Le corps d'armée est une unité de l'armée de terre française qui a combattu durant les Guerres napoléoniennes, la Première Guerre mondiale et la Seconde Guerre mondiale.
Le d'armée est subordonné à la au début de la Première Guerre mondiale.
Création et différentes dénominations 1873 : formation du d'armée : renommé groupement Duchêne : renommé groupement G : renommé d'armée 1940 : démobilisé : groupement des divisions françaises Libres : renommé d'armée 1945 : dissous 1951 : nouvelle formation du d'armée 1993 : dissous
Les chefs du d'armée … : maréchal Forey - : général Cousin-Montauban … (effectif ) - : général de Ladmirault : général de division Charles Auguste Frossard : général Montaudon - : général Carteret-Trécourt : général Derroja : général Vilmette : général Lewal : général de Cools : général Hervé : général d'Aubigny : général Brugère - : général des Garets … - : général Lanes … - : général Debatisse … : général Michel : général Joffre - : général Picquart … : général Gérard : général Herr : général Duchêne : général Buat : général de Cadoudal - : général Philipot … - : général Girard … : général Lamson - (†) : général Bouffet … - : général de Larminat : général de Larminat - : général de Monsabert 1945 - 1946 : général d'Anselme … 1954 - 1957 : général Chomel … 1984 - 1987 : général Houdet - 1989 : général Brette
M. le général de division Sengeisen (Jean, Pierre) était nommé adjoint au général commandant le 2e corps d'armée et commandant en chef les forces françaises en Allemagne à compter du .
Second Empire
Pendant la guerre de 1870, le corps est constitué des troupes du camp de Châlons, son commandant est le général Frossard, aide de camp de l'empereur. Il avance sur Saint-Avold et Forbach, où il est battu par les Prussiens le . Il se replie vers Metz où il capitule avec le reste de l'Armée du Rhin le .
Composition en 1870
DivisionBrigadeRégiment d'infanterie brigade d'infanterie d'infanterie de ligne d'infanterie de ligne de chasseurs à pied brigade d'infanterie d'infanterie de ligne d'infanterie de ligne Artillerie 2 batteries de 4, une de mitrailleuses Génie une compagnie d'infanterie brigade d'infanterie d'infanterie de ligne d'infanterie de ligne de chasseurs à pied brigade d'infanterie d'infanterie de ligne d'infanterie de ligne Artillerie 2 batteries de 4, une de mitrailleuses Génie une compagnie d'infanterie brigade d'infanterie d'infanterie de ligne d'infanterie de ligne de chasseurs à pied brigade d'infanterie d'infanterie de ligne d'infanterie de ligne Artillerie 2 batteries de 4, une de mitrailleuses Génie une compagnieDivision de cavalerie brigade de cavalerie de chasseurs à cheval de chasseurs à cheval brigade de cavalerie de dragons de dragonsRéserve d'artillerie 2 batteries de 12, 2 batteries de 4 (montées), 2 batteries de 4 (à cheval)Parc d'artillerie Réserve et parc de génie
De 1873 à 1914
Première Guerre mondiale
Composition Tableau des principales sous-unités
DivisionBrigadeRégiment d'infanterie d'infanterie d'infanterie d'infanterie brigade d'infanterie d'infanterie d'infanterie d'infanterie d'infanterie d'infanterie d'infanterie brigade d'infanterie d'infanterie d'infanterie brigade d'infanterie d'infanterie de chasseurs à pied de chasseurs à pied
Composition à la mobilisation d'infanterie
d'infanterie d'infanterie Brigade : d'infanterie d'infanterie Cavalerie : de chasseurs à cheval (1 escadron) Artillerie : d'artillerie de campagne (3 groupes 75) Génie : du génie (compagnie 2/1)
d'infanterie
d'infanterie d'infanterie Brigade : d'infanterie de chasseurs à pied de chasseurs à pied Cavalerie : de chasseurs à cheval (1 escadron) Artillerie : d'artillerie de campagne (3 groupes 75) Génie : du génie (compagnie 2/2)
EOCA Régiments d'Infanterie (rattachés au CA) : d'infanterie d'infanterie Cavalerie (rattachée au CA) : de chasseurs à cheval (4 escadrons) Artillerie (rattachée au CA) : d'artillerie de campagne (4 groupes) Génie (rattaché au CA) : du génie (compagnies 2/3,2/4,2/16,2/21) Autres (rattaché au CA) : du train des équipages militaires de secrétaires d'état-major et du recrutement d'infirmiers militaires de commis et ouvriers militaires d'administration
