Valeurs actuelles est un magazine d'actualité d'opinion hebdomadaire français, créé en par Raymond Bourgine.

À l'origine revue d'information boursière reprenant le contenu de l'hebdomadaire Finance, Valeurs actuelles devient peu à peu un journal d'opinion et généraliste, puis ultraconservateur. Sa ligne éditoriale conservatrice se radicalise en avec l'arrivée d'Yves de Kerdrel à sa tête, le titre étant depuis classé à l'extrême droite, condamné à plusieurs reprises pour incitation à la haine. Il contribue également au déni du réchauffement climatique et propage des thèses antiféministes. Le magazine fait partie du groupe Valmonde, détenu par la famille Safa de 2015 à 2025, et notamment Iskandar Safa avant son décès.

En , Valmonde est racheté par un trio d’investisseurs (Alexis Caude, Benjamin La Combe et le milliardaire Pierre-Edouard Stérin).

Historique du journal Années Bourgine L'origine du titre remonte à la création de l'hebdomadaire Finance en , édité par la Compagnie française de journaux (CFJ). En , Raymond Bourgine crée le titre Valeurs actuelles. Il le dirige pendant plus de vingt ans, jusqu'à sa mort en , à l'âge de .

De , où le titre devient Valeurs actuelles jusqu'au milieu des années , diverses personnalités, dont Paul Chambrillon qui assure la critique dramatique et la chronique gastronomique avec Henri PhilipponRoger Arditi, « Une offensive antisémite de Radio-Paris contre le ministère de l’Agriculture de Vichy » , Guerres mondiales et conflits contemporains, , 2022/1, Presses universitaires de France, — lire sur Cairn., contribuent à l'essor puis au rayonnement de la publication.

L’écrivain antisémite et collaborationniste Lucien Rebatet y tient une critique cinéma de la fondation du journal en à sa mort en , sous le pseudonyme de François Vinneuil..

Histoire récente

Passé après la mort de Raymond Bourgine, en , sous le contrôle de Marc Ladreit de LacharrièreFaits et Documents, , , ., le groupe Valmonde est ensuite devenu une filiale à 100 % de la holding Dassault communication de Serge Dassault.

En , Sud Communication, dont le propriétaire est Pierre Fabre, est devenu actionnaire majoritaire de Valmonde à hauteur de 66,66 % du capital. Les 33,34 % restant détenus par Dassault jusqu'en , puis également cédé à Sud communication. Toutefois, le conseil de surveillance reste présidé par Olivier Dassault, et son directoire par Pierre-Yves Revol. Le groupe Valmonde a été dirigé de à par Guillaume Roquette.

Avec le lancement d'une nouvelle formule en , Le titre a accéléré l'augmentation de sa diffusion payée, de + 7,5 % en , et + 8,5 % sur le premier trimestre OJD DDT ..

La nouvelle formule est marquée par une augmentation de 10 % de la pagination et l'arrivée de nouveaux chroniqueurs.

Le journaliste François d'Orcival signe chaque semaine l'éditorial de Valeurs actuelles. Depuis le , il est président du comité éditorial du groupe Valmonde qui publie également Le Spectacle du monde, disparu en .

Chaque semaine, la lettre de , référence à Eugène de Rastignac, personnage d'Honoré de Balzac, présente de façon humoristique l'actualité politique française dans le style de l'écrivain, les noms des personnalités politiques étant modifiés. Nicolas Sarkozy y est par exemple Martial Kropoly.

L'hebdomadaire fut, jusqu'à sa mort, propriété de Pierre Fabre, propriétaire du laboratoire du même nom.

Le , Yves de Kerdrel devient directeur général du groupe. Chroniqueur économique au Figaro à partir de après avoir été éditorialiste aux Échos de à , Yves de Kerdrel a été membre de la Commission pour la libération de la croissance française, membre du Conseil pour la diffusion de la culture économique, et membre de la commission du dialogue économique du Medef.

Le , Valeurs actuelles change de formule et vise une diffusion de .. Six mois après le lancement de cette nouvelle formule, les ventes en kiosques affichaient une hausse de 50 % alors que dans le même temps celles du Point et du Figaro Magazine étaient en repli.

