Le mémorial du génocide de Kibuye commémore le massacre de masse de Tutsi qui s'est déroulé en à Kibuye, ville de l'ouest du Rwanda sur le bord du lac Kivu, lors du Génocide des Tutsi au Rwanda.
Le mémorial est construit sur le site de l'ancienne église, à côté de l'ancien stade Gatwaro dans lequel a eu lieu des massacres des Tutsis, regroupés et emprisonnés par les autorités locales. Sur le site de cet ancien stade est bâti, de nos jours, une école qui jouxte le mémorial.
Emplacement
Le mémorial est bâti sur le site sur lequel de très nombreux Tutsis, piégés, ont trouvé la mort.
Le site est construit là où se trouvait la paroisse Saint Pierre de Kibuye et juste à côté de l'ancien site du stade Gatwaro aujourd'hui remplacé par une école primaire.
Ce mémorial fait partie d'un ensemble de sites commémoratifs nationaux au Rwanda qui commémorent le génocide. Les autres sites sont le Centre commémoratif de Murambi, le Centre commémoratif du génocide de Bisesero, le Mémorial du génocide à Ntarama, le Mémorial du génocide à Kigali et le Mémorial de Nyarubuye. Il existe des dizaines de sites commémoratifs et des tombes communes dans les alentours du site mémoriel de Kibuye et certaines fosses communes ont été emménagés tandis que les dépouilles des autres sites sont rassemblées à Kibuye. De nombreux autres sites sur le territoire du Rwanda commémorent le génocide au Rwanda.
Histoire du massacre gauche|vignette|260x260px|Environs de Kibuye (novembre 2022)
Une grande proportion des autorités rwandaises lors du génocide est originaires du nord et de l'ouest du pays. Le Front patriotique rwandais (FPR) étant entré au Rwanda par le nord, les zones nord du pays, des villes telles Gisenyi et Kibuye, ont connu des discours génocidaires de la bouche des représentants du gouvernement.
Selon les données du recensement national de 1991, les Tutsis dans la préfecture de Kibuye étaient au nombre de , soit 15% de la population.
Léon Mugesera, membre du MRND, déclare le à Gisenyi :
Du 20 au , Kibuyé connait de nouveaux massacres de Tutsis par les miliciens du MRND et du CDR et ces massacres sont aussi perpétrés dans les préfectures de Byumba, Gisenyi, Kibuye et Ruhengeri.
Le , les accords de paix d’Arusha sont signés.
Le , une attaque concertée est lancée contre le stade de Gatwaro, le complexe de la paroisse Saint Michel de Kibuyé et l'école d'agriculture de Nyamishaba.
Le préfet Clément Kayishema a donné le signal des massacres en tuant le premier un Tutsi, Ezéchiel Munyakaragwe. vignette|Une des fosses communes à Kibuye (novembre 2022)|375x375px
Un médecin allemand présent à Kibuye au moment des massacres estime à réfugiés Tutsis à Kibuye à la veille des massacres. réfugiés au stade Gatwaro et plusieurs milliers dans le complexe de la paroisse Saint-Michel de Kibuye.
Selon le colonel Patrick Sartre, investigateur sur la présence de l'armée française au Rwanda durant le génocide, Tutsis ont été tués le 16 et le au stade Gatwaro, au complexe de la paroisse de Kibuye et dans les alentours. Le lieutenant-colonel Éric de Strabenrath a expliqué avoir trouvé corps empilés les uns sur les autres à la paroisse et estime entre à le nombre de corps trouvés dans le stade.
En 2020, des rescapés continuent de retrouver les restes des leurs sur le site du mémorial. En 2017, Claude Muhayimana, employé à Rouen et réfugié rwandais, est accusé en France de complicité dans les massacres de Kibuyé et d'avoir transporté des miliciens sur les lieux de massacres des Tutsis en 1994.
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Kibuye
Liens externes Jour de la libération de Kibuye, visite panoramique en 2014, The Guardian Archives du génocide du Rwanda Bibliographie
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