Les BB 66000 (040 DG jusqu’au ) constituent une importante série de locomotives diesel de ligne de la SNCF.

Plusieurs autres séries ont été développées sur la même base : BB 66400, BB 66600, BB 66700, BB 69200 et BB 69400, ainsi que deux séries de deux prototypes, les BB 66691-66692, et BB 66901-66902.

Description La construction de la série des BB 66000 débute en 1958, scindée en trois tranches pour un total de 318 locomotives. De transmission diesel-électrique, elles sont adaptées pour le trafic mixte de voyageurs ou de marchandises, et sont couplables en unités multiples (UM). Elles sont dotées d’une transmission électrique et peuvent commander à distance un fourgon chaudière (Cai) pour le chauffage vapeur des trains de voyageurs. La conception de ces machines est simple avec une seule cabine de conduite encadrée par un capot allongé à l’avant sur le groupe moteur-générateur et un capot court sur l’arrière. La forme caractéristique du toit de la cabine est due à l’installation de silencieux d'échappement au plafond. À l’origine, les premières machines de série étaient limitées à la vitesse maximale de , puis elles ont été modifiées pour des marches à , les séries suivantes étant d’emblée autorisées à . Les deux premières séries arborèrent à l’origine une livrée bleu roi et jaune jonquille.

La première série, numérotée 040 DG 1 à 40, est livrée à partir de . Les engins sont renumérotés le en BB 66001 à BB 66040. La deuxième série, numérotée 040 DG 41 à 84, est livrée à partir d' et les engins sont devenus le les BB 66041 à BB 66084, puis BB 66085 à BB 66188. La troisième série, d'emblée numérotée BB 66189 à BB 66318 est livrée à partir de .

Modernisation

Afin de faire face au vieillissement de son parc de locomotives diesel utilisées pour tirer des trains de marchandises, la SNCF modernise ses robustes locomotives BB 66000 de 2005 à fin 2009 au lieu d’en commander de nouvelles. Cette modernisation ne concerne que 91 machines du troisième lot (BB 66189 à BB 66318), et comprend l’installation d’un nouveau moteur diesel MTU de 1040 kW, plus économe en carburant et moins polluant.

Les locomotives de fret modernisées ont reçu la même livrée vert-blanc et gris que les BB 66400/69400, tandis que les locomotives INFRA ont reçu une livrée bleue puis progressivement la nouvelle livrée jaune INFRA. Les véhicules modernisés sont immatriculés BB 69 (...) avec les trois derniers chiffres du numéro d’immatriculation d’origine auquel est ajouté le préfixe « 4 » ou « 6 » selon l’activité à laquelle ils sont rattachés (« 4 » pour l’activité FRET ou « 6 » pour l’activité INFRA, chargée de l’entretien des voies et des infrastructures).

La capacité du réservoir de carburant est de 3000 litres, l’autonomie est d’environ 1000 km. La masse est de 72 tonnes, la longueur est de 14,898 m, le rayon de courbe minimum est de 80 m, la vitesse maximale en service est de 120 km/h. À la fin , 64 des 91 machines modernisées restent en service, principalement utilisées par l’activité INFRA. La BB 69216 a été mise en service le sous l’immatriculation BB 66216, puis renuméroté BB 469216 le . Cette locomotive est gérée par la STF (Technique de Supervision de flotte) Infrarail de Chalindrey (SLI).

Services effectués

Ces machines ont été surnommées les « bonnes à tout faire » tant elles sont fiables dans tous les services.

Certains exemplaires munis de lames de chasse neige sont utilisés pour le déneigement des voies.

Lignes parcourues Dessertes voyageurs thumb|La 040 DG, en livrée d'origine. thumb|La BB 66461, en livrée à deux bandes blanches. thumb|alt=La BB 66110, stationnée à Morez, est à gauche de l’image|BB 66110, livrée simplifiée, à Morez à côté d’un X 73500. thumb|alt=La BB 66192 en livrée fret|BB 66192 livrée fret à Aulnoye-Aimeries. thumb|alt=Une BB 66000 à Beauchery|BB 66223 et 66296 à Beauchery. thumb|BB 66170 à la fête de la vapeur de Noyelles le 16 avril 2016. Paris-Nord – Boulogne-Maritime (Boat Trains) Paris-Montparnasse – Dreux Paris-Saint-Lazare – Rouen – Dieppe Paris – Autun Paris-Est – Verdun Paris-Est – La Ferté-Gaucher Paris-Est – Longueville – Provins Gargan – Aulnay-sous-Bois Belfort – Besançon – Bourg-en-Bresse – Lyon-Perrache Hazebrouck – Calais-Maritime Saint-Ouen-Garibaldi – Gennevilliers – Ermont - Eaubonne Argenteuil – Ermont - Eaubonne Beauvais – Creil (dont traction de rames composées de remorques d’autorails) Bordeaux – Vichy Bordeaux – Périgueux Nantes – Angers – Le Mans Nantes – Auray – Quiberon Nantes – Saint-Gilles-Croix-de-Vie Nantes – Sainte-Pazanne – Pornic Dijon – Dole – Morez – Saint-Claude Valence – Grenoble – Chambéry Valence – Livron – Crest – Die – Veynes – Gap – Embrun – Briançon Grenoble – Veynes – Gap – Briançon (par la ligne des Alpes) Grenoble – Lyon-Perrache Thouars – Bressuire Nîmes – Le Grau-du-Roi Peyraud – Annonay Marseille-Saint-Charles – Miramas via la Côte Bleue Clermont-Ferrand – Langogne Sommières – Nîmes Toulouse – Montauban – Agen – Bordeaux(avant l'électrification) (liste non exhaustive)