Changements au cours de la guerre
Historique 1914 - : transport par V.F. dans la région de Louppy-sur-Loison ; couverture dans la région Spincourt, Stenay réduite à droite jusque vers Mangiennes. : combat vers Mangiennes. 21 - : offensive vers le nord. Engagé le dans la bataille des Ardennes. Combat dans la région nord-ouest de Virton. - : repli jusque sur la Meuse, dans la région Stenay, Beaufort. : combat vers Cesse et Luzy (bataille de la Meuse). À partir du , continuation du repli par Grandpré, Sainte-Menehould et Charmont jusque dans la région Cheminon, Heiltz-le-Hutier. 6 - : engagé dans la première bataille de la Marne. Du 6 au , bataille de Vitry. Combats vers Sermaize-les-Bains, Pargny-sur-Saulx et Haussignémont. À partir du , poursuite par Heiltz-le-Maurupt, Saint-Mard-sur-le-Mont, Sainte-Menehould jusque dans la région de Servon ; puis combat devant Servon et Binarville. - : stabilisation et occupation d'un secteur vers le bois d'Hauzy et le Four de Paris, lieu-dit sur la commune de Vienne-le-Château, Marne (guerre de mines). : réduction du front à gauche jusqu'à l'Aisne. : extension du front à droite jusqu'à l'Aire. En novembre et en décembre, violentes actions locales répétées. : front réduit à droite jusqu'au Four de Paris.
1915 - : retrait du front et transport par camion dans la région Nettancourt, Givry-en-Argonne ; repos. - : mouvement vers la région de Laval. À partir du , engagé dans la première bataille de Champagne, dans la région ferme de Beauséjour, nord-ouest de Mesnil-lès-Hurlus. 12 - : retrait du front et repos dans la région de Valmy, puis à partir du dans la région de Dampierre-le-Château. - : mouvement vers Verdun. À partir du , engagé dans la première bataille de Woëvre, vers Riaville, Trésauvaux. Combat vers Marchéville. Puis occupation d'un secteur entre Trésauvaux et le ruisseau de Riaville. : extension du front à gauche jusqu'au bois de Buzy. : limite gauche ramenée au ruisseau de Riaville et limite droite portée à la tranchée de Calonne. : réduction du secteur à gauche jusqu'au ruisseau de Champlon. Vives actions locales répétées (guerre de mines). : extension à droite jusque vers Kœur-la-Grande. : réduction à droite jusqu'à Seuzey. : limite droite reportée vers Kœur-la-Grande. - : retrait du front, puis transport par camions vers Tilloy-et-Bellay ; stationnement. - : mouvement vers Verdun. À partir du , stationnement dans la région de Pierrefitte, travaux sur les côtes de Meuse. - : occupation d'un secteur entre le bois des Chevaliers et Les Éparges (exclu). : extension du front à droite jusqu'à Kœur-la-Grande. : limite droite ramenée vers Les Paroches. : front étendu à gauche jusqu'aux abords ouest d'Étain. À partir du , engagé dans la bataille de Verdun. À partir du , repli progressif sur les Hauts de Meuse, entre Les Éparges et Eix. 26 - : combats à Ville-en-Woëvre. : combats à Moulainville. : combats à Ronvaux, Manheulles, Champlon. - : combats à Fresnes-en-Woëvre. : réduction du secteur à gauche jusque vers Bonzée-en-Woëvre. : réduction du secteur à droite jusqu'au ruisseau de Dompcevrin. : réduction à gauche jusqu'au sud-ouest du village des Éparges.
1916 - : retrait du front et à partir du , transport par V.F. dans la région de Poix ; repos. À partir du , transport vers Villers-Bretonneux et stationnement dans cette région. - : mouvement vers le front, engagé dans la bataille de la Somme dans le secteur Estrées-Deniécourt, nord-est de Belloy-en-Santerre. : prise de la tranchée de Souville. - : extension du secteur à gauche, région de Barleux. 4, 5 et : attaques françaises sur Berny et Barleux. 10, : attaques allemandes. : prise de Berny. À partir du , organisation et occupation du secteur Belloy-en-Santerre (exclu), Berny. - : retrait du front, transport par V.F. de la région d'Amiens vers celle de Toul ; repos et instruction.
