vignette|Cathédrale de Cotonou. L’Église catholique au Bénin fait partie de l'Église catholique mondiale, sous la direction spirituelle du pape à Rome.

En 2000, on estimait à 1,5 million le nombre de catholiques baptisés en République du Bénin, soit environ 23 % de la population, répartis dans dix diocèses et archidiocèses. Il y avait 440 prêtres et 900 hommes et femmes dans les ordres religieux. Rubén Darío Ruiz Mainardi est le nonce apostolique près du Bénin et du Togo.

Histoire

Époque précoloniale (1637-1894) Les premières tentatives d’évangélisation au Bénin furent menées à Ouidah à partir de 1637 par des capucins. Il y eu des missionnaires d'abord bretons, belges, puis espagnols entre 1644 et 1699. Ces missions, de courte durée et limitées en effectifs, échouèrent.

En 1860, on estime le nombre de baptisés à 800 à Agoué.

Le 28 août 1860, le Saint-Siège érige le premier vicariat apostolique du Dahomey.

Le 18 avril 1861, les pères Francesco Borghero et Francisco Fernandez débarquent à Ouidah. Selon les estimations, la communauté catholique de la côte dahoméenne comptait déjà entre 1 500 et 2 000 fidèles. Les débuts de la mission sont toutefois difficiles : entre 1861 et 1871, treize des seize prêtres envoyés par la Société des missions africaines décèdent à la suite de maladies.

Époque coloniale (1894-1960) À partir de 1903, le père Francis Aupiais exerce son apostolat à Porto-Novo. Ses prises de position en faveur d'une meilleure reconnaissance des Africains et ses critiques du système colonial suscitent des oppositions et contribuent à sa mise à l'écart entre 1931 et 1937.

En 1923-1924, le vicariat apostolique du Dahomey recense 17 226 catholiques, 5 696 catéchumènes, 56 églises, 24 missionnaires, 34 religieuses, dont 7 religieuses autochtones, 149 catéchistes sur un territoire de 175 000 km², couvrant l'actuel Bénin ainsi que des parties du Niger et du Burkina Faso. vignette|Ordination à Ouidah dans les années 1930. En 1928, le père Thomas Djogbenou devient le premier prêtre africain originaire du Bénin.

Depuis l'indépendance (1960) En 1960, Mgr Bernardin Gantin devient le premier archevêque autochtone de Cotonou, marquant une nouvelle étape dans l'affirmation d'une hiérarchie catholique béninoise. Appelé à Rome en 1971, il devient le premier Africain subsaharien à exercer la fonction de préfet de la Congrégation pour les évêques, avant d'être élu doyen du Collège des cardinaux en 1993. Il a travaillé en étroite collaboration et était un ami personnel à la fois du pape Jean-Paul II, qui l'a amené à Rome, et de Benoît XVI, qui a parlé de lui lorsqu'il a visité sa tombe à Ouidah, au Bénin, en , dans le cadre d'une visite dans ce pays.

Organisation et diocèses droite|vignette|327x327px|Carte du Bénin.

L’archidiocèse de Cotonou diocèse d'Abomey diocèse de Dassa-Zoumé diocèse de Lokossa diocèse de Porto Novo L'archidiocèse de Parakou diocèse de Djougou diocèse de Kandi diocèse de Natitingou diocèse de N'Dali

Éducation et action sociale L'Église catholique au Bénin est également engagée dans les domaines de l'éducation, de la santé et de l'action sociale.

En 2011, l'enseignement catholique, de la maternelle à l'enseignement supérieur, accueille 57 771 élèves et étudiants dans 217 établissements. Dans le domaine sanitaire et social, l'Église dispose de 12 hôpitaux, 64 dispensaires, 3 léproseries, 7 maisons de retraite, ainsi que 41 structures destinées à l'accueil des orphelins et des enfants, 3 centres consacrés à la famille et à la protection de la vie et 3 centres sociaux spécialisés.

Références

Voir aussi Articles connexes Religion au Bénin Institut des Artisans de Justice et de Paix

Liens externes

Église catholique au Bénin, GCatholic Actuallités du journal La Croix

*