Dessertes marchandises

Erquelines – Jeumont ou Quévy – Aulnoye – Valenciennes – Somain – Douai – Lens – Lille-Délivrance – Hazebrouck – Calais (sans parcours intégral avec continuité) Leffrincouke – Dunkerque – Calais – Boulogne – Hesdigneul – Étaples – Abbeville – Amiens – Longueau (sans parcours intégral) Hesdigneul – Desvres Le Tréport - Mers – Eu – Abbeville – Amiens – Longueau Bréauté – Fécamp Le Havre ou Maritime – Bréauté – Motteville – Montérolier – Serqueux – Amiens – Longueau – Tergnier/Mottevillle – Rouen-Rive-Droite – Sotteville – Saint-Pierre-du-Vauvray – Gaillon – Vernon – Mantes-la-Jolie – Vernouillet – Achères - Grand-Cormier/Mantes-la-Jolie – Gargenville (sans parcours intégraux) Tergnier – Saint-Quentin – Fresnoy-le-Grand ou Origny-Sainte-Benoite Tergnier – Laon – Reims – Châlons-en-Champagne Laon – Soissons – Villers-Cotterêts – Crépy-en-Valois – Mitry - Claye – Le Bourget – Bobigny Sotteville – Rouen-Rive-Droite – Dieppe – Rouxmesnil Sotteville – Elbeuf - Saint-Aubin – Glos - Monfort – Honfleur/Glos - Monfort – Serquigny – Lisieux – Mézidon – Caen – Lison – Cherbourg (sans parcours intégraux) Sotteville – Rouen-Rive-Droite – Montérolier – Serqueux – Amiens – Longueau – Tergnier(sans parcours intégraux) Brétigny – Auneau Achères - Grand-Cormier – Épluches Achères - Grand-Cormier – Nanterre-La Folie – Rueil Achères - Grand-Cormier – Saint-Germain-Grande-Ceinture Achères - Grand-Cormier – Plaisir - Grignon – Trappes Achères - Grand-Cormier – Le Bourget Brétigny – Étampes Hlp Les Aubrais CV Saint-Pierre-des-Corps Brétigny Hlp Juvisy – Paris-Austerlitz Carpentras – Avignon – Cavaillon – Miramas – Rognac – Marseille-Blancarde – Saint-Marcel – Aubagne/Miramas – Martigues/Miramas – Complexe de Fos Nimes – Aigues-Mortes Nimes – Alès – Salindres Saint-Pierre-des-Corps CV Les Aubrais – Pithiviers Saint-Pierre-des-Corps CV Les Aubrais – Saint-Denis - Jargeau – Argent – Aubigny-sur-Nère Saint-Jory – Montauban – Agen – (Hourcade avant l'électrification) Saint-Jory – Toulouse – Castelnaudary puis CV – Carcassonne en CV – Limoux/Carcassonne CV Narbonne CV Port-la-Nouvelle CV Perpignan - Axat Toulouse – Portet-Saint-Simon – Carbonne Toulouse – Colomiers Toulouse – Castres – Labruguière Toulouse – Tessonières – Carmaux/Tessonières – Capdenac – Bagnac/Capdenac – Rodez Toulouse – Saint-Jory – Montauban – Agen – Auch Nantes-État ou Nantes-Blotterreau – Auray – Plouharnel - Carnac Nantes-État ou Nantes-Blottereau – Châteaubriant Nantes-État ou Nantes-Blottereau – La Roche-sur-Yon en partie avant cette source de la ligne des Sables-d'Olonne à Tours et également en ce qui concerne l'électrification de la ligne de Saint-Benoît à La Rochelle-Ville Nantes-État ou Nantes-Blottereau – Montoir – Port de Saint-Nazaire (avant électrification de la ligne de Tours à Saint-Nazaire) Nantes-Blottereau – Angers – Le Mans (avant électrification de l'étoile d'Angers) Le Mans – Château-du-Loir – Saint-Pierre-des-Corps Nantes-Blottereau – Angers – Saumur – Saint-Pierre-des-Corps (avant électrification de la ligne de Tours à Saint-Nazaire) Nîmes – Sibelin Portes-lès-Valence – Livron – Crest – Die – Veynes – Gap – Embrun – Briançon/Cavaillon – Saint-Auban – Veynes... Portes-lès-Valence – Grenoble – Chambéry Grenoble (avant électrification) – Saint-Quentin-Fallavier – Sibelin ou Vénissieux Zone Industrielle Plaine de l'Ain – Ambérieu – Lyon-Part-Dieu – Vénissieux Lyon-Part-Dieu – Chemin de fer de l'Est de Lyon Neuville-sur-Saône – Lyon-Part-Dieu – Vénissieux Saint-Germain-au-Mont-d'Or – Courzieu - Brussieu Vénissieux (Hlp) Sibelin (Hlp) Givors (Hlp) Saint-Étienne – Firminy – Dunières/Bas - Monistrol – Le Puy Saint-Étienne – Saint-Just-sur-Loire – Saint-Romain-le-Puy/Roanne – Saint-Germain-des-Fossés – Moulins – Nevers Grenoble – Veynes (par la ligne des Alpes) Gilley – Pontarlier Montauban – Saint-Sulpice (Tarn) Cahors – Rodez Rodez – Saint-Denis-près-Martel Limoges – Verneuil-sur-Vienne – Saint-Junien – Angoulême – Cognac – Saintes Limoges – Bessines Limoges – Saint-Sulpice-Laurière – Bourganeuf/Guéret Brive – Bretenoux – Viescamp – Aurillac Agen – Le Buisson – Sarlat ou Périgueux Limoges – Thiviers – Périgueux – Coutras – Libourne – Bordeaux – Hourcade Coutras CV Angoulême Hourcade – Bordeaux – Libourne – Bergerac Vichy – Saint-Yorre Le Mont-Dore – Laqueuille – Volvic – Clermont-Ferrand Moulins (Hlp) Saint-Germain-des-Fossés – Vichy – Clermont-Ferrand Clermont-Ferrand – Durtol – Les Ancizes Clermont-Ferrand – Langeac Clermont-Ferrand – Neussargues La Bastide – Villefort Nevers – Cosne-sur-Loire – Montargis – Moret Hlp Laroche - Migennes – Auxerre – Cravant – Clamecy/Moret Hlp Villeneuve – Paris-Lyon Champagnole – Andelot – Mouchard – Dole – Auxonne (trajet Hlp) Genlis – Gevrey – Beaune – Chagny – Montchanin – Étang – Luzy – Nevers Dole – Besançon – Baume-les-Dames ou Miserey Gray – Auxonne Saulieu – Autun – Étang Nevers – Moulins – Dompierre-Sept-Fons Vichy – Puy-Guillaume Vierzon – Saincaize – Nevers Vierzon – Les Aubrais Nevers – Vierzon – Saint-Pierre-des-Corps Vierzon – Châteauroux Vierzon – Buzançais La Guerche-sur-l'Aubois – Marseille-lès-Aubigny Vierzon – Saint-Amant-Montrond Lens (travaux) Le Pouzin – Privas (liste quasi-exhaustive)

