Jean Georges Pickou Johann Georg est un orfèvre actif à Strasbourg au Victor Beyer, « Pick, Jean-Georges », Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 30, , .
Biographie vignette|upright|gauche|Poinçon et date sur la table d'insculpation des orfèvres strasbourgeoisMusée historique de Strasbourg. Comme les Imlin ou les Kirstein, la famille Pick constitue une véritable dynastie qui compte des orfèvres sur cinq générations. Elle est également de confession luthérienne à l'origineBenoît Jordan, Objets et ornements liturgiques en Alsace, de la Réforme à la Révolution, École pratique des hautes études, Paris, 2016, (thèse de doctorat d'histoire). Cependant Jean Georges Pick appartenait à la paroisse catholique de Saint-Pierre-le-Jeune de Strasbourg où il est mentionné entre 1739 et 1785.
Jean-Georges Pick est né le et mort le 14 pluviôse de l'an III (). Son frère, Jean Eberhard Pick, né vers 1717, mort le , est également orfèvre.
Reçu maître orfèvre en 1739, Jean Georges est maître de la corporation en 1759, 1777-1778, 1785.
Œuvre
Les objets liturgiques de Jean Georges Pick sont très présents dans les sacristies de l'Est de la France. Un thèse de 2016 ne recense pas moins de 84 occurrences sur la base Palissy, alors que toutes les pièces ne sont pas repérées.
Des ostensoirs sont conservés à l’église paroissiale de Baden-Baden et à celle de Saint-Nicolas de Haguenau. La collégiale Saint-Martin de Colmar détient un encensoir d'une opulente richesse. Pick était probablement le fournisseur d'objets de culte pour la Collégiale, avec son confrère colmarien, Adam SchrickGilbert Meyer, « L'orfèvrerie dans le “trésor” de la collégiale Saint-Martin de Colmar : Un encensoir du maître Jean Georges Pick de Strasbourg », Annuaire de la Société d'histoire et d'archéologie de Colmar, janvier 1980, , . On trouve également des calices à l'église Saint-Nicolas de Haguenau, à la basilique Notre-Dame des Tables à Montpellier et à l'église Sainte-Madeleine de Strasbourg. La basilique de Montpellier possède en outre des burettes et un plateau.
Le musée des arts décoratifs de Strasbourg conserve un gobelet ovale de 1761 « Gobelet (ovale) », Musée des Arts décoratifs de Strasbourg, base Joconde , un calice en argent doré de 1763 « Calice », Musée des Arts décoratifs de Strasbourg, base Joconde , une chocolatière en argent, bois et ivoire de 1773« Chocolatière », Musée des Arts décoratifs de Strasbourg, base Joconde , ainsi qu'une cuiller à entremets de 1775« Cuiller à dessert », Musée des Arts décoratifs de Strasbourg, base Joconde .
On connaît de lui également un ensemble de douze couteaux de 1757 aux armes d'Anne-Charlotte du Tot de Varneville (1700-1788), veuve d'Henry Bretel de Lanquetot (1665-1727), en Normandie. Six d'entre eux sont à lame sabre en argent doré, les six autres en acier, .
Postérité Une rue de Strasbourg, dans le quartier du Neuhof, porte son nomMaurice Moszberger, Dictionnaire historique des rues de Strasbourg, Barr, Le Verger éditeur, 2012, .
Notes et références
Annexes Bibliographie Artisans strasbourgeois du métal au , Strasbourg, 1978, , (catalogue d'exposition) Victor Beyer, « Pick, Jean-Georges », Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 30, , Exposition l'Alsace française 1648-1948, Strasbourg, 1948, (catalogue d'exposition) Hans Haug, Le siècle d’or de l’orfèvrerie strasbourgeoise, Paris, 1964, ,
Benoît Jordan, Objets et ornements liturgiques en Alsace, de la Réforme à la Révolution, École pratique des hautes études, Paris, 2016, 570 p. (thèse de doctorat d'histoire)
Articles connexes Corporation de l'Échasse
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