sur les trois jours de à Py dans les Pyrénées-Orientales. Le reste des Pyrénées est fortement arrosé et un important épisode cévenol se met en place avec un cumul de . Les pluies sont également notables dans l'arrière-pays provençal et en Corse. Ces précipitations entraînent la crue de nombreux cours d'eau, notamment dans les Cévennes et sur l'est des Pyrénées. Des effets de foehn sont remarqués sur les versants occidentaux des reliefs comme en Corse et dans les Pyrénées, ce qui engendre de fortes disparités de précipitations sur de courtes distances.
Conséquences Les conditions météorologiques entraînent de nombreuses destructions en Andorre et dans une trentaine de départements français : bâtiments écroulés, arbres arrachés, routes emportées, cheminées et antennes renversées, échouages de navires, parcs ostréicoles détruits, etc. Le port de Sète est lourdement touché par la houle. Des coupures d'électricité affectent soit de personnes.
Le bilan humain fait notamment état de quinze morts et soixante blessés en France et douze morts en Andorre.
Notes et références
1982 11 06 08 11 06 08 1982 11 06 08 1982 11 06 08 Catégorie:1982 en Andorre Catégorie:1982 en France Catégorie:Novembre 1982 Catégorie:Phénomène météorologique en Espagne Catégorie:Phénomène météorologique en Suisse Catégorie:Phénomène météorologique en Italie Catégorie:Catastrophe naturelle en 1982