Dépôts titulaires Situation de 1961 à 1968 Achères (dès , avec des engins neufs de la , puis dès 1966 avec un engin neuf de la ) Amiens (dès , avec 2 engins neufs de la , transférés à Longueau dès ) Besançon (dès mi-, avec des engins neufs de la ) Châlons-sur-Marne, devenu Châlons-en-Champagne (dès 1966 avec 11 engins neufs de la ) Chambéry (dès , avec des engins neufs de la , puis dès 1966 avec 6 engins neufs de la ) Grenoble (de 1962 à 1968, puis transfert à Chambéry) La Plaine (dès 1963, avec des engins neufs de la ) Limoges (d’ à avec réception de 24 engins neufs de la ) Longueau (dès , avec 2 engins de la transférés d’Amiens, puis avec des engins neufs de la , puis dès avec 18 engins neufs de la ) Metz-Sablon (dès , avec les 2 engins de la venue de Thionville) Nancy (dès , avec des engins neufs de la ) Nantes-Blottereau (dès , avec des engins neufs de la , puis dès 1965 avec 10 engins neufs de la ) Noisy-le-Sec (dès , avec des engins neufs de la , puis dès 1965 avec 15 engins neufs de la ) Portes-lès-Valence (dès , avec des engins neufs de la , puis dès avec 13 engins neufs de la , formant un parc total de 38 engins) Rennes (dès , avec les 4 derniers engins neufs de la , puis dès 1965 avec 13 engins neufs de la ) Sotteville-lès-Rouen (de à avec 7 engins neufs de la ) Strasbourg (dès , avec des engins neufs de la ) Thionville (dès l’été 1960, avec 2 engins neufs de la , transférés en à Metz-Sablon) Toulouse (dès fin , avec les premières 040 DG livrées et avec des engins neufs de la ) Vénissieux (de à avec réception de 11 engins neufs de la )

Situation après 1968 à 1983