Ishmael Marika (Nhulunbuy, 1991) est un musicien, cinéaste, réalisateur, producteur et artiste visuel aborigène d'Australie.
Artiste primé, ses installations ont été exposées dans plusieurs des plus importants musées australiens, notamment le musée d'Art contemporain d'Australie à Sydney et la galerie d'art d'Australie-Méridionale à Adélaïde.
Il est le directeur créatif de la principale unité médiatique aborigène d'Australie, le Mulka Project, qui cherche à préserver et à diffuser les langues sacrées et les pratiques culturelles du peuple Yolngu en collectant et en archivant des photographies, des documents audio et vidéo.
Biographie Racines aborigènes Ishmael naît à Nhulunbuy, une communauté aborigène de la Terre d'Arnhem (péninsule de Gove), dans le Territoire du Nord, en Australie. Sa mère Yalmakany Marawili est garde forestière à Yirralka et une artiste exposée, et la sœur de Djambawa Marawili.. Son père Wanyubi Marika est un éminent artiste et leader de son clan.. Le côté maternel de la famille appartient au clan Madarrpa. et le côté paternel au clan Rirratjingu., tous deux appartenant au peuple Yolŋu. Son grand-père paternel, Milirrpum Marika, accompagné de ses frères, mène les autres clans en présentant les au gouvernement australien en 1963, dans la perspective de l'.... Cette affaire, conclue en 1971, a finalement conduit à l'adoption de la première ..
Jeunesse et formation Ishmael Marika passe sa jeunesse à Yilpara. Il fréquente l'école primaire de Nhulunbuy avant de partir à Melbourne pour terminer le secondaire puis étudie dans un lycée à Darwin, la capitale du Territoire du Nord..
En 2009, il retourne à Yirrkala, dans le comté d'East Arnhem, où il travaille pendant six mois comme garde forestier avant de commencer à travailler pour le Mulka Project en 2010, dont il devient le directeur créatif. Basé au à Yirrkala, dans le nord-est de la Terre d'Arnhem, le Mulka Project cherche à préserver et à diffuser les langues sacrées et les pratiques culturelles du peuple Yolngu en collectant et en archivant des photographies, des documents audio et vidéo.. Après sept ans d'existence (en 2014), ont été archivées, ainsi que quelques milliers de fichiers audio et plusieurs centaines de vidéos, la plus ancienne vidéo datant des années 1930 et montrant en noir et blanc des membres de la communauté Yolngu en train de danser un bunggul (danse cérémoniale).
Carrière musicale Ishmael Marika grandit avec la musique traditionnelle et commence à chanter à l'âge de .. Il continue à écrire des chansons qui racontent les histoires traditionnelles de son peuple sur la création du monde, la relation entre l'homme et son environnement naturel, les comportements et les valeurs de son peuple, entre autres sujets..
Le , Ishmael Marika joue d'un didjeridoo et d'un instrument typique aborigène constitué d'une paire de baguettes de claquement en bois sculpté et poli à l'occasion de l'exposition . Après l'exposition, il en fait don, ainsi que d'autres objets, à la collection Océanie du British Museum..
En 2016, Marika est acclamé par la critique pour sa chanson . Outre l'écriture de chansons, Ishmael travaille sur de nombreuses productions culturelles pour le peuple Yolngu, avec l'autorisation des anciens, notamment des documentations de diverses traditions cérémonielles telles que les cérémonies dhapi et baparru.
Carrière de cinéaste Son premier film documentaire, le plus connu, s'intitule Wanga Watangumirri Dharuk (2013) et traite des , un sujet qui revêt une importance familiale pour lui, car il traite des mouvements de défense des droits fonciers de Yirrkala dans les années 1960 et 1970 : son grand-père, accompagné de ses frères, a mené plusieurs clans pour présenter les au gouvernement australien en 1963, dans la perspective de l'. Cette affaire, conclue en 1971, a finalement conduit à l'adoption de la première . Ce documentaire est présenté dans plusieurs festivals de musique et est projeté en privé pour l'ancien président du Timor-Oriental, José Ramos-Horta.
En 2014, il sort un deuxième film, Galka, un film dramatique sur la sorcellerie Yolŋu. Galka est présenté au en 2014, où il est ovationné..
Depuis, Marika produit plusieurs autres films, notamment Gapu Ga Gunda : The Art of Nongirrngga Marawili (2015, sur l'artiste Nonggirrnga Marawili), et une installation en cinq épisodes intitulé Wunya'Gali (The Other Side) en 2017, commandé par .
Carrière d'artiste visuel Ishmael Marika est aussi sculpteur sur métal et artiste d'installation et d'art vidéo... Il expose dans des expositions collectives de musées importants, comme Primavera 2014 (2014). et The National 2019 (2019). au Musée d'Art contemporain de Sydney, Tarnanthi (2019-2020). à la galerie d'art d'Australie-Méridionale (Adélaïde), Art of the Nation (2021). au musée et galerie d'art du Territoire du Nord (dans la banlieue de Darwin) et Naadohbii: To Draw Water (2021-2022). au musée des beaux-arts de Winnipeg (Winnipeg, Canada)..
Dans le cadre du Mulka Project, Marika crée une série d'animations génératives, Rulyapa, qu'il a dessinées à la main illustrant les états temporels de l'eau salée sacrée de Rirratjingu Rulyapa. Il les met à disposition sous forme de NFT..., afin de s'assurer que l'héritage culturel de son peuple puisse être transmis aux ayants droit appropriés. Il insiste sur la transmission de génération en génération :
Prix et reconnaissance Telstra Youth of the Year aux , en 2016. NT Traditional Song of the Year aux , pour la chanson Two Sisters Journey.
Conservation Galerie d'art d'Australie-Méridionale, Adélaïde (vidéo).. Musée national du Victoria, Melbourne (vidéo)..
Notes et références Notes
Références
Annexes Bibliographie . . . . .
Liens externes
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