1917 - : mouvement vers Saint-Nicolas-du-Port ; travaux. 10 - : mouvement vers Toul et à partir du , instruction au camp de Bois l'Évêque. - : transport par V.F. vers Épernay ; repos. À partir du , mouvement vers l'Aisne. Le , tenu prêt, sur l'Aisne à intervenir dans la bataille du Chemin des Dames ; non engagé. - : occupation d'un secteur entre Loivre et l'Aisne. 4 - : engagements violents vers le mont Spin et Sapigneul (Bataille du Chemin des Dames). : réduction du secteur à droite jusqu'au Godat. : extension à gauche jusqu'à la Miette. : réduction à droite jusqu'à la Neuville. - : retrait du front, mouvement vers Mareuil-le-Port. À partir du , transport par V.F. d'Œuilly vers Blesmes ; repos dans la région de Revigny. Le , mouvement vers Ligny-en-Barrois ; repos. - : mouvement vers Ville-sur-Cousances. À partir du , occupation d'un secteur dans la région Béthincourt, cote 304, Avocourt. : extension du front à gauche au-delà d'Avocourt. : extension à droite au-delà de Béthincourt. Du au : Avocourt est retiré de la zone du corps d'armée. : attaque française sur le bois de Malancourt.
1918 - : retrait du front et mouvement vers Givry-en-Argonne ; le , mouvement vers La Chaussée-sur-Marne et le , transport par camions vers La Ferté-sous-Jouarre ; puis mouvement vers Nampcel. - : occupation d'un secteur dans la région Manicamp, Quierzy, forêt de Carlepont. - : retrait du front ; puis à partir du , occupation d'un nouveau secteur sur les deux rives de l'Oise, vers Varesnes et le Plémont. À partir du , violentes actions de part et d'autre durant la troisième bataille de l'Aisne. : réduction du front à droite jusque vers l'Oise. À partir du , engagé dans la bataille du Matz, la gauche du corps d'armée s'infléchit devant la poussée allemande par le sud d'Orval, jusqu'à l'Écouvillon. À partir du , défense de la ligne du Matz vers Chevincourt et Béthancourt (contre-attaques). Puis organisation d'un nouveau secteur dans cette région. - : retrait du front ; mouvement vers Rosoy-en-Multien et à partir du occupation d'un nouveau secteur vers Dammard et Faverolles. - : combats dans la région de Troësnes. - : engagé dans la seconde bataille de la Marne (région de l'Ourcq). Progresse en combattant et atteint successivement Neuilly-Saint-Front, Latilly, La Croix, Rocourt-Saint-Martin, Coincy, Fère-en-Tardenois, Loupeigne, Mont-Notre-Dame. 4 - : combats sur la Vesle, puis organisation des positions conquises. - : retrait du front (relève par un corps d'armée américain), mouvement vers Rebais, puis à partir du vers Bar-le-Duc ; stationnement. À partir du , mouvement par étape vers Dommartin-sur-Yèvre, puis vers Herpont et enfin vers le front. - : occupation d'un secteur vers l'est de Mesnil-lès-Hurlus. Préparatifs d'offensive. À partir du , engagé dans la bataille de Champagne et d'Argonne (bataille de Somme-Py et son exploitation). Progression jusqu'au front Marvaux-Vieux, est d'Orfeuil (atteint le ) ; puis organisation des positions conquises. À partir du , progression jusqu'à l'Aisne, entre Condé-lès-Vouziers et l'ouest de Voncq. Occupation et organisation d'un secteur dans cette région. - : retrait du front, mouvement vers Givry-en-Argonne ; puis le , transport par V.F. vers Lunéville. À partir du , occupation d'un secteur vers la Chapelotte, Bezange-la-Grande. Le , retrait du front.
Rattachement
28 -
2 -
Détachement d'armée Gérard 4 - Détachement d'armée de Lorraine
R.F.V.
Entre-deux-guerres
Seconde Guerre mondiale Drôle de guerre