Yves de Kerdrel brosse le portrait de son lectorat en : ..

Éric Branca, directeur de la rédaction entré à Valeurs actuelles en , quitte le magazine en .

Depuis Le groupe Pierre Fabre cède en le titre à Privinvest Médias, du groupe Privinvest, appartenant au trio Iskandar Safa, Étienne Mougeotte et Charles Villeneuve...

Yves de Kerdrel, directeur général de l'hebdomadaire, annonce un partenariat avec le site d'extrême droite Boulevard Voltaire dans le cadre des « Rendez-vous de Béziers », événement à l'initiative du maire de la ville Robert Ménard, rassemblant divers personnalités et politiques de droite et principalement d'extrême droite..

À l'issue d'un conseil d'administration tenu le , le groupe Valmonde & annonce le départ d'Yves de Kerdrel, qui quitte ses fonctions de directeur général , mais qui demeure éditorialiste. Il est remplacé par Erik Monjalous, ancien directeur commercial et marketing de l'agence France-Presse, passé par L'Opinion..

En , l'éditeur du journal, le groupe Valmonde, porte plainte pour « abus de confiance, escroquerie, faux, usage de faux, complicité et recel de ces délits ». En effet, depuis , plusieurs millions d'euros auraient été détournés par un cadre de Valeurs actuelles grâce à un système de surfacturation, avec la complicité d'une entreprise extérieure. Si le nom du cadre incriminé n'est pas révélé, il s'agirait, selon Libération, ...

En , Valeurs actuelles lance un média vidéo sur YouTube, baptisé VA+.

Malgré le départ d'un nombre croissant d'annonceurs ne souhaitant plus être associés à la ligne très droitière de l'hebdomadaire, la société éditrice de Valeurs actuelles, Valmonde, affiche un chiffre d'affaires record en selon La Lettre A.. Toujours selon La Lettre A, l'hypothèse d'une candidature d'Éric Zemmour à l'élection présidentielle de fait augmenter les ventes de Valeurs actuelles : le double numéro d'été où celui-ci accorde un entretien fleuve à l'hebdomadaire se vend à plus de contre en moyenne sur l'année .. Toutefois, en , alors que Valeurs actuelles soutient la candidature d'Éric Zemmour à l'élection présidentielle, la diffusion totale est en baisse de 9,2 % par rapport à ..

En , Valeurs actuelles noue un partenariat avec Omerta, un média récent prorusse et identitaire..

En , à la suite de désaccords persistants sur la ligne éditoriale de Valeurs actuelles avec Iskandar Safa, Geoffroy Lejeune est mis à pied. Il est renvoyé de son poste de directeur de la rédaction par le propriétaire Iskandar Safa qui le trouve trop proche de l'extrême droite et notamment d'Éric Zemmour, et, selon Le Monde et Libération en raison de la baisse du lectorat et des recettes publicitaires attribuées à ce choix.. Son licenciement est annoncé le , il est remplacé par Tugdual Denis... Le même mois, une crise au sein de la rédaction est déclenchée à la suite de la participation de deux employés de Valeurs actuelles à une vidéo avec le militant d'extrême droite Papacito appelant à la violence contre le maire de Montjoi...

En , alors que je journal doit faire face à la concurrence du JDD soutenue par Vincent Bolloré et à une chute de ses ventes (-21,5 % entre 2024 et 2025), un trio d'investisseurs français composé de Benjamin La Combe, Pierre-Edouard Stérin (au même moment concerné par une enquête préliminaire sur le financement présumé illégal du Rassemblement national) et la famille Claude, rachète Valeurs Actuelles et prévoit un investissement d'une dizaine de millions d'euros pour relancer le titre.. La cession a été annoncée aux salariés le et son montant n'a pas été rendu public (le groupe familial Privinvest l'avait acheté en 2015 9,2 millions d'euros). Selon Le Monde, en cas de finalisation, Benjamin La Combe prendrait la présidence du conseil d'administration du titre, avec le projet de nommer un nouveau directeur général issu de la presse ; le directeur de la rédaction (Tugdual Denis) serait maintenu à son poste.. Le rachat est finalisé début . Tugdual Denis reste directeur de la rédaction.

En , Nicolas Le Gall devient directeur général.

Le , Tugdual Denis quitte son poste de directeur de la rédaction.. Charles Sapin assure l'intérim à la direction de la rédaction.

Identité visuelle (logotype)

VA+

VA+ est un média vidéo lancé sur YouTube par Valeurs actuelles à la mi-, avec pour objectif de concurrencer Konbini, Brut et AJ+..

Ligne éditoriale Positionnement politique Selon le sociologue Rémy Rieffel, après l'arrivée de Geoffroy Lejeune, ancien journaliste au Point, la plupart des observateurs classent Valeurs actuelles à l'extrême droite..

Selon Le Monde, en , Valeurs actuelles a une ligne éditoriale conservatrice, , qualifiant le titre de . Le quotidien observe que cette ligne éditoriale se durcit depuis, et que l'hebdomadaire .. En à l'occasion du départ d'Yves de Kerdrel, l'hebdomadaire parle d'un , qu'un des actionnaires veut le journal . Geoffroy Lejeune, son remplaçant, est qui , par exemple en recrutant Charlotte d'Ornellas ou en faisant une couverture controversée aux contre George Soros. En , Le Monde qualifie Valeurs actuelles d' alors qu'Emmanuel Macron qui veut accorde à celui-ci le premier entretien d'un président de la République depuis Jacques Chirac, Valeurs actuelles étant ..

Pour L'Obs, cette radicalisation est concomitante de l'arrivée d'Yves de Kerdrel à la tête de la rédaction en , qui adopte ..

Selon Libération qui le qualifie de , le magazine se situe politiquement à l'extrême droite., à la suite d'un repositionnement résultant d'une radicalisation par opportunisme. Le journal cite Yves de Kerdrel : .... L'Express considère que ce positionnement suit la radicalisation des électeurs et est à l'origine de l'explosion des ventes du journal..

Dans Les Années 30 sont de retour, coécrit par les journalistes Renaud Dély et Claude Askolovitch et les historiens Pascal Blanchard et Yvan Gastaut, le repositionnement politique du magazine est mis en perspective avec une autre période historique : .

En , Yves de Kerdrel intervient à une réunion de la organisée par Robert Ménard, maire de Béziers, dont il a fait Valeurs actuelles selon Le Monde. Il y déclare : . Robert Ménard fait la même semaine la une de Valeurs actuelles intitulée « Les dynamiteurs de la droite » aux côtés de Marion Maréchal-Le Pen, Éric Zemmour, Philippe de Villiers et Denis Tillinac..

Lors du changement de propriétaires en , onze salariés sur cinquante quittent le journal, en partie pour profiter de l'indemnité accordée par la clause de cession, en partie en raison d'une opposition à la nouvelle ligne éditoriale.

Selon Le Figaro, Valeurs actuelles est tantôt décrit comme , « réputé clairement à droite »., ou ... France Info qualifie le magazine d'extrême droite. et également de conservateur.. Arrêt sur images positionne également le magazine à l'extrême droite, de même que Marianne., L'Humanité., Le Monde. et Mediapart, qui le qualifie également d'., de même que Conspiracy Watch.. ou Le HuffPost., tandis que Paris Match le désigne comme un ..

Le magazine est défini par le président de son comité éditorial, François d'Orcival, entré au magazine en , comme ..

Déni du réchauffement climatique

Valeurs actuelles adopte une ligne éditoriale climatodénialiste, qui nie l'existence du consensus scientifique sur le réchauffement climatique.

En , les auteurs de l'ouvrage Les Gardiens de la raison le qualifient de ., tandis que Bruno Andreotti évoque le . ; une enquête collective de Basta !, Mediapart, Politis et Reporterre classe en le journal parmi les .. Les chercheurs en science politique Renaud Hourcade et en analyse du discours Albin Wagener listent en l'hebdomadaire parmi les médias conservateurs français qui abritent des discours climatodénialistes, tels que CNews et Sud